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Diablo 2 : Resurrected – Mes impressions sur la bêta ouverte

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La beta de Diablo 2 : Resurrected est ouverte, il est temps de se pencher dessus ! Ça va barbarder !

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Laissez de côté l’affaire Blizzard un instant et écoutez-moi.

Et voilà, nous y sommes, première phase de beta ouverte pour Diablo 2 : Resurrected. Ce serait un euphémisme que de dire que ce jeu est attendu au tournant.
Que ce soit à cause de la situation délicate de l’entreprise, du fait que la licence Diablo soit au point mort depuis la sortie de Diablo 3 : Reaper of Souls en 2014, du fait que Immortal tarde à sortir après une annonce étant reconnue comme l’une des pires de l’industrie, que Diablo 4 cristallise les espoirs extatiques de tout le monde et surtout après les deux premiers remastered de Blizzard, Starcraft, et Warcraft 3, le moins que l’on puisse dire c’est que Diablo 2 va devoir réussir un exploit.

Il va devoir glorifier la licence, une fois encore, dont il était l’emblématique représentant jusqu’alors.

À l’époque de la sortie de Diablo 2, à l’aube des années 2000, ce dernier est un succès planétaire avec plus de quatre millions d’exemplaires écoulés. Comme pour nombre de choses à ce moment, Blizzard venait de poser les bases d’un nouveau genre avec le premier opus, avant de perfectionner la formule avec le second et son extension : Lord of Destruction.

Force est de constater que les remastered, rework, remake, reforged et consorts ont le vent en poupe ces derniers temps sans que ce ne soit l’apanage du seul milieu vidéoludique, mais de plus ou moins tout le domaine artistique du divertissement. Il serait aisé de spéculer sur la fainéantise supposée dudit milieu qui semble beaucoup trop miser sur ce qu’ils ont fait, comme s’ils étaient dans l’incapacité paralysante de créer du neuf ou de réellement renouveler ce qu’ils ont déjà conçu.
Mais, si la réflexion pourrait s’avérer intéressante, je préfère la laisser de côté et dissiper vos doutes immédiatement : ce Diablo 2 : Resurrected est bon et mérite son prix, à fortiori si vous n’avez jamais joué à l’original.

Bien évidemment, le contenu de la beta est restreint, limitant les classes disponibles à cinq, et les actes à deux. C’est ainsi le Barbare, l’Amazone, la Sorcière, le Druide et le Paladin qui vont arpenter les terres de Sanctuaire pendant les deux phases de beta.

Une impression unique !

Avec mes vingt-sept petites années au compteur, je n’avais que six ans quand Diablo 2 est sorti. Mon entrée dans la licence a donc eu lieu avec Diablo 3, pour rejoindre un ami en 2013. Alors, fatalement, quand j’ai mis la main sur un exemplaire de Diablo 2 en 2015, avec un jeu en 800×600, j’ai vite déchanté et je n’ai même jamais fini l’acte 1. Aussi, quand Diablo 2 : Resurrected a fait son entrée en grande pompe, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion, trop heureuse de découvrir un monument fondateur du jeu vidéo.
Et je dois admettre qu’il m’a donné une impression que je n’avais jamais connue sur aucun autre jeu auparavant : celle de jouer à un vieux jeu dans ses mécaniques, avec néanmoins le vernis d’un jeu de 2021.


C’est une impression très déroutante au départ que d’avoir des effets sonores, des doublages, des animations et des mécaniques empreintes de la rigidité caractéristique des jeux de l’époque, avec les meilleurs graphismes que la licence Diablo ait à ce jour. Il y a véritablement une dichotomie très plaisante tant cette réédition du jeu est qualitative en terme de réalisation.

Sans surprise, le gros point fort époustouflant de D2R, ce sont bien ces nouveaux graphismes et ces animations qui tout en parvenant à garder l’ambiance et le caractère d’autrefois, proposent quelque chose de réellement nouveau. Contrairement pas mal d’autres studios, ici le travail est très qualitatif. Il ne s’agit pas d’un remastered vendu au prix fort avec juste de nouvelles lumières et une skybox retravaillées.

Absolument tout est revu et modernisé, tant dans l’esthétique, que l’ergonomique avec de nouveaux menus plus ergonomiques afin de répondre aux standards de jeux modernes, tout en permettant une adaptation au marché des consoles avec un jeu à la manette.

Parlons-en de la manette d’ailleurs !

J’avais déjà été impressionnée par le confort de jeu de la version console de Diablo 3, qui s’avérait même meilleur que la version PC juste par l’ajout d’une roulade qui dynamisait fortement les phases de combat du titre via le stick droit de la manette. Bien évidemment, un tel ajout est ici impossible car ce qui a motivé les équipes de Blizzard, c’est bien le soucis du respect du matériau d’origine.

Mais force est d’admettre que cette réédition de Diablo 2 est tout simplement plus savoureuse dans son gameplay manette en main, malgré quelques défauts léger, mais pas rédhibitoires pour autant. Je suis donc surprise sans véritablement l’être du confort manette en main. C’est tout simplement un régal.

Gros avantage selon moi, le jeu gère très bien le double périphérique. Vous pouvez parfaitement passer du clavier/souris à la manette, et vice versa via un clic souris ou un mouvement de joystick. Vous pouvez donc bénéficier du confort de jeu de la manette, et de la praticité d’une souris et d’un clavier dans les menus des marchands par exemple, le tout sans effort ! Les menus s’adaptent en temps réel pour avoir la meilleure ergonomie pour le périphérique utilisé sur le moment.

Je n’ai, en toute honnêteté, trouvé qu’un défaut à la manette : tout comme l’attaque de base et le ramassage d’objet sont sur le clic gauche de la souris, ces actions se retrouvent sur le bouton A ( d’une manette de Xbox ). Associé à l’aide au ciblage des objets et des ennemis de la manette, au demeurant malgré tout très performant, vous ramasserez parfois sans le vouloir des objets en appuyant sur la touche supposée vous permettre de répandre la bonne parole chez les mécréants !

Rassurez-vous néanmoins, les raccourcis de la manette sont paramétrables au même titre que ceux du clavier, ce soucis n’en est donc pas vraiment un dans sa finalité.

Ici vous pouvez voir le système d’assignation des compétences à la manette, qui via l’actionnement d’une gâchette permet de passer ponctuellement sur une seconde barre d’action, ainsi que l’inventaire manette du jeu. Tout est clair, léché, intuitif. Et croyez-moi, c’était pas le cas de Diablo 2 original… Ci-dessous, la même chose, mais pour les périphériques souris/clavier.

La différence est évidemment flagrante, mais libre à vous de trouver ce qui vous convient et d’en faire le meilleur usage. Comme souvent à son habitude, Blizzard propose, vous disposez.

Conclusion ?

Si on ne prend que cette première beta ouverte en compte, et bien en vérité, il n’y a tout simplement rien à en dire de mal. On a quelque chose de fini, plutôt léché considérant le degré de respect de l’original en ayant malgré tout des éléments modernisés. Le travail est clairement d’ampleur rien que par les graphismes : comme susmentionné, il s’agit là tout simplement du plus beau jeu Diablo à l’heure actuelle. Les voix, les effets sonores, les compétences… Absolument tout est conforme et similaire au jeu d’origine. Et je suis la première surprise à trouver autant de plaisir et de confort à jouer à ce jeu.

Pour sa quarantaine d’euros, le titre s’annonce comme étant un investissement tout à fait honnête. Ils ont appris, à la dure il faut l’admettre, de leurs erreurs sur Warcraft 3 Reforged et ils ont évité de reproduire cet écueil avec Diablo 2 : Resurrected. Comme quoi il suffit de, toutes proportions gardées, relativement peu de choses pour remettre un chef d’oeuvre à jour…

A propos de Johanna

27 ans, célibataire, séduisante et disponi... quoi ? C'est pas ici pour racoler ? Bon. Et bien dommage ! Vous savez pas ce que vous loupez. Plus sérieusement, j'ai bien 27 ans. J'écris depuis mes 14 ans et Djin, l'ancien propriétaire et rédac-chef du site que je nommais affectueusement le Carlin, m'a dit "Wesh, je cherche des pigeo... des bénévoles pour le site !". Et moi j'ai dit oui. D'un caractère méchant, arrogante, prenant plaisir à exercer ses talents de personne foncièrement méchante quotidiennement, le tout avec un nappage de mauvaise foi et une cerise d'esprit de contradiction. Capacité à imiter le canard comme personne. Mentalement dérangée. Doctorat en calembour. Joignable sur Discord ici : Johanna#3616