Divinity : ce projet top secret de Larian Studios va vous surprendre (détails)

Qu'est-ce que Divinity, le nouveau projet mystérieux de Larian Studios ?

Le studio belge Larian Studios, récemment propulsé sur le devant de la scène internationale grâce au triomphe phénoménal de Baldur’s Gate 3, s’apprête à révéler un projet mystérieux qui fait déjà vibrer la communauté du jeu vidéo. Une installation intrigante dans le désert de Mojave, ornée d’un gigantesque orbe évoquant un œil et entourée de créatures démoniaques, annonce une révélation majeure prévue aux Game Awards 2025. Les indices convergent vers le retour d’une franchise mythique : Divinity. Cette annonce marque potentiellement le retour aux sources du développeur, qui pourrait réunir ses millions de nouveaux admirateurs avec l’univers fantastique qui a forgé sa réputation bien avant l’aventure dans les Royaumes Oubliés.

L’univers de Rivellon : berceau des aventures Divinity

Pour comprendre l’ampleur de ce retour potentiel, il faut visiter le monde de Rivellon, cette création originale qui constitue l’ADN créatif de Larian. À l’image des Royaumes Oubliés pour Dungeons & Dragons, Rivellon représente un cadre narratif riche et cohérent développé sur plus de deux décennies. Cette dimension fantastique puise ses racines dans les codes tolkieniens classiques, tout en s’en émancipant avec une personnalité unique qui mêle médiéval-fantastique et éléments plus excentriques empruntant au steampunk et à la science-fiction.

L’architecture de cet univers repose sur une diversité raciale complexe : humains, elfes, nains, créatures reptiliennes et même mort-vivants cohabitent dans un écosystème magique particulièrement régulé. Contrairement à la Côte des Épées de Baldur’s Gate, la magie à Rivellon est perçue comme dangereuse et fait l’objet d’une surveillance stricte par les autorités. Cette approche unique différencie profondément l’expérience narrative proposée, offrant des enjeux politiques et éthiques spécifiques à cette dimension.

L’influence littéraire de Terry Pratchett et son univers du Disque-Monde imprègne profondément le ton narratif de Divinity. Cette filiation humoristique se manifeste par des dialogues décalés et des situations absurdes qui contrastent avec la gravité sous-jacente des intrigues. Rhianna Pratchett, fille de l’écrivain légendaire, a même contribué au développement de la franchise en rédigeant une novella pour le deuxième opus. Cette double nature, oscillant entre légèreté narrative et profondeur lore, constitue l’identité distinctive de l’univers créé par Larian, libéré des contraintes éditoriales imposées par Wizards of the Coast.

Une franchise aux multiples visages mécaniques

L’évolution de Divinity depuis 2002 témoigne d’une audace créative exceptionnelle. Contrairement aux franchises conventionnelles, les six jeux de la série analysent radicalement différentes approches ludiques. Divine Divinity et Beyond Divinity adoptent la formule du hack’n’slash inspirée de Diablo, tandis que Divinity 2 : Ego Draconis privilégie une perspective troisième personne rappelant Dragon Age ou The Witcher. Le surprenant Dragon Commander emprunte des mécaniques stratégiques évoquant Total War, confirmant la volonté d’expérimentation du studio.

Pourtant, c’est avec la duologie Original Sin que Larian atteint sa maturité créative, posant les fondations qui séduiront des millions de joueurs avec Baldur’s Gate 3. Ces deux titres adoptent une formule isométrique classique combinant exploration tactique et combats au tour par tour. Le système de tags introduit dans ces productions permet une personnalisation narrative profonde, où les choix de race et de classe influencent substantiellement les interactions dialogiques. Cette architecture mécanique ouvre des possibilités de roleplay comparables aux meilleures créations du genre.

Jeu Année Genre Positionnement chronologique
Dragon Commander 2013 Stratégie Plusieurs millénaires avant
Original Sin 2014 CRPG tactique 1000 ans avant Divine Divinity
Divine Divinity 2002 Action-RPG Ascension de Lucian
Original Sin 2 2017 CRPG tactique Après Divine Divinity

Le système d’interactions élémentaires constitue probablement l’innovation la plus emblématique d’Original Sin. Cette mécanique permet de combiner sorts et environnement pour créer des réactions en chaîne spectaculaires : une pluie invoquée devient conductrice d’électricité, une flaque d’huile s’enflamme au contact d’une flèche incendiaire, le sang gelé transforme le champ de bataille en patinoire mortelle. Bien que partiellement intégré dans Baldur’s Gate 3, ce système atteint sa pleine expression dans Original Sin, où chaque affrontement peut dégénérer en brasier généralisé.

Les fondements mythologiques et la dimension Divine

La nomenclature de la franchise puise directement dans les fondations mythologiques de Rivellon. Des millénaires avant les événements racontés dans le premier jeu, le Conseil des Sept se sacrifia pour protéger le monde des sorciers corrompus. L’Ordre Divin fut ensuite établi pour perpétuer leur enseignement à travers les générations. La prophétie centrale de Divine Divinity annonce l’arrivée d’un messie destiné à combattre Chaos, une entité démoniaque menaçant l’existence même du monde.

Ce messie n’est autre que le joueur lui-même, qui accède au statut de Lucian le Divin. Ce personnage traverse ensuite plusieurs époques de l’histoire de Rivellon, apparaissant dans différents opus et tissant une continuité narrative subtile malgré les siècles séparant chaque aventure. Cette approche temporelle fragmentée permet à chaque titre de fonctionner comme une expérience autonome, accessible sans connaissance préalable de l’ensemble, tout en récompensant les joueurs fidèles avec des références et des connexions lore enrichissantes.

Le nouveau projet simplement intitulé « Divinity », selon les marques déposées récemment découvertes, suggère précisément cette volonté d’accueillir une nouvelle génération de joueurs. Cette dénomination épurée évite toute intimidation liée à une numérotation qui impliquerait cinq prédécesseurs obligatoires. Pour les millions d’admirateurs découvrant Larian via Baldur’s Gate 3, cette approche facilite l’entrée dans un univers qui, bien que vétéran, reste parfaitement accessible.

L’héritage d’Original Sin et les perspectives futures

Parmi les six productions de la franchise, Original Sin 2 représente indéniablement le sommet artistique et ludique atteint par Larian avant Baldur’s Gate 3. Disponible sur PC, PlayStation, Xbox, Nintendo Switch et même iPad, ce titre multiplateforme constitue la recommandation prioritaire pour quiconque souhaite chercher l’univers de Rivellon. Les personnages d’origine, ancêtres conceptuels d’Astarion, Gale ou Shadowheart, offrent une profondeur narrative comparable et des arcs émotionnels remarquablement élaborés.

L’installation mystérieuse dans le désert de Mojave et les marques déposées suggèrent un retour imminent aux terres de Rivellon. Si le format exact du prochain jeu demeure spéculatif, plusieurs éléments permettent des hypothèses éclairées :

  • La structure narrative éprouvée avec des personnages d’origine offrant multiples perspectives
  • Le système de tags permettant une personnalisation dialogique approfondie
  • Les mécaniques élémentaires complexes créant des synergies environnementales spectaculaires
  • Une approche des quêtes non directive valorisant l’exploration et l’expérimentation

Compte tenu du succès phénoménal de Baldur’s Gate 3, le pari raisonnable pencherait vers une formule similaire adaptée à l’univers propriétaire de Larian. Cette liberté créative totale, affranchie des contraintes de licence externe, pourrait permettre au studio d’exprimer pleinement sa vision artistique tout en capitalisant sur les systèmes mécaniques perfectionnés durant son incursion dans les Royaumes Oubliés. La révélation imminente aux Game Awards 2025 devrait confirmer ou infirmer ces spéculations, marquant potentiellement le début d’un nouveau chapitre glorieux pour Rivellon et ses habitants.

Cecile
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