Fear The Walking Dead : The Dog [1×03]

La panique, la peur et l’état d’alerte ont pris possession de ce troisième épisode de Fear The Walking Dead réalisé par Adam Davidson.

Comme pour les précédents volets, “The Dog” reprend directement après les évènements de “So Close, Yet So Far“. Alors que Travis et sa famille sont toujours bloqués au centre ville, Maddie et ses enfants sont dans l’angoisse de ne pas le voir revenir et redoutent une attaque de zombies.

L’épisode reste dans la continuité de la saison. La peur s’installe et le gouvernement agit enfin en envoyant l’armée. En privilégiant le côté action, le réalisateur cherche à tenir en haleine son téléspectateur. A de nombreuses reprises les personnages sont en danger et confrontés à la réalité des évènements. L’anarchie prenant le pas sur le maintien de l’ordre, la chute de l’humanité n’a jamais été aussi proche. C’est sans aucun doute la raison pour laquelle les passages de l’émeute et celui de l’hôpital sont les plus marquants. Bien que la police fasse tout son possible, elle reste une fois de plus impuissante face à au nombre des émeutiers et au réveil des zombies. A noter que le mot “zombie” et “mort-vivant” ne sont jamais prononcés au moment de leur apparition, les héros les considérant comme malades et disposés à être sauvés, ils les surnomment les “infectés”. Cependant, bien que l’action soit très présente au cours de ce nouveau volet, il est regrettable de ne pas avoir peur pour les personnages principaux, le public les sachant en sécurité pour le moment.

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Malgré tout, “The Dog” ne se concentre pas uniquement sur ça et met surtout en place le futur développement des personnages. Le thème de ce volet est “Avec qui vous voudriez être dans un moment pareil ?” et est parfaitement représenté. Alors que Maddie et Liza prennent conscience de la situation et pourraient bien devenir amies, Travis, en tant que bon démocrate, refuse d’admettre la réalité et s’oppose à tuer les infectés. Sa position se confronte à celui de Nick et à Daniel Salazar, lui aussi papa, qui n’hésite pas à traiter la famille de Travis de faible. Celui-ci se montre particulièrement intéressant en faisant preuve d’un énorme sang-froid et en prenant la distance nécessaire face aux évènements que connait Los Angeles. Mais surtout, ses décisions permettent de créer un lien avec le public qui connait déjà les conséquences de cette épidémie et comment se défendre. Quand il dit qu’il est déjà trop tard malgré l’arrivée des secours, il annonce explicitement ce que pense le téléspectateur devant son écran. Il confie également à sa famille que les gens biens sont les premiers à être tués. Daniel prend les mesures nécessaires pour rester en vie et met de côté ses concepts moraux afin de sauvegarder les siens.
Idem pour Nick dont la capacité à survivre impressionne d’épisode en épisode et a la capacité de devenir l’un des protagonistes les plus passionnants. Bien qu’il paraisse égoïste, l’adolescent montre tout son courage en volant l’arme de ses voisins, comprenant que les infectés représentent un danger mortel. Pourtant, il reste un drogué en mal de bien être. Les médicaments sont le moyen pour lui de rester conscient en évitant de souffrir et deviennent, par la même occasion, une obsession. Il sait que son addiction deviendra un enjeu majeur pour son avenir et n’hésite pas à le rappeler continuellement à sa mère.

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Le romantisme, un thème qui ne semble pas avoir sa place dans l’univers de Fear the Walking Dead, offre pourtant l’une des scènes les plus tristes du volet. Patrick et sa femme, Susan, ont montré tout l’amour qu’ils éprouvaient en ouvrant leur bras l’un à l’autre. Robert Kirkman joue sur cet élèment positif afin de le transformer en un enjeu cruel. Alors que Patrick veut l’enlacer, elle veut le tuer et le manger. La fin cruelle de la scène la montre étendue, lui en pleurs, sali par le sang de son épouse face à une Maddie choquée devant la conclusion de l’histoire d’amour de ses voisins.
Enfin, il est certain que les scénaristes ont une idée derrière la tête pour Chris et Alicia dont la relation semble tout d’abord tendue et qui pourrait bien se finir de manière romantique.

Avec l’arrivée du corps militaire, la série pourrait prendre un nouveau tournant. L’anarchie et le chaos du début sont rapidement remplacés par l’ordre qu’apportent les soldats et l’armée. L’épidémie a une telle ampleur que les soldats ne font pas de différences entre un infecté et une personne salie par le sang d’un zombie. Robert Kirkman cherche ici à mettre en scène la façon dont Los Angeles gère cette anarchie avant de se transformer en une ville fantôme et hantée par les corps des morts-vivants.  Un thème intéressant qui suscite la curiosité et qui donne envie de voir la suite.

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