Le DLSS 5 débarque sur un classique du jeu vidéo, et le résultat dépasse franchement les attentes. Assassin’s Creed IV Black Flag, sorti en 2013, refait surface grâce à la technologie de rendu neuronal d’NVIDIA, et les tests publiés le 12 septembre 2026 le confirment sans ambiguïté : la différence visuelle est saisissante.
La configuration de test : une machine abordable, pas un monstre de puissance
Ce qui rend ce benchmark surtout intéressant, c’est la modestie relative de la configuration utilisée. Pas de RTX 4090 ni de processeur haut de gamme : le banc d’essai repose sur un Intel Core i5-13600K à 14 cœurs, refroidi par un Cooler Master ML240L V2 RGB en watercooling, installé sur une carte mère MSI B760M Gaming Plus WiFi.
La RAM se compose de 32 Go de DDR5 à 6000 MHz, accompagnés d’un SSD primordial P3 Plus NVMe d’1 To. L’alimentation, une Deepcool PM750D de 750 W certifiée 80 Plus Gold, complète le tout. Et la carte graphique ? Une RTX 4060, soit un GPU milieu de gamme accessible à la majorité des joueurs PC.
Ce choix de configuration n’est pas anodin. Il montre que le DLSS 5 n’est pas réservé aux possesseurs de matériel premium. Le fait qu’une RTX 4060 suffise à exploiter pleinement cette technologie, sans ralentissements ni latence perceptible, envoie un message clair : la reconstruction neuronale de l’image est désormais démocratisée.
| Composant | Modèle utilisé |
|---|---|
| Processeur | Intel Core i5-13600K (14 cœurs) |
| Carte graphique | NVIDIA GeForce RTX 4060 |
| RAM | 32 Go DDR5 6000 MHz |
| Stockage | 1 To essentiel P3 Plus NVMe |
| Alimentation | Deepcool PM750D 750 W 80+ Gold |
| OS | Windows 11 Pro 24H2 |
Ce que le DLSS 5 change concrètement dans Black Flag
Oubliez l’upscaling habituel qui se contentait d’interpoler des pixels. Le rendu neuronal DLSS 5 reconstruit vraiment l’image à partir d’un modèle d’apprentissage automatique, exploitant les Tensor Cores de la RTX 4060 pour analyser et régénérer chaque frame. Le résultat : une précision de détail que le moteur original du jeu n’aurait jamais pu produire seul.
Les scènes testées couvrent l’ensemble des environnements typiques d’Assassin’s Creed IV : dialogues narratifs avec Stede Bonnet, exploration des côtes de La Havane, navigation maritime et séquences cinématiques impliquant l’arrivée de Barbe-Noire à Nassau. Ces contextes variés permettent d’évaluer la robustesse de l’algorithme face à des situations graphiquement exigeantes.
Trois points techniques concentrent l’amélioration la plus spectaculaire :
- Les surfaces d’eau : les reflets et les vagues gagnent en cohérence et en finesse, sans le scintillement pixel qui polluait l’image d’origine.
- La végétation fine : les feuillages, particulièrement instables sans upscaling, apparaissent nets même en mouvement.
- Les gréements des navires : les cordages, minuscules et complexes, ne forment plus de grille pixélisée disgracieuse.
Pour un jeu sorti il y a plus de dix ans, ce niveau de restitution relève presque de la restauration artistique. La géométrie des bateaux, notamment, bénéficie d’une lisibilité inédite, comme si les modélisateurs d’Ubisoft avaient anticipé une technologie qui n’existait pas encore à l’époque.
Performances mesurées : stabilité sans compromis
La question légitime est celle-ci : tout ce travail neuronal supplémentaire pèse-t-il sur les performances ? La réponse est non, et c’est là que le benchmark devient vraiment convainquant. Malgré la charge accrue sur les Tensor Cores et la bande passante mémoire, la RTX 4060 maintient des fréquences d’images stables tout au long des séquences testées.
Aucun input lag notable n’a été détecté lors des transitions entre le rendu standard et la reconstruction neuronale. Cette fluidité dans le passage d’un mode à l’autre confirme que l’intégration du DLSS 5 dans ce titre n’est pas une implémentation bâclée : la bibliothèque de mise à l’échelle avancée fonctionne de manière transparente pour le joueur.
Comparativement, une image sans upscaling présente des textures environnementales moins définies et un aliasing visible sur les arêtes des architectures coloniales de La Havane. Activer l’algorithme neuronal efface ces défauts sans introduire de flou artificiel, ce que les solutions d’upscaling de génération précédente produisaient régulièrement sur les composants en mouvement.
Pour moi, c’est le vrai test d’une technologie de ce genre : elle doit améliorer l’image sans que le joueur ait à surveiller ses FPS avec anxiété. Le binôme RTX 4060 et Core i5-13600K valide cette promesse.
Pourquoi tester le DLSS 5 sur un jeu de 2013 ouvre des perspectives inattendues
Choisir Assassin’s Creed IV Black Flag comme terrain d’expérimentation pour le DLSS 5 est plus stratégique qu’il n’y paraît. Le jeu possède un moteur ancien, des contraintes techniques figées, et pourtant sa direction artistique reste ambitieuse. C’est précisément dans ces cas que la reconstruction neuronale révèle tout son potentiel.
Si le DLSS 5 parvient à transformer un titre vieux de plus d’une décennie avec une configuration milieu de gamme, imaginez ce qu’il pourrait apporter à votre bibliothèque de jeux non récents. La plupart des joueurs PC possèdent des titres de 2015 à 2020 qui n’ont jamais bénéficié d’optimisations graphiques modernes. Tester cette technologie sur votre propre catalogue devient une démarche concrète et immédiatement accessible si vous disposez d’une RTX série 40.
La prochaine étape logique consiste à surveiller l’extension du support DLSS 5 à d’autres classiques. Ubisoft, mais aussi d’autres éditeurs, ont tout intérêt à intégrer ces bibliothèques dans leurs remasters ou leurs versions PC héritées. La rétrocompatibilité graphique via l’intelligence artificielle pourrait bien devenir le standard attendu par les joueurs dans les années à venir.
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