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Returnal [TEST]

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Que vaut Returnal ? Retrouvez notre test du Rogue-like de Housemarque.

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Si vous n’avez jamais entendu parler du studio Housemarque, vous avez peut-être déjà joué à l’un de leurs titres : Super Stardust, Resogun ou encore plus récemment Nex Machina. Des jeux développés avec des budgets modestes mais qui ont su régaler les fans de shoot’em up à l’occidental.

Cette fois, le petit studio finlandais passe à la vitesse supérieure avec Returnal, un TPS Rogue-like explosif qui a tout d’une production triple A.

Grande première pour un jeu made in Hoursemarque, il y a une véritable histoire ! Vous incarnez Sélène, une exploratrice spatiale qui rappelle un peu Ripley des films Aliens.

Au début de l’aventure, notre spationaute capte un signal inconnu en provenance d’Atropos, une planète non cartographiée. Pas de bol, à l’entrée dans l’atmosphère, son vaisseau prend feu et se crash à la surface. Dès les premiers pas hors du vaisseau, on se dit qu’on est mal barré en découvrant les ruines d’une ancienne civilisation qui ressemblent comme 2 gouttes d’eau à la Lune LV-223 du film Prometheus.

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Malheureusement, vous n’aurez pas trop le temps de faire du tourisme car, après un petit tuto, vous ferez face à un élite qui aura vite fait de vous envoyer ad patres.

A chaque mort, vous revivez, par flash, le crash du vaisseau et vous vous éveillez exactement là où vous avez commencé. Rogue-like oblige, vous repasserez souvent par la case départ mais sans toucher les 20 000.

En plus d’être coincé dans cette boucle temporelle, vous serez constamment assailli de visions d’horreur et d’apparitions plutôt flippantes. Vous aurez même l’occasion de tomber sur vos précédents cadavres, signe que vous êtes coincé ici depuis un bon bout de temps ou alors que vous perdez complètement la boule.

Le titre offre une ambiance “sci-fi horror” délicieusement oppressante. Par moment, on se croirait même dans P.T. avec des séquences exclusivement narratives jouées en FPS. Je pense notamment à la maison de Sélène qui s’est retrouvée, comme par magie, au beau milieu de la pampa d’Atropos.

Bref, on a rapidement envie d’en apprendre plus mais pour cela, il faudra recoller les morceaux de l’histoire et surtout survivre !

returnal review ps5 combats

Si l’histoire de Returnal est fichtrement intrigante, c’est bien le système de combat qui retient le plus notre attention. Pad en main, les sensations sont tout de suite excellentes, c’est rapide, plaisant et réactif.

Tout est fait pour favoriser un gameplay dynamique, Sélène n’a pas de barre d’endurance, elle peut donc sprinter et dasher sans limite. Cette liberté de mouvement est indispensable pour espérer survivre aux déluges de projectiles que vous balancent à la figure les ennemis. On reconnait tout de suite l’ADN des jeux Housemarque inspiré directement des vieux shoot’em up de Treasure.

Heureusement, pour survivre à ce “bullet hell“, la fenêtre d’invincibilité de l’esquive et l’aide à la visée sont très généreuses, il suffit de regarder et tirer dans la direction approximative de votre cible pour la toucher.

On retrouve aussi cette dynamique avec les armes qui régénèrent leurs munitions automatiquement. De plus, le studio a eu la brillante idée d’inclure le système génial de recharge de Gears of War : lorsque vous videz le chargeur, il suffit d’appuyer au bon moment pour recharger votre flingue plus rapidement et bénéficier d’un bonus de dégâts.

Et pour inciter au beau jeu, une jauge d’adrénaline s’active si vous enchaînez les frags sans vous faire toucher avec, à la clé, des bonus aléatoires bien puissants (tirs à tête chercheuse, augmentation des dégâts, vision améliorée…)

Parlons des armes justement ! Au début, vous commencez avec un pistolet asthmatique, mais en farfouillant dans les coffres ou en éliminant des ennemis, vous mettrez la main sur l’une des 9 autres armes du jeu.

Vous ne pouvez porter qu’une seule arme à la fois mais elles ont toutes un tir secondaire et l’arsenal est assez varié, ça va du fusil à pompe, en passant par le lance-grenades, jusqu’au flingue alien qui balance des projectiles qui font des allers-retours entre vous et votre cible.

Chacune de ces armes dispose de traits aléatoires que vous débloquez à force de l’utiliser : tirs qui soignent, balles qui ricochent contre les murs, portails qui balancent des lasers et autres joyeuseries.

Dans le même ordre d’idées, les éliminations et certains objets font monter une jauge de maîtrise. A chaque rang de maîtrise, vous trouverez des armes disposant d’un niveau de puissance de plus en plus élevé avec davantage de traits.

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Comme dans tout Rogue-like qui se respecte, vous obtiendrez une tonne d’améliorations au cours de votre progression.

Les reliques peuvent se trouver dans la nature ou s’acheter contre des obolithes, une monnaie que l’on récupère après chaque frag. Ces reliques confèrent des bonus de dégâts ou encore la possibilité de revenir à la vie après un coup fatal.

Les parasites, quant à eux, sont des petites bestioles aliènes qui viennent se greffer sur votre combinaison et donnent des bonus très puissants (ex : regain de vie lorsque la santé est basse) mais également des malus (ex : brouillage de la carte).

D’ailleurs ce rapport gain/risque est omniprésent sur Atropos avec tout un tas d’objets contaminés qui ont une chance plus ou moins élevée de vous mettre dans de sales draps. Heureusement, vous pourrez vous en débarrasser en réalisant quelques mini-objectifs (récupérer 200 obolithes, ouvrir 3 coffres…).

Il faut avoir un peu de chance pour tomber sur les meilleures améliorations mais dans tous les cas, prenez bien le temps de réfléchir à votre build. C’est souvent la clé du succès, plus que la vitesse de vos réflexes 😉

C’est vrai qu’entre toutes ces améliorations et les différents systèmes de jeu, on s’y perd un peu au début mais après quelques runs, tout cela commence à se mettre en place naturellement.

returnal test ps5 parasites

A chaque respawn, la disposition de la carte change de façon procédurale de sorte à avoir une expérience un peu différente à chaque run. A force, on reconnait inévitablement certains lieux mais même après plus de 40 heures de jeu, il m’arrive de tomber sur des pièces ou des arènes que je n’avais jamais vues. De plus le studio a parfaitement intégré le concept du rogue-like à la narration, non seulement avec la notion de boucle temporelle mais aussi en ajoutant, au fil des parties, de nouveaux journaux audio, des collectibles ou encore des tablettes aliènes qui nous en apprennent davantage sur l’histoire et le lore du jeu.

Sans vouloir donner trop d’indices sur le déroulement de l’histoire, sachez qu’il existe plusieurs biomes avec des environnements très différents sur Atropos. Par exemple, les ruines luxuriantes dont je vous ai parlé offrent un level design assez confiné tandis que le second niveau affiche de vastes plaines désertiques.

Si vous jouez en ligne, vous tomberez aussi sur les dépouilles d’autres joueurs. Comme dans Dark Souls, si vous interagissez avec, vous verrez ses derniers instants. Ensuite, à vous de choisir si vous désirez piller le cadavre ou le venger. Attention, car si vous choisissez la seconde option, vous devrez faire face à un ennemi élite assez costaud.

ps 5 returnal

Je tiens à préciser quelque chose d’important. Avec ses cinématiques et sa narration travaillée, on pourrait penser, à première vue, que Returnal est un TPS action aventure façon Uncharted, sachez qu’il n’en est rien.

Returnal est un bien Rogue-like, un genre qui impose un certain niveau de difficulté. A chaque mort, vous recommencez au site du crash en perdant presque tout ce que vous avez obtenu lors de votre run précèdent : arme, améliorations, consommables…

Ne comptez pas non plus retrouver un hub comme dans Hades où vous pourriez dépenser des points de compétences pour vous faciliter la tache lors des prochains runs. Non, tout se gagne sur le terrain.

Toutefois, on pourrait qualifier Returnal de “Rogue-lite” car vous obtiendrez une sorte de checkpoint à mi-parcours et vous conservez quelques éléments après une partie, tels que les objets à collectionner, la progression des traits des armes mais surtout vos compétences intrinsèques.

En effet, au fil de votre progression vous obtiendrez différents accessoires vous donnant la possibilité de débloquer certains passages auparavant infranchissables. Par exemple, vous looterez assez tôt un Katana qui permettra de trancher les lianes obstruant un accès ou encore un grappin pour jouer les Batman. J’ai beaucoup aimé cet aspect exploration à la Metroidvania que l’on retrouve même jusque dans la carte 3D.

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Sachez également qu’une fois le boss d’un biome éliminé, vous débloquez un portail vers le prochain biome, pas besoin de se taper le boss du niveau à chaque fois.

Bref, tout n’est pas perdu après la mort, mais vous ne conservez rien qui apporte un avantage décisif en combat.

Cette difficulté complètement assumée (pas de mode facile) peut se révéler parfois frustrante. Avec des bonnes améliorations récupérées tôt dans le jeu, j’ai pu faire des runs de 3 ou 4 heures sans mourir, à la fin j’étais même quasiment invincible. Mais j’ai aussi enchainé une dizaine de morts en moins d’une heure à cause de loots et malus malchanceux.

C’est d’autant plus frustrant qu’il est impossible de sauvegarder au milieu d’un run. Cela rappelle un peu l’époque des consoles 16 bits ! Si vous mourrez ou si vous éteignez la console, le résultat sera le même, retour à la case départ. Il faut donc planifier un minimum son temps de jeu, ou bien utiliser la solution de fortune : mettre la console en veille.

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Visuellement le jeu est très sympa, certains biomes sont clairement plus jolis que d’autres mais ils offrent tous une atmosphère très particulière. La direction artistique est toujours maîtrisée avec des inspirations tirées des créations de H.R Giger ou d’H.P. Lovecraft.

Côté bestiaire, y a du monde au balcon ! Vous allez dézinguer des poulpes géants, des félins à tentacules, des robots rouillés ou encore des ninjas aliens. Là aussi, leur design est remarquable avec des animations très travaillées. Ils disposent d’ailleurs tous de points faibles et de schéma d’attaque qu’il vaut mieux apprendre à reconnaître.

Le jeu tourne en 60 FPS la plupart du temps, certains passages bien chargés font vaciller de temps en temps le framerate mais dans l’ensemble, le jeu est très fluide. C’est d’autant plus impressionnant que le titre bénéficie d’un rendu raytracing et qu’aucun temps de chargement ne vient couper l’aventure.

Au niveau de la résolution, je n’ai pas compté les pixels mais je pense qu’on a affaire à du 4K dynamique. Peu importe au final car le rendu reste très convaincant.

Jusqu’à présent, seul Astro’s Playroom avait tiré partie à 100% des capacités de la manette Dualsense, vous pouvez maintenant ajouter Returnal à la liste. Housemarque a su dompter le bestiau qui offre d’excellentes sensations. Vous ressentez les gouttes de pluie sur votre combinaison, l’attraction d’un téléporteur ou encore le frémissement des parasites attachés à votre combinaison. Le rendu est hyper convaincant.

La Dualsense joue aussi un rôle en terme de gameplay, la gâchette L2 se bloque à mi-chemin lorsqu’elle est utilisée pour viser. Une pression complète permet d’activer le tir secondaire des armes. C’est assez déroutant au début et pour être tout à fait honnête, je préfère me passer de la visée et je me contente, la plupart du temps, d’utiliser le tir à l’aveugle qui est finalement assez précis.

Même chose pour la partie audio du jeu qui est totalement maîtrisée, avec notamment des effets sonores 3D bluffants. Avec un casque, l’immersion est totale et c’est super simple de capter la position des ennemis rien qu’avec les sons qu’ils émettent.

returnal review test

Un dernier mot sur la durée de vie, il m’a fallu environ une vingtaine d’heures pour voir défiler le générique de fin mais sachez que l’aventure ne se termine pas complètement après les crédits. Je suis toujours en train de me gratter la tête pour essayer de trouver comment débloquer la fin alternative et malgré une quarantaine d’heures au compteur désormais, je suis toujours addict au gameplay. A chaque fois, je me dis “allez, une petite dernière pour la route” et 3 heures plus tard j’y suis encore.

Et si jamais l’envie de prolonger un peu l’expérience, vous aurez toujours la possibilité de participer aux défis quotidiens qui proposent de compléter un niveau bien défini, l’occasion de comparer vos performances à celles de vos amis et des autres joueurs.

croix petit Positif Points Positifs

  • Une ambiance sonore et visuelle fantastique
  • Une direction artistique de haute volée
  • Les combats très plaisants
  • Une histoire intrigante
  • Les effets haptiques de la Dualsense
  • Un challenge bien relevé

croix petit Négatif Points Négatifs

  • Impossibilité de sauvegarder au milieu d’un run
  • Parfois frustrant lorsque l’on enchaine les malus et les mauvais loots

RETURNAL

Notre avis - 9

9

Excellent

Avec Returnal, Housemarque a su capitaliser son savoir faire pour le transposer dans un TPS exigeant. Un titre indispensable pour tous les fans du genre !

User Rating: 3.96 ( 4 votes)

Returnal
Plateforme : PlayStation 5
Développeur : Housemarque
Éditeur : Sony Interactive Entertainment

Genre : TPS Rogue-light
Sortie : 30 avril 2021
Testé à partir d’une version fournie par l’éditeur

A propos de Djin

Lorsque le Djin des cavernes n’est pas en train de s’énerver sur Destiny, vous pouvez le trouver sur Reddit, il sort parfois de sa tanière pour décompresser avec le dernier event UFC. (Twitter : @Djin_Nxt)

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