Zelda fête ses 40 ans : la révélation choquante sur le film Ocarina

Illustration officielle du jeu The Legend of Zelda: Ocarina of Time

Quarante ans. C’est l’âge qu’atteint la franchise Legend of Zelda en 2026, et Nintendo ne laisse pas passer l’occasion discrètement. Entre un remake très attendu d’Ocarina of Time prévu pour novembre et un film en live-action annoncé pour avril 2027, la série japonaise entre dans une nouvelle dimension. Au centre de cette effervescence, une voix : celle de Patricia Summersett, comédienne canadienne qui incarne la princesse Zelda en version anglaise depuis 2017.

Patricia Summersett : la voix de Zelda créée dans l’ignorance totale

L’histoire mérite qu’on s’y attarde. Quand Summersett passe son audition pour Breath of the Wild, elle ne sait absolument pas qu’elle postule pour Zelda. Le projet est confidentiel, présenté sous nom de code comme un RPG fantasy générique. Cette ignorance, paradoxalement, a façonné la voix iconique que des millions de joueurs reconnaissent aujourd’hui.

« Je me suis basée sur les indications du script, sans savoir que c’était Zelda, explique-t-elle. J’avais auditionné pour plusieurs personnages. J’ai choisi l’archétype qui me semblait le plus naturel. » Elle note que sa voix habituelle était trop grave pour une jeune princesse, et décide de la monter légèrement, de lui donner une teinte classiquement britannique, cohérente avec l’univers fantasy. Résultat : une performance organique, sans surjeu.

Elle venait tout juste de s’installer à Los Angeles après une décennie de carrière entre le Canada et Londres. Cette audition fut l’une des premières qu’elle décrocha en Californie. « J’y suis allée à fond, sans filet, en espérant décrocher n’importe quoi pour confirmer que j’avais pris la bonne décision en déménageant. » La pression était réelle, mais elle joua en sa faveur. Après la signature des accords de confidentialité, la révélation tombe : elle allait prêter sa voix à la princesse la plus célèbre du jeu vidéo.

Summersett n’était pas novice avec la franchise. Elle avait grandi avec une NES à la maison, joué au Zelda original et à Ocarina of Time. Mais elle se décrit davantage comme une fan de Mario. « Dès que j’ai compris ce que j’avais décroché, c’était comme boire cinq Red Bulls d’un coup. » Depuis, elle a donné sa voix à Zelda dans quatre titres :

  • Breath of the Wild (2017)
  • Hyrule Warriors : Age of Calamity (2020)
  • Tears of the Kingdom (2023)
  • Hyrule Warriors : Age of Imprisonment (2025)

Un quart de siècle de franchise. Elle-même souligne cette proportion avec un sourire : avoir contribué à 25 % de l’histoire d’une série aussi massive, c’est quelque chose qu’elle n’aurait jamais anticipé.

Ocarina of Time remake et film live-action : Summersett aux abonnés absents

La question brûle les lèvres de tous les fans : Patricia Summersett sera-t-elle dans le remake d’Ocarina of Time, attendu en novembre 2026 ? Sa réponse est nette, même si elle laisse une mince porte ouverte. « Je ne peux pas confirmer que je suis impliquée. Le jeu n’est pas encore sorti, donc qu’on m’y retrouve ou non, je ne pourrais pas le dire de toute façon. »

Elle s’exprime néanmoins sur le projet avec mon expérience de fan. Ocarina of Time, sorti en 1998 sur Nintendo 64, reste pour beaucoup l’épisode de référence absolu de la saga. Ce remake attendu depuis des décennies représente un événement considérable pour la communauté. « Je suis aussi impatiente que les fans de voir ce qu’ils ont fait avec cette adaptation. Les gens demandaient ça depuis la sortie originale. »

Projet Type Date prévue Rôle de Summersett
Ocarina of Time remake Jeu vidéo Novembre 2026 Non confirmé
Film Zelda live-action Cinéma Avril 2027 Non confirmé

Pour le film en live-action, prévu en avril 2027, Bo Bragason incarne la princesse Zelda à l’écran. Summersett refuse de commenter la façon dont le personnage devrait être adapté au cinéma. « Je serais la dernière personne à donner des leçons à l’équipe qu’ils ont réunie. » Elle fait le parallèle avec des franchises comme Harry Potter ou James Bond : des archétypes cycliques, réinterprétés selon les époques, et toujours sources d’opinions très tranchées chez les fans.

Sur une possible apparition dans le film, comme certaines adaptations le font pour les comédiens de doublage historiques, Summersett reste hermétique. « Je ne peux pas répondre dans un sens ni dans l’autre. » Elle espère toutefois que cette pratique d’intégrer les voix originales dans les adaptations cinématographiques se généralise, à mesure que les frontières entre jeux vidéo et films s’effacent.

Après dix ans de conventions, vers de nouveaux projets créatifs

Bientôt dix ans de comic cons à travers le monde. Patricia Summersett a vu des fans jouer Zelda’s Lullaby à l’ocarina sur tous les continents. Cette dimension humaine, répète-t-elle, reste ce qui définit le plus profondément son rapport à la franchise. Pas les chiffres de ventes, pas les sorties mondiales : les gens qui s’approchent avec leur flûte.

Physiquement, elle décrit le doublage de Zelda comme l’une des expériences les plus apaisantes de sa carrière. « La voix doit rester détendue même dans les scènes intenses. Après une session, on ressent une chaleur profonde, une relaxation réelle. Tous les personnages ne procurent pas ça. » Ce confort vocal tient à la tessiture choisie : haute, douce, et exigeant un ancrage dans une énergie jeune et ouverte.

Pour ses projets personnels, Summersett aborde sa quarantaine avec une appétit de renouveau. Elle prépare un retour à la musique avec son groupe, sous un nouveau nom, reprend l’écriture d’essais, et visite des technologies créatives comme les gants Mi.Mu, développés par la musicienne Imogen Heap. Elle cherche délibérément un équilibre entre déconnexion totale dans la nature et immersion radicale dans les outils numériques expérimentaux. Deux extrêmes, une même curiosité artistique.

Cecile Garnier
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