La licence Legend of Zelda fête ses 40 ans cette année. Quarante ans de donjons, d’épées, de puzzles et de mondes à visiter — et la Nintendo Switch concentre à elle seule une sélection impressionnante de titres de la saga. Deux révolutions absolues, des remakes soignés, des spin-offs clivants — difficile de s’y retrouver quand on découvre la franchise. Voici mon classement des jeux Zelda sur Switch, du supérieur au moins indispensable.
Les spin-offs Zelda sur Switch : à ne pas négliger
Avant d’entrer dans le vif du classement principal, quelques mots sur les titres qui gravitent autour de la série sans en faire partie officiellement. Ces jeux ne remplacent pas les épisodes canoniques, mais certains méritent vraiment l’attention.
Hyrule Warriors : Definitive Edition représente le meilleur des deux volets musou disponibles sur Switch. Son homologue, Hyrule Warriors : Age of Calamity, souffre de chutes de framerate particulièrement sévères — un défaut qui persiste même sur Nintendo Switch 2, ce qui est franchement impardonnable pour un jeu aussi récent. Si tu aimes frapper des centaines d’ennemis avec des dizaines de personnages jouables, Definitive Edition est clairement le bon choix entre les deux.
Un troisième titre musou est sorti en novembre 2025 en exclusivité Switch 2 : Hyrule Warriors — Age of Imprisonment. Les performances techniques progressent, mais le roster de personnages est moins étoffé, et son prix de 70 dollars a clairement refroidi l’enthousiasme des joueurs. Il est déjà presque oublié. Enfin, Cadence of Hyrule reste une curiosité attachante — un croisement rythmique entre Zelda et Crypt of the NecroDancer qui ravira les fans du second, moins les autres.
Classement des jeux Zelda Switch du meilleur au moins bon
Voici comment se positionnent les cinq épisodes principaux disponibles sur Nintendo Switch. Ce classement tient compte de l’impact, de l’innovation, de la qualité du game design et du plaisir brut ressenti à la manette.
| Rang | Jeu | Type | Point fort |
|---|---|---|---|
| 1 | Breath of the Wild | Open world | Effet de surprise, liberté totale |
| 2 | Tears of the Kingdom | Open world | Créativité, profondeur des mécaniques |
| 3 | Link’s Awakening | Remake 2D | Direction artistique, fidélité à l’original |
| 4 | Echoes of Wisdom | 2D inédit | Concept original, donjons classiques |
| 5 | Skyward Sword HD | Remake 3D | Qualité de refonte, contrôles améliorés |
Breath of the Wild occupe la première place non pas parce qu’il est techniquement supérieur à son successeur, mais parce qu’il a tout inventé. L’effet « waouh » à l’ouverture du jeu en 2017, ce sentiment de découvrir un monde immense sans aucune limite — ça ne se reproduit pas deux fois. Tears of the Kingdom prend place dans le même Hyrule, ce qui atténue mécaniquement la magie de l’exploration.
Tears of the Kingdom reste pourtant un chef-d’Å“uvre à part entière. Ultrahand et Fuse transforment chaque puzzle en terrain de jeu personnel : poser un tronc d’arbre en pont, fusionner des armes pour décupler leurs dégâts, construire des engins volants absurdes. Les donjons classiques font leur retour, les îles célestes ajoutent une verticalité absente du prédécesseur. Attention en revanche : enchaîner Breath of the Wild et Tears of the Kingdom sans pause, c’est risquer l’overdose — chacun dépasse facilement les 100 heures de jeu.
Pour Link’s Awakening, personnellement, je le classerais premier si on parlait uniquement de plaisir pur à l’instant T. Ce remake du jeu Game Boy original propose une direction artistique époustouflante — des décors qui ressemblent à des dioramas en plastique — et une bande-son réorchestrée avec soin. Il se distingue aussi par son cadre : l’île de Cocolint, pas Hyrule. Ce changement d’environnement lui confère une identité mémorable que peu d’épisodes atteignent. Seul bémol réel : des chutes de framerate sur Nintendo Switch classique, absentes sur Switch 2.
Echoes of Wisdom et Skyward Sword HD — deux cas particuliers
Echoes of Wisdom, sorti en 2024, marque la première fois que Zelda elle-même prend les commandes comme protagoniste principale d’un épisode canonique. Son mécanisme central — dupliquer des ennemis et des objets rencontrés pour résoudre des puzzles — est ingénieux sur le papier. En pratique, accumuler des dizaines d’échos génère rapidement un menu laborieux à parcourir. Le style de combat devient passif par défaut : on recule, on invoque, on attend. La transformation en combattante à l’épée existe mais dure trop peu. Cela dit, le retour des donjons traditionnels, absents de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, fait du bien. La narration, plus linéaire, est aussi plus lisible que celle des deux titres open world.
Voici les points qui distinguent Echoes of Wisdom des autres épisodes 2D :
- Zelda comme seule héroïne jouable dans un épisode principal
- Système d’échos unique en son genre dans la série
- Donjons classiques retrouvés après deux opus sans
- Développé par l’équipe derrière le remake de Link’s Awakening
Quant à Skyward Sword HD, le qualifier de « mauvais jeu » serait injuste. C’est simplement l’épisode le plus clivant de la saga. Les contrôles gyroscopiques, même optimisés pour la Switch avec le stick droit en alternative, restent moins fluides que dans n’importe quel autre Zelda 3D. La structure du jeu — trois zones principales revisitées plusieurs fois, un boss particulièrement irritant qui revient deux fois — crée une sensation de répétition que certains joueurs accepteront, d’autres non. Le remake améliore réellement l’expérience originale, mais ne gomme pas ses faiblesses structurelles.
Si tu découvres la franchise Zelda sur Switch aujourd’hui, commence par Breath of the Wild sans hésiter. C’est l’un des meilleurs jeux de l’histoire de la Nintendo Switch — et l’un des meilleurs points d’entrée dans une saga qui, quarante ans après ses débuts, n’a jamais semblé aussi vivante.
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