Sorti en France en juin 2007, Metin2 s’impose comme un MMORPG d’action à l’univers oriental développé par Ymir Entertainment et édité par Gameforge en Europe. Le jeu plonge les joueurs dans un monde ravagé par les pierres Metin, ces roches maudites tombées du ciel qui ont déclenché guerres et chaos. Trois empires s’y affrontent : Shinsoo, Chunjo et Jinno. Après avoir compté jusqu’à cinq millions de comptes, Metin2 a vu ses serveurs français disparaître, laissant place à des serveurs européens.
L’univers, les classes et le système de jeu de Metin2
L’univers de Metin2 repose sur trois empires en conflit permanent, séparés par une zone neutre centrale. Chunjo à l’ouest, théocratique, Shinsoo au sud, commerçant, et Jinno à l’est, militariste. Chaque empire poursuit ses propres ambitions face à la menace des pierres Metin.
Cinq classes structurent l’aventure :
- Le Guerrier, tank ou DPS au corps à corps selon sa spécialisation.
- Le Ninja, assassin aux dagues ou archer dévastateur grâce à ses arcs.
- Le Sura, combattant maniant arme magique ou magie noire à distance.
- Le Chamane, maître des sorts de soutien ou de soins puissants.
- Le Lycan, créature unique aux griffes redoutables, sans spécialisation alternative.
Le système de compétences progresse en quatre grades : Neutre, Maître, Grand Maître et Maître Parfait. Monter en grade exige des manuels, des Pierres d’Âme récupérées sur les boss, et une patience de moine. Chaque utilisation de Pierre d’Âme, réussie ou non, fait évoluer ou régresser le grade. L’équipement, forgeable et améliorable chez le forgeron, dépend du niveau et de la classe. Montures, familiers, guildes, donjons face aux démons et dragons, combats JcE et JcJ : Metin2 offre une progression dense, parfois brutale.
Avis et critiques des joueurs français sur Metin2
Ce qui plaît : un univers cohérent et des mécaniques profondes
Certains joueurs attribuent un solide 8/10 au jeu. La richesse de l’univers oriental, la diversité des classes et la profondeur des systèmes de combat séduisent encore. L’aventure reste engageante pour quiconque accepte d’y investir du temps.
Ce qui agace : pression temporelle et Item-shop omniprésent
L’Item-shop est le vrai patron ici. À haut niveau, il devient quasi-obligatoire pour rester compétitif en JcJ comme en JcE. Le magasin transforme le Yang en monnaie secondaire. Les délais imposés, comme attendre vingt-quatre heures pour lire un manuel de compétence, relèvent davantage de la rétention artificielle que du game design réfléchi.
Pire encore : depuis 2007, les trois empires restent strictement identiques en termes de quêtes, de PNJ et de monstres. La guerre de Royaume, censée différencier Shinsoo, Chunjo et Jinno, ne justifie finalement rien. Un chantier laissé ouvert depuis presque vingt ans, c’est difficile à défendre.

