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Star Trek : Strange New Worlds – Épisode 2 : Poésie spatiale…

Star Trek Strange New Worlds

On se retrouve pour le second épisode de la nouvelle série Star Trek, Strange New Worlds, portée par Anson Mount et qu’on se le dise, c’est toujours aussi bon. Autant dire qu’après des navets comme Picard ou Discovery, Strange New Worlds fait office de vent de fraîcheur plus que bienvenu !

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STAR TREK : STRANGE NEW WORLDS

Relation(ship)

Ce second épisode est clairement axé sur le développement des personnages de l’équipage. Il ne contient que peu d’action et fait ce que tout épisode de Star Trek devrait s’attacher à faire : étudier, comprendre, résoudre et explorer.

Contrairement à Discovery, on y retrouve des personnages secondaires clairs, bien définis, bien présentés et la sensation qu’on trouvait dans le premier épisode où nous pouvions voir les personnages prendre vraiment du pied à faire leur travail au sein de Starfleet. Très centré sur le personnage de Nyota Uhura, la spécialiste linguistique de l’Enterprise, ici interprétée par Celia Rose Gooding, dont on notera la particulière justesse d’interprétation pour une actrice ayant seulement trois ans de carrière.

Mais si l’épisode est centré sur elle et son questionnement quant à son appartenance à Starfleet, dont l’entrée s’est faite à priori plus par dépit que réelle vocation, il n’en oublie pas de mettre en lumière Ortegas, la pilote de l’Enterprise, qui se positionne en toile de fond de la trame de l’épisode. Bien entendu, en filigrane de tout ceci se tiennent les questionnements du Capitaine Pike quant à un destin qu’il connaît et pense inéluctable. Spock, joué par Ethan Peck brillait déjà dans Discovery et incarne ici encore le Vulcain avec brillo, jouant le rôle de mentor à l’honnêteté teintée de moralisation pour le personnage de Uhura, contribuant à mettre en place une dynamique qui créera leur relation de couple bien des années plus tard.

En deux épisodes, nous nous retrouvons donc à avoir tout un panel de personnages bien développé, clair et défini. Si le temps d’écran n’est évidemment pas réparti uniformément, il n’en demeure pas moins que même les apparitions des seconds rôles sont bien réalisées et mettent en avant le caractère de chacun, fut-ce en une seule réplique, par exemple avec le Dr Chapel incarnée par Jess Bush, qui donne un personnage particulièrement taquin et pétillant sans pour autant être un comic relief avec de gros sabots comme, au hasard… disons Marvel ?

Histoire ?

Le scénario de cet épisode est assez simpliste, mais il s’agit surtout de montrer pour le moment que les codes de Star Trek sont maîtrisés par l’équipe de production et de réalisation. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils le sont.

Nous retrouvons donc l’Enterprise en exploration dans le système Perséphone, suivant une comète particulière afin de l’étudier. Et déjà, ça, ça pose ce que doit être du Star Trek. On suit un équipage d’un bâtiment de Starfleet dédié à l’exploration qui au détour d’une mission à priori banale, va découvrir un élément qui va venir chambouler l’ordre des choses. Et c’est bien plus crédible encore que Discovery qui refuse le format épisodique pour le sériel. 

Si vous ne connaissez pas la différence, sachez que dans les grandes lignes, le format épisodique s’autorise des épisodes qui ne sont pas nécessairement liés entre eux et peuvent, le temps d’un épisode, mettre le fil rouge au second plan en trame de fond. Le format sériel lui, va créer une série où chaque épisode est la suite du précédent et le connecteur du suivant, se finissant généralement sur un cliffhanger pour donner envie de voir la suite.

Ainsi, on se retrouve avec des enjeux bien moins grands que dans les autres séries, où c’était la galaxie qui était constamment en danger et que seule la grande et unique Michael Burnham ou le canonique Jean-Luc Picard pouvaient sauver.

Ici, mission de routine avec un élément perturbateur. La comète suivie va s’écraser sur Perséphone 3, une planète de classe M (abritant la vie comprenez) qui héberge une civilisation dans un climat aride et difficile. Problème ? Il est évident que si les ordres de non ingérence de la Fédération sont clairs concernant les civilisations ne maîtrisant pas la distorsion (le voyage plus rapide que la lumière) elle n’interdit pas pour autant d’agir dans l’ombre pour éviter l’extinction de la vie sur un astre. En effet, la Directive Première qui interdit l’intervention dans le développement d’une civilisation pré-distorsion n’est qu’une direction générale qui guide tous les officiers de Starfleet et la façon de respecter cette Directive est laissée à l’appréciation des Capitaines de bâtiments, l’important demeurant de rester cacher aux yeux des civilisations moins avancées.

Le premier épisode de Strange New Worlds mettait d’ailleurs l’importance de cette directive en exergue : des êtres ayant mis la main sur la technologie de la distorsion avant de l’avoir développée par eux-mêmes s’apprêtaient à s’en servir dans une guerre entre deux nations. Et là aussi, la marge de manoeuvre laissée aux Capitaines montrait que Pike pouvait agir comme cela lui semblait juste, attestant que la Directive tient plus du cap à tenir que du dogme. 

Décision est donc prise de tout faire pour éviter que la comète ne vienne détruire Perséphone 3 et la vie qu’elle abrite, en posant des moteurs de poussée à sa surface pour changer sa trajectoire. Sauf que voilà. Au moment de lancer les moteurs sur la comète au moyens de torpilles à photons, il s’avère que celle-ci dispose de boucliers.

Après un scan, l’équipage découvre avec stupeur qu’elle possède une structure en son sein. Les boucliers ne réagissant qu’aux “agressions”, ils n’empêchent pas la téléportation et c’est donc une équipe d’exploration qui se rend sur place avec le téléporteur afin de percer ce mystère et découvrir comme désactiver le bouclier afin de dérouter la comète. Cette équipe, composée de Uhura, Spock, Sam Kirk (oui oui, le père de James Kirk) et La’an Noonien-Singh (qui pour les connaisseurs a un lien évident avec le personnage de Khan, antagoniste bien connu de la licence) se rend donc sur la comète et découvre un réseau de grotte cristalline avec en son centre un objet ovoïde. Ce dernier réagira violemment après une manoeuvre imprudente de Kirk (référence ici au tempérament de tête brûlée propre à la famille Kirk semble-t-il), réactivant les boucliers de la comète, empêchant de facto l’équipe d’être à nouveau téléportée sur le navire de Starfleet.

Tandis que Pike, Ortegas et Una (sa commandante en second) réfléchissent à un moyen de désactiver le bouclier afin de récupérer leurs amis, un navire les attaques, se présentant comme les Bergers protégeant les Gardiens, des comètes qui sillonnent l’univers et seraient à même de prédire l’avenir et semer la vie au travers des systèmes.

N’étant pas fondamentalement hostiles et défendant leur foi avant tout, ils n’envoient qu’un avertissement à l’Enterprise. Mais ce dernier n’est pas du genre à lâcher l’affaire et ils feront tout pour gagner du temps afin de récupérer l’équipe. C’est l’occasion de pointer du doigt un point particulier de Star Trek : la physique des vaisseaux. Si d’ordinaire ils sont dépeint comme des mastodontes lents et peu agiles, suivant par ailleurs des trajectoires de vols très similaires à celles qu’un avion suivrait dans une atmosphère, ici nous pouvons voir Ortegas piloter l’Enterprise avec efficience et lui faire faire des manoeuvres rarement vues dans une oeuvre de SF et jamais dans Star Trek. SNW, tu marques ici un très bon point, sache-le ! 

Arrivant finalement à communiquer avec le Gardien au sein de la comète grâce à des notes de musiques et des harmoniques, Uhura et son fantastique talent pour la compréhension des modes de communications combinée à la logique mathématique de Spock permettant de percer le code, attestant de leur bonne alchimie, tout rentre dans l’ordre finalement dans l’ordre avec brio, sans violence. Perséphone 3 est sauvée, l’équipe est à bord, les Bergers et l’Enterprise se quittent en amis.

Conclusion

Cet épisode est encore meilleur que le premier. Les personnages sont très bien développés, chacun dans une juste mesure, la suspension consentie d’incrédulité n’est rompue à aucun moment et les visuels sont sublimes, particulièrement ceux de la salle du Gardien.

Les CGI demeurent à un niveau incroyable, notamment lors de l’affrontement spatial entre l’Enterprise et le vaisseau des Bergers et il n’y a rien qui soit laissé au hasard. Par exemple, les autochtones de Perséphone 3 n’apparaissent que lors de trois scènes, mais bénéficient de maquillages et de costumes soignés là où bien d’autres séries auraient expédié la chose.

La relation Uhura/Spock se dessine bien tandis que les tourments de Pike demeurent une préoccupation mais sans verser dans le mélodramatique pour autant, le personnage demeurant fort malgré sa terreur quant à son avenir, persuadé qu’il est qu’en suivant ce destin, il souffrira mais sauvera d’autres vies, incarnant par la même occasion les idéaux de Starfleet comme je n’avais plus vu quelqu’un les incarner depuis le personnage de Janeway dans Star Trek Voyager

Strange New Worlds semble donc finalement prendre le contrepied des séries Star Trek, se remettant à écrire ses personnages comme un groupe et non comme une série tournant autour d’un élu comme Picard ou Burnham, et ça fait du bien de voir des personnages plus humains, plus réels, mieux définis et par conséquent plus attachants. On se prend d’affection et d’empathie pour eux et cela aide grandement à s’investir émotionnellement dans une série qui est toujours aussi prometteuse et efficace.

Côté technique, comme je l’ai dit, les CGI sont incroyables, certains plans bien travaillés même si la plupart du temps on demeure dans une réalisation alliant efficacité et simplicité quoi que quelques-uns ne soient pas sans rappeler des jeux vidéos. On notera également un très bon travail du gigantisme lors des plans spatiaux, qui aide véritablement à prendre la pleine perspective des choses que l’on voit à l’écran.

Donc, pour moi, je continue à recommander encore et toujours Strange New Worlds, maintenant mon affirmation qu’il s’agit là d’une véritable oeuvre respectant pleinement la licence. Et dans une ère où toutes les séries ayant bercé nos enfances semblent être trahies les unes après les autres, force est d’admettre que savoir faire du neuf avec du vieux fait du bien et que ça n’est pas donné à tout le monde.

A propos de Johanna

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28 ans, pétillante et toutes ses dents. Je respire la joie de vivre et je suis une passionnée de tout un tas de trucs ! Des jeux vidéo aux motos en passant par l'art déco (en vrai c'est faux, j'aime pas l'art déco mais je voulais une rime), je suis ici la pionnière. Celle qui explore et va au fond des choses, qui creuse les sujets et cherche tout ce qui est caché derrière ce qu'on nous montre. Laissez-moi lever le voile pour vous, voulez-vous ? Joignable sur Discord ici : Johanna#3616

5 Commentaires

  1. Avatar

    C est le genre de troll qui n a pas de vie, pas d amis et qui fait c—r les personnes par plaisir. Perso je suis pour le ban, des gens comme ca on n en a pas besoin <0.

  2. Avatar

    Spoiler: Plus besoin de voir l’épisode….🤦🏾‍♂️

    • Avatar

      Mec. Tu viens lire la critique d’un épisode de série. Tu veux que je parle de quoi ? De la Tour Eiffel ? T’as une partie sommaire dont l’un des chapitres est titré HISTOIRE ! Si t’es pas assez câblé pour comprendre qu’on va aborder la partie narrative de l’épisode, c’est ton soucis mais certainement pas le mien.

      Et sérieusement, le coup de semonce par mail ça t’a pas suffit ? Tu viens encore commenter mes articles et juste mes articles juste pour me faire chier ? Tu penses qu’on bluffait ? TOUS tes derniers commentaires sont du harcèlement à mon encontre.

      Considère ça comme mon dernier avertissement.

      À toi de voir si jamais t’es prêt à parier que j’irais pas au bout de mes convictions.

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        Du harcèlement ? Non c’est juste de l’affection…
        Par contre de ton côté une certaine agressivité est à noter, mais ça c’est pas nouveau.
        Que tu parles de l’histoire dans la partie histoire c’est plutôt malin de ta part, bravo, encore fait il le faire avec un minimum d’égard pour ceux qui vont lire en les avertissant du spoil, tout le monde le fait, mais pas toi, pas besoin….
        Quant à tes menaces elles n’impressionnent que toi. Tu veux le bannière de NS du haut de ta toute puissance ? Be my guest. Tu veux m’envoyer la police du web pour “harcèlement” (ta plus belle blague à ce jour) ? Fais donc.
        Tu vas certainement censurer ce message, passes une bonne journée et bonne continuation. 😉

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      @AlCiD

      T’es pas un peu (beaucoup) idiot ? Enfin, je pose la question, mais la réponse est évidente. Il suffit pourtant d’un coup d’oeil pour savoir qu’il va y avoir du spoil. Prends le temps de regarder et d’essayer de comprendre avant de tout lire comme un neuneu et te rendre compte que : “oh mince, je me suis fais spoiler”

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