La déconnexion des dirigeants de Bungie face aux licenciements : une triste réalité

Bungie licenciement

Des licenciements sans remords ni responsabilité

Lorsque le directeur général de Bungie, Pete Parsons, a récemment tweeté au sujet d’un « impact sur l’équipe » causé par leur travail, il a montré une totale déconnexion vis-à-vis des conséquences négatives découlant de son mauvais leadership. Dans la situation actuelle, il semble que 100 employés de Bungie doivent chercher un nouvel emploi pendant la période des fêtes, et ce, à cause d’une mauvaise gestion des revenus de la société.

Une rétention de joueurs en baisse pour Destiny 2

Plusieurs raisons pourraient expliquer cette situation : la mauvaise réception de Lightfall, un intérêt qui s’estompe chez les joueurs pour un jeu vieux de six ans, ou encore un calendrier de sorties surchargé qui ne laisse pas beaucoup de place aux jeux en tant que service. Quoi qu’il en soit, nous avons acheté moins d’argent virtuel (Silver) que Bungie ne l’avait prévu, et maintenant, de nombreux employés se retrouvent sur le carreau.

Des licenciements dans un contexte difficile

  • Un nouveau jeu qui sous performe
  • Des employés surpris lors de réunions d’équipe impromptues
  • Des revenus en baisse malgré une pandémie propice aux jeux vidéos

Certains pourraient voir cette situation comme une simple conséquence d’un jeu qui n’a pas su rencontrer le succès escompté, mais si l’on prend en compte le contexte plus large et les facteurs extérieurs à Bungie, il est évident que la responsabilité incombe à une mauvaise gestion des attentes et des projections de revenus.

Des chiffres sortis de nulle part ?

On peut se demander si Bungie dispose d’un algorithme sophistiqué pour déterminer combien l’entreprise devrait gagner chaque année, ou si ces chiffres sont simplement tirés d’une boule de cristal. Dans tous les cas, il était prévisible que 2023 soit une année chargée en termes de sorties vidéoludiques, et qu’il y aurait moins de parts de marché disponibles – surtout pour un studio ne possédant qu’un seul jeu actuellement sur le marché.

Une acquisition par Sony qui pousse à gonfler les chiffres ?

Peut-être que prévoir des résultats inférieurs à ceux de l’année précédente n’est pas envisageable lorsque l’on veut être racheté par Sony. Il se pourrait donc que Bungie ait été tenté de tromper le public et ses employés en affirmant qu’aucun licenciement ne surviendrait après l’acquisition, tout en tentant de minimiser l’ampleur de ces derniers auprès des employés restants.

Des membres emblématiques tels que le compositeur Michael Salvatori ou l’artiste Loraine McLees, présente dans l’équipe depuis plus de 20 ans, ont été considérés comme des « mauvais » éléments et n’ont pas été conservés.

Une réalité sans cœur

Certains diront que c’est juste la manière dont fonctionne le monde des affaires, mais cette affaire fait preuve d’une absence totale de remords et de prise de responsabilité. Lorsque 100 personnes se retrouvent sans emploi à cause de décisions prises en haut lieu, il est important de se rappeler que ces individus sont bien réels, et non de simples chiffres sur un tableau.

En conclusion, Bungie aurait tout intérêt à apprendre de ses erreurs et à mettre en place une gestion plus empathique et responsable pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l’avenir. Le succès d’une entreprise ne doit pas se faire au détriment de ses employés, qui sont avant tout des êtres humains ayant des besoins et des aspirations.

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