**Un RPG open-world qui emprunte sans gêne les mécaniques de jeux à succès ? Light of Motiram ravive le débat sur l’originalité dans l’industrie vidéoludique. Entre robots préhistoriques façon Horizon et survie à la Valheim, ce titre suscite déjà la controverse avant même sa sortie.**
Light of Motiram : l’inspiré ou le copié-collé ?
Je viens de tomber sur la page Steam de Light of Motiram et, franchement, j’ai cru qu’on me faisait une blague. Des dinosaures robotiques dans un monde post-apocalyptique verdoyant ? Sérieusement ? Je pourrais presque entendre Aloy me chuchoter à l’oreille : « Ils n’ont même pas changé la couleur de ma tenue ! »
Ce nouveau RPG signé Polaris Quest ressemble tellement à Horizon Zero Dawn que j’ai vérifié deux fois si Guerrilla Games n’était pas mentionné dans les crédits. Le jeu ne cache absolument pas ses inspirations. On dirait littéralement un « we have Horizon Zero Dawn at home », version wish.com. Tu sais, cette sensation quand tu demandes un jeu pour Noël et que tes parents te ramènent la version discount du supermarché ?
Pour être honnête, je ne l’ai pas encore testé – personne ne l’a fait puisqu’il n’est pas sorti. Mais les captures d’écran et les premières vidéos parlent d’elles-mêmes. Les créatures mécaniques, l’esthétique tribale, même l’ambiance visuelle… tout crie « Horizon » à pleins poumons. J’ai presque l’impression que les développeurs ont juste cherché « comment faire un Horizon-like » sur Google.
Cela dit, Horizon Zero Dawn a déjà inspiré d’autres titres qui ont su apporter leur touche personnelle. Mais ici, la ligne entre hommage et photocopie semble particulièrement fine.
Des mécaniques de survie pour se démarquer
Alors oui, Light of Motiram tente quand même d’apporter quelques éléments distinctifs. L’aspect survie inspiré de Valheim est probablement le plus notable. Je dois reconnaître que l’idée de combiner la chasse aux robots d’Horizon avec la construction de base et la survie de Valheim a un certain potentiel. Sur le papier, ça pourrait être un mix plutôt cool.
Le jeu promet également des interactions multijoueurs, de la coopération et même du PvP. Voilà qui s’éloigne clairement de l’expérience solo d’Horizon. L’occasion peut-être de chasser des sabre-dents mécaniques avec tes potes, ou de construire ensemble une forteresse pour résister aux hordes de machines. Sur ce point, je suis curieuse de voir comment ils vont équilibrer tout ça.
D’après KamiRyu, streameuse qui a pu apercevoir une démo lors d’un événement : « Les éléments de crafting semblent assez poussés, avec une vraie progression dans les matériaux. C’est clairement pas juste du cosmétique. Mais bon, reste à voir si tout ça tient la route. »
Je reste sceptique, mais pas totalement fermée. Après tout, des jeux comme Palworld ont prouvé qu’on pouvait s’inspirer fortement d’une licence célèbre (coucou Pokémon) tout en créant une expérience valable et amusante. Light of Motiram pourrait potentiellement offrir une expérience similaire… ou se crasher lamentablement sous le poids des comparaisons.
Le risque du « Palworld effect »
On ne peut pas parler de Light of Motiram sans évoquer le phénomène Palworld. Ce jeu, souvent moqué comme « Pokémon avec des flingues », a finalement cartonné malgré (ou grâce à) sa ressemblance avec la franchise de Nintendo. Est-ce que notre chasseur de robots tribal pourrait connaître le même succès ?
La stratégie marketing de Light of Motiram semble clairement miser sur cette reconnaissance immédiate : « Oh, c’est comme Horizon, mais avec du multi ! » C’est malin, je dois l’admettre. Pourquoi s’embêter à construire une identité visuelle unique quand tu peux emprunter celle d’un jeu qui a déjà prouvé son succès ?
Il y a quelques semaines, j’ai passé des heures sur Valheim avec mon groupe habituel. Et je me suis surprise à penser : « Ce serait cool si on pouvait faire ça mais dans l’univers d’Horizon. » Peut-être que Light of Motiram a juste compris cette envie avant moi ? Ou peut-être qu’ils ont juste voulu capitaliser sur deux succès commerciaux…
D’après WolfStrike, critique sur Discord : « Les mécaniques MMO pourraient sauver ce jeu de la médiocrité. Si l’aspect communautaire est bien géré, ça pourrait devenir une alternative intéressante pour ceux qui veulent plus qu’une expérience solo. »
La fine ligne entre inspiration et imitation
Je sais qu’aucun jeu n’existe dans le vide. Même Horizon Zero Dawn s’est inspiré d’autres titres pour créer son univers unique. Le problème n’est pas l’inspiration, mais plutôt le degré d’imitation. Light of Motiram semble pousser le curseur très loin dans la direction du « copier-coller ».
Pour l’instant, aucune date de sortie n’a été annoncée. Ce qui me fait penser que les développeurs sont peut-être conscients des critiques et pourraient retravailler certains aspects visuels pour se différencier davantage. Ou pas…
Ce qui me passionne dans cette affaire, c’est qu’elle révèle à quel point nous, joueurs, sommes attachés à l’originalité tout en recherchant constamment le confort du familier. Je veux dire, combien de fois as-tu entendu « j’aimerais un nouveau jeu comme X, mais avec Y en plus » ? C’est exactement ce que Light of Motiram semble proposer.
Alors, vais-je essayer ce jeu malgré tout ? Probablement. La curiosité est trop forte. Après tout, j’ai passé des centaines d’heures sur Horizon Zero Dawn et Forbidden West. Si ce jeu peut me procurer ne serait-ce qu’une fraction de ce plaisir, tout en ajoutant des mécaniques multijoueurs intéressantes… eh bien, peut-être que je pourrai fermer les yeux sur son manque flagrant d’originalité.
Comme on dit, l’imitation est la forme la plus sincère de flatterie. Mais n’oublions pas la suite moins citée : « la médiocrité ne peut imiter que l’excellence. » Reste à voir dans quelle catégorie Light of Motiram finira par se classer.
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