George R.R. Martin révèle ce qu’il pense vraiment du film Elden Ring

Homme âgé écrivain travaillant à son bureau dans une bibliothèque

Le 28 avril 2026, une information a fait le tour des cercles de fans d’Elden Ring et de cinéma indépendant : George R.R. Martin s’est exprimé publiquement sur l’adaptation cinématographique du jeu par A24. Sur son blog personnel, sobrement intitulé Not a Blog, l’auteur de la saga A Song of Ice and Fire n’a pas mâché ses mots. Sa déclaration tient en une phrase lapidaire mais sans ambiguïté : « A24 is a kickass studio, and Alex Garland is a first rate director. » Court, direct, sans fioritures — exactement le genre de validation que n’importe quel producteur hollywoodien rêve d’obtenir.

Pour comprendre pourquoi cet avis compte vraiment, rappelons que Martin n’est pas un basique fan du jeu. Il a activement participé à la construction de l’univers d’Elden Ring, en élaborant la mythologie, la cosmogonie et le lore qui fondent les Terres Intermédiaires. Sorti en février 2022 par FromSoftware et Bandai Namco, le jeu a été développé sous la co-direction de Hidetaka Miyazaki et Yui Tanimura. Son succès commercial et critique a été immédiat, fracassant plusieurs records de ventes dans le genre action-RPG.

Alex Garland aux commandes : un choix qui rassure Martin

Confier la réalisation d’un film tiré d’un jeu vidéo aussi dense qu’Elden Ring est un pari risqué. Alex Garland — à qui l’on doit le scénario de 28 Days Later et la réalisation de Ex Machina — n’est pas un inconnu pour les récits de science-fiction et de fantasy sombre. Mieux encore : il a lui-même joué au jeu. Il a même partagé publiquement ses impressions sur le boss qu’il considère comme le plus difficile. Cette familiarité avec le matériau source est loin d’être anodine.

La collaboration entre Garland et A24 n’en est pas à ses débuts. Son film Civil War, sorti en 2024, est devenu le deuxième film d’A24 à dépasser les 100 millions de dollars de recettes au box-office. Autant dire que le studio sait ce qu’il fait en le rappelant pour un projet de cette envergure.

Voici les films d’A24 qui donnent une idée du niveau d’ambition du studio pour ce projet :

  • Everything Everywhere All at Once — Oscar du supérieur film 2023
  • Hereditary — référence du cinéma d’horreur contemporain
  • Civil War — premier blockbuster politique d’A24
  • Marty Supreme — nommé aux Oscars récemment

La confiance affichée par Martin envers ces deux entités n’est donc pas naïve. Elle repose sur un bilan concret, mesurable, que même les sceptiques peinent à contester.

Un budget inédit pour A24 et des enjeux colossaux

Selon The Hollywood Reporter, le budget de l’adaptation dépasse largement les 100 millions de dollars — un seuil que le studio indépendant n’avait jamais franchi. C’est littéralement le film le plus cher de son histoire. Pour un studio construit sur des productions maîtrisées et souvent intimistes, ce changement d’échelle représente un vrai rupture.

Le film est attendu en salles le 3 mars 2028. Les premières photos de tournage ont déjà circulé, révélant notamment Kit Connor dans un rôle clé, aux côtés du personnage de Queen Marika. La communauté des fans a réagi avec un mélange d’enthousiasme et de prudence — surtout après des décennies d’adaptations vidéoludiques décevantes.

Élément Détail
Studio A24
Réalisateur Alex Garland
Budget estimé Plus de 100 millions de dollars
Sortie prévue 3 mars 2028
Acteur confirmé Kit Connor
Lore conçu par George R.R. Martin

L’univers narratif du jeu offre une matière première riche. Les Terres Intermédiaires sont gouvernées par Queen Marika l’Éternelle, dont les héritiers demidieux se sont disputé les fragments de l’Elden Ring après sa destruction, déclenchant un conflit apocalyptique baptisé le Fracassement. Le joueur y incarne un Terni — un exilé rappelé par la grâce pour restaurer l’Elden Ring et prétendre au titre de Seigneur d’Elden. Transposer cette mythologie à l’écran sans la vider de sa substance, voilà le défi réel.

Ce que la bénédiction de Martin change vraiment pour le projet

Avoir George R.R. Martin de son côté n’est pas qu’une caution symbolique. Son soutien public augmente mécaniquement la visibilité du film auprès d’une audience qui va bien au-delà des seuls joueurs : les lecteurs de fantasy, les fans de Game of Thrones, et tous ceux qui suivent Martin depuis des années. Franchement, c’est un amplificateur marketing que peu de productions peuvent s’offrir gratuitement.

Sa présence dans la genèse même du jeu lui confère aussi une légitimité rare. Il ne commente pas un projet extérieur — il parle d’un univers qu’il a contribué à bâtir. Cette nuance change tout dans la manière dont le public reçoit son approbation.

La vraie question qui se posera en mars 2028, c’est de savoir si Garland sera capable de rendre sensible l’atmosphère mélancolique et oppressante qui fait toute l’identité d’Elden Ring. Le jeu ne raconte pas vraiment une histoire — il l’impose par fragments, par environnements, par descriptions d’objets. Traduire ça en narration linéaire de cinéma exige une vision précise et assumée. Garland en a la capacité technique. Reste à voir s’il en aura l’audace.

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