Dans les jeux d’Ankama, la progression se mesure autant en kamas qu’en niveaux. Tour d’horizon d’une économie entièrement tenue par les joueurs, serveur par serveur, avec ses règles, ses métiers et ses pièges.
Une monnaie qui décide de tout
Monter niveau 200 sur Dofus prend du temps. S’équiper correctement en prend souvent davantage. La différence entre un personnage jouable et un personnage compétitif ne tient pas au niveau affiché, mais à ce qu’il porte : une panoplie cohérente, des Dofus, des trophées, des objets exotés à la forgemagie, des parchemins de caractéristiques. Tout cela transite par l’Hôtel des Ventes, et tout cela se paie en kamas.
C’est la particularité des univers Ankama : la richesse circule presque exclusivement entre joueurs. Les monstres lâchent des ressources, les métiers les transforment, l’Hôtel des Ventes fixe les prix. Aucun marchand automatique ne vient stabiliser le marché. Le prix d’une rune Pa ou d’une ressource de Frigost dépend uniquement de ce que la communauté accepte de payer ce jour-là, sur ce serveur précis.
C’est aussi ce qui explique que l’achat de kamas ne se raisonne jamais globalement, mais toujours serveur par serveur.
Quatre jeux, quatre économies, et autant de serveurs
On parle des kamas comme d’une monnaie unique. En pratique, chaque jeu a la sienne, et chaque serveur ses propres prix.
Dofus, dans sa version Unity, fait tourner l’économie la plus mature des quatre. Une douzaine de serveurs coexistent : Imagiro, Orukam, Hellmina, Tylezia, Tal Kasha, Draconiros, Dakal, Mikhal, Kourial, Brial, Rafal et Salar. Le contenu haut niveau y est massif, les besoins en ressources aussi, et les prix des objets recherchés se comptent en dizaines de millions. Entre un serveur très peuplé et un serveur plus calme, l’écart sur une même panoplie peut être considérable, et le tarif pour acheter des kamas suit exactement la même logique.
Dofus Retro rejoue la version 1.29 et sa rareté d’origine, sur Boune, Allisteria et Fallanster. Les kamas y sont nettement plus difficiles à accumuler, les ressources de bas niveau conservent une vraie valeur, et un million de kamas représente un capital sans commune mesure avec ce qu’il pèse sur Dofus. C’est une économie de pénurie : l’achat de kamas y répond moins à un besoin d’équipement immédiat qu’à la volonté de ne pas passer des mois à constituer une réserve.
Dofus Touch réunit sa communauté sur trois serveurs : Tiliwan et Kelerog côté francophone, Blair pour l’international. Le format mobile change les habitudes de jeu, avec des sessions plus courtes et une récolte moins intensive, ce qui resserre le marché. Acheter des kamas Dofus Touch ne revient d’ailleurs pas au même prix sur Tiliwan que sur Kelerog, où la demande n’est pas identique. Ankama y ouvre par ailleurs ce mois-ci ses premiers serveurs temporaires, où l’économie repart entièrement de zéro pendant quatre semaines.
Wakfu ajoute une couche que les autres n’ont pas : l’écosystème. Sur Pandora, Rubilax et Ogrest, récolter sans replanter appauvrit durablement une zone, et les nations disposent d’une gouvernance qui influence les taxes et l’accès aux ressources. L’économie y est autant politique que marchande, et un serveur mal géré par sa communauté devient concrètement plus pauvre.
Gagner des kamas : ce qui fonctionne encore
Quatre approches tiennent la route en 2026, et elles se combinent bien.
Les métiers de récolte restent la base. Bûcheron, mineur et alchimiste alimentent la demande permanente des crafteurs, avec un revenu régulier plutôt que spectaculaire. L’intérêt vient surtout de la montée en niveau du métier, qui ouvre l’accès aux ressources rares.
Les donjons rentables en boucle offrent le meilleur rapport temps sur kamas pour un joueur équipé. Une équipe rodée enchaîne les runs, revend les ressources et les objets de drop, et transforme sa maîtrise du jeu en revenu.
La spéculation à l’Hôtel des Ventes demande de connaître les prix mieux que les autres. Acheter les lots sous-évalués, refaire les lots au bon format, revendre au bon moment : c’est la méthode la plus rentable, et la plus chronophage.
Les quêtes et succès fournissent des rentrées ponctuelles souvent sous-estimées, notamment sur les zones anciennes que peu de joueurs terminent.
Le point commun de ces quatre méthodes, c’est le temps. Constituer le budget d’une panoplie de fin de jeu se compte en dizaines d’heures de récolte et de revente. Pour un joueur qui se connecte deux soirs par semaine, l’écart avec les joueurs les plus assidus se creuse vite. C’est précisément ce constat qui alimente, depuis presque aussi longtemps que le jeu existe, un marché parallèle bien installé.
Acheter des kamas : comment le marché fonctionne réellement
Le principe de l’achat de kamas est simple et n’a pas changé : la livraison se fait en main propre, dans le jeu. Un livreur donne rendez-vous sur une map, ouvre une fenêtre d’échange, le joueur vérifie la quantité affichée avant de valider. Aucun accès au compte, aucun mot de passe communiqué. Toute plateforme qui demande vos identifiants est à écarter immédiatement.
Quatre critères permettent de trier rapidement les acteurs sérieux. Le délai d’abord : une livraison se compte en minutes, pas en jours. Les moyens de paiement ensuite, car la présence de solutions bancaires classiques suppose des vérifications que les intermédiaires improvisés n’ont pas. Le support joignable pendant la livraison, qui règle les cas où le personnage est en donjon ou en combat. Enfin la couverture réelle des serveurs, un point souvent négligé : un vendeur présent sur Imagiro ou Draconiros mais absent de Boune, de Tiliwan ou d’Ogrest obligera à changer de prestataire au premier changement de jeu.
Parmi les acteurs français, 1Kamas couvre les quatre univers Ankama. Le site propose l’achat de kamas sur l’ensemble des serveurs cités plus haut, avec une livraison en jeu annoncée en moins de cinq minutes, un support par chat et un programme de fidélité qui ajoute jusqu’à 5 % de kamas offerts sur les commandes.
Reste la prudence en jeu, valable quel que soit le prestataire : évitez d’évoquer la transaction en public et privilégiez un échange dans une zone calme, loin des zones de rassemblement.
Ce qu’il faut retenir
L’économie des jeux Ankama n’est pas un décor, c’est un système vivant que les joueurs alimentent eux-mêmes. La comprendre change la façon de jouer : savoir quand une ressource va grimper, quel donjon rapporte réellement, ou quel serveur pratique les prix les plus tendus vaut souvent mieux qu’une heure de farm supplémentaire. Que l’on choisisse de farmer ou d’acheter des kamas, le raisonnement reste le même : un arbitrage entre le temps dont on dispose et l’équipement que l’on vise.
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