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PREDATOR : HUNTING GROUNDS [TEST]

Welcome to the Jungle !

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Omniprésent depuis plus de 30 ans dans l’univers cinématographique (section « nanars » 90% du temps), le Predator s’est fait plutôt discret dans le jeu vidéo ces derniers temps. Depuis les fameux Aliens vs Predator fin 90 début 2000, en oubliant volontairement la version de 2010, récemment l’extra-terrestre a plutôt joué la carte de caméos dispensables dans Mortal Kombat X ou dans Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands. Mais aujourd’hui, à l’instar du T-800 (Terminator), le chasseur alien est donc de retour dans un jeu dédié… Predator : Hunting Grounds.

A toi dont le ciel n’est autre que le plafond de la cuisine, toi dont l’horizon est bouché par l’immeuble d’en face ou dont le jardin se cantonne aux trois plantes IKEA qui ont survécu dans leurs pots… Bref à toi le confiné, voici le moment où je t’emmène dans une jungle guatémaltèque so 80’s.  En quelques mots, Predator : Hunting Grounds est un shooter multi-joueurs asymétrique… en gros 1 Predator vs 4 autres joueurs qui incarnent un petit commando. Un principe de jeu à la mode depuis quelques années dont les principaux représentants font la part belle aux « slashers« , soit Dead by Daylight ou Friday the 13th … comment ? J’ai oublié Evolve ?

Premier contact

Quand il gagne la partie, le Predator affiche sa joie !

22 Go de téléchargement et me voilà déjà rassuré sur un point… la musique, l’entêtant tinnnnn ta-tata-tinnn d’Alan Silvestri est bien au rendez-vous, ouf !
Une fois entré dans le jeu, un menu on ne peut plus classique se présente : Partie rapide (avec choix : Commando, Predator ou Indifférent), Partie Privée, Didacticiel (du Predator), Loot boxes… euh pardon « Valises tactiques » et Personnalisation. Passons sur les premiers éléments pour parler desdites valises, il s’agit des récompenses de fin de mission offrant des éléments cosmétiques. Point important : vous pouvez aussi en acheter contre un peu de Veritanium (monnaie du jeu) mais pas avec de l’argent réel.

Le lien Personnalisation vous donne bien entendu accès aux classes, différentes tenues, etc. mais surtout à votre équipement : armes, accessoires et atouts ; les derniers étant au nombre de trois maximum et vous permettent de gonfler votre résistance, coaguler plus rapidement ou autres. Au passage, notez également que le menu de personnalisation est le même pour les commandos que pour le Predator, qui lui aussi dispose d’atouts mais de trois classes (Chasseur, Eclaireur ou Berseker) contre quatre pour les commandos. Complément d’information sur la progression dans le titre, vous gagnez de l’expérience dans les missions (que vous incarniez le Predator ou un commando) mais il y a deux niveaux d’XP : un général qui vous permet de débloquer les classes par exemple et un autre qui, lui, s’applique aux armes utilisées vous permettant de débloquer des mods (viseurs, chargeurs, etc.).

5 minutes d’attente pour incarner le Predator c’est un peu long… mais bon, c’est le lancement.

Jours de lancement obligent, réglages de rigueur… les serveurs saturent un peu, donc je vais me rabattre sur le didacticiel. Il ne concerne que le Predator, puisque pour incarner les commandos… disons qu’appuyer sur la gâchette et courir suffit. Premier point, contrairement aux commandos qui se jouent en vue FPS, le Predator se joue en TPS, un choix logique au regard des acrobaties arboricoles de l’alien.

Pas de surprises en terme de maniement si ce n’est que le joueur est fortement pris par la main dans les parties aériennes. En effet, lorsque vous êtes dans les arbres vous n’êtes pas totalement « libre » de vos mouvements puisque vous vous déplacez de points jalonnés en points jalonnés. Rien de bien grave dans l’absolu, mais un coup à prendre notamment pour viser une cible située juste en dessous de vous ou pour descendre. Un trophée gagné, 3 niveaux d’XP et 2 loot bo… « valises tactiques » plus tard, le didacticiel est terminé, direction les vrais combats.

Oups, ça va faire « schplarfff »

Adapter n’est pas jouer

Après une bonne dizaine d’heures de jeu en incarnant tour à tour commando ou Predator, mes sentiments sont partagés. D’abord, d’une manière générale, l’ambiance propre au film de John McTiernan est clairement respectée, la jungle ou la sensation d’être une proie lorsque les premiers hurlements du Predator retentissent sont bien rendues. On se surprend d’ailleurs rapidement à écouter attentivement puis à regarder/tirer dans tous les sens. En revanche d’autres points sont plus perturbants : visuellement le jeu est un peu daté, certes en vue large c’est assez joli (encore que) mais il vaut mieux éviter de trop s’approcher des décors, du moins sur PS4 Pro (version testée ici).

Ensuite, si les objectifs du Predator sont évidents, ceux des commandos s’enchaînent sans réel enjeu (ouvrir un coffre, détruire des documents, poser des balises ou attendre la sécurisation du corps du Predator si tué, etc.) et surtout très vite, trop vite ? Les parties sont « timées » (15 minutes). Sur le fond je comprends la logique, mais d’un autre côté cela ne laisse pas beaucoup de place à la « chasse », du coup cela fini régulièrement de manière bourrine et brouillonne faute de temps. A titre d’exemple, en tant que Predator il m’est même arrivé de ne trouver l’équipe de commandos que dans les derniers instants de la partie. Notez que la « victoire » n’est acquise qu’à certaines conditions : une fois tous les membres du commando au tapis (l’auto-destruction du Predator en dernier recours peut aider), une fois que les commandos ont tué et récupéré le corps du Predator, une fois qu’ils ont tout simplement survécu ou une fois qu’ils ont réussi leur extraction héliportée.

Même si il ne faut pas trop zoomer, certains environnements restent jolis.

Enfin, plusieurs remarques en vrac : quelques bugs d’affichage peu gênants à noter, de bonnes sensations de tir (sans être CoD ou Destiny non plus), une visée peu précise (du moins avec les armes de départ), des délais de matchmaking parfois longuets (notamment pour incarner le Predator) ou une IA binaire qui, soit vous fonce dessus, soit ne vous voit pas du tout. Dernier point – positif pour le coup – en rognant sur la surpuissance inhérente au Predator, l’équilibrage est assez réussi, qu’on soit chair à pâté humaine ou « gueule de porte-bonheur », on arrive à se défendre et on peut espérer survivre.

Si le Predator a le temps d’activer l’autodestruction et que vous êtes dans le coin… eh bien…

Bref, vous l’aurez compris à la lecture de ces quelques lignes Predator : Hunting Grounds est un jeu classique mais plutôt sympathique et fun à jouer. En l’état actuel des choses, je ne doute pas un instant que les quelques errements techniques (bugs, lenteurs, etc.) seront vite corrigés. En revanche, même si conforme au film de 1987, avec peu de variété des environnements pour le moment, les joueurs risquent de tourner en rond rapidement, ceci d’autant plus que la progression est assez rapide…
Toutefois, le studio illfonic annonce dans ses fiches que le jeu est « inspiré de la série de films cultes » et donc pas nécessairement que du premier volet… environnement urbain du 2 à venir par exemple ? A suivre…

Bon on a bien rigolé les copains, maintenant j’attends la suite…

Ah si, avant que je n’oublie : <fan mode on> petite râlerie : où sont passés Dutch, Dillon, Hawkins et autres ? OK une grande partie s’est faite éparpillée il y a 33 ans mais c’est dommage de ne pas les revoir ici dans les skins proposés </fan mode off>.

croix petit Positif Points Positifs

  • I am the PRE-DA-TOR 😉
  • Ambiance du film bien retranscrite
  • La musique originale !
  • Un équilibrage plutôt correct

croix petit Négatif Points Négatifs

  • Cher pour le contenu actuel (39.99€)
  • Visuellement inégal
  • Manque de variété des environnements et donc répétitif pour l’instant
  • Parties trop courtes pour jouer vraiment « stratégique »

Predator : Hunting Grounds

Notre avis - 6

6

Sympa

Le retour des mythes du cinéma viril des années 80 est bien à la mode, il y a 6 mois sortait un surprenant Terminator : Resistance en solo et aujourd’hui un Predator : Hunting Grounds en multi-joueurs. Illustration d’une nostalgie des gamers quarantenaires (dont fait partie votre serviteur) ou incapacité à créer de nouvelles icônes ? Débat que je laisse en suspens pour l’instant. Quoi qu’il en soit, les titres susmentionnés partagent deux points communs majeurs : une réalisation en retrait (visuelle notamment) MAIS un respect total de l’œuvre originale. La perfection n’étant pas de ce monde parait-il, à choisir j’aime autant retrouver mes marques quand il s’agit d’un jeu à licence et ici c’est le cas. Certes beaucoup de points sont perfectibles et si Predator : Hunting Grounds veut mobiliser son audience (et l’élargir) au-delà de quelques semaines, il devra vite s’agrémenter de nouveaux contenus… mais pour l’instant je lui laisse sa chance.

User Rating: 3.93 ( 2 votes)

Predator : Hunting Grounds
Plateforme : PC, PlayStation 4
Développeur : illfonic
Éditeur : Sony Interactive Entertainment

Genre : Shooter Multi-joueurs (asymétrique : 1 vs 4)
Sortie : 24 avril 2020
Testé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur

A propos de OlderPlayer

Joueur depuis 1979, autant dire hier donc. Habitant d'adoption de Nosgoth je vis mes aventures aussi bien chez Sony, Microsoft, Nintendo que sur PC. Collectionneur, si vous avez une Panasonic Q ou une des GBA SP en or massif à vendre pour une poignée d'euros ... allez, je vous en débarrasserai de bon coeur ;-)
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