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[TEST] Dying Light

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Après deux sympathiques Dead Island, les polonais de Techland reviennent sur le devant de la scène avec Dying Light. La formule reste la même : un fps open world et des zombies ! Les nouveautés ? Du parkour et un nouveau moteur graphique, le Chrome Engine 6 !

Harran, ça vous gagne !

Harran, cité moderne du Moyen-Orient, est en proie à une épidémie de zombies, la ville a été placée sous quarantaine : impossible d’en sortir ! A l’intérieur de cette jungle urbaine s’affrontent zombies, bandits et survivants.

C’est dans ce contexte que vous entrez en scène, vous incarnez Kyle Crane, un agent d’une organisation pseudo-humanitaire appelée GRE. Votre mission ? Récupérer des dossiers ultra confidentiels dérobés par l’un des leaders de la zone de quarantaine.

Dès votre arrivée sur les lieux, un accueil « chaleureux » vous est réservé, sans rien dévoiler de l’introduction, les évènements vous mèneront à établir votre camp dans une tour défendue par les survivants. Soucieux de garder votre couverture, vous jouerez  un double jeu afin de mener à bien votre mission et…de survivre.

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Far Light

La tour joue le rôle de hub, vous prenez vos missions et faites le plein de matos sur place avant de partir à l’aventure. La carte regorge d’activités annexes plus ou moins intéressantes et on sent clairement l’inspiration des productions Ubisoft avec des tonnes de choses à faire et à collecter.

On a d’ailleurs parfois l’impression de jouer à Far Cry  avec les plantes à ramasser, des avant-postes à nettoyer, des tours à escalader. Cependant les quêtes secondaires sont très plaisantes, et malgré quelques missions Fedex, elles constituent la partie la plus intéressante du jeu avec des personnages haut en couleur et des situations inattendues.

Tout le contraire du scénario principal où la plupart des protagonistes sont clichés et proposent des dialogues affligeants plombant complètement l’histoire. Mention spéciale au dernier boss, caricatural jusqu’au bout avec la traditionnelle séquence de QTE finale.  Heureusement, la possibilité de jouer jusqu’à 4 révèle réellement le potentiel du jeu.

Une fois dehors, vous êtes libre de vagabonder où bon vous semble. Harran n’est pas le monde ouvert le plus grand qu’on ait eu l’occasion de voir, mais la ville s’étend aussi bien horizontalement que verticalement. Vous pourrez d’ailleurs l’explorer de fond en comble grâce aux capacités yamakaziesques de votre personnage.

Malheureusement, quelques soucis de level design cassent la fluidité des parkours, comme par exemple ces toits d’où il est parfois difficile de descendre ou certains rebords difficiles à agripper.

Globalement Techland a réalisé un travail solide sur les capacités de mouvement de votre personnage, bien que la vue FPS donne parfois des hauts le cœur avec de nombreux mouvements de caméra pas forcément nécessaires. Il est relativement aisé de sauter de toit en toit et de semer les zombies les plus lents.

Si vous décidez de les affronter, il faudra jouer de la clé à molette, puisque les armes à feu sont plutôt rares en début de jeu et que la moindre rafale de balles attire les infectés du coin.

Knockin’ on zombies heads

Les combats au corps à corps sont très réussis. On sent clairement le poids des coups, les impacts des armes sont magnifiquement retranscrits sur les corps des zombies qui explosent dans des gerbes de sang et de morceaux de chairs putréfiés. Les coups de grâce laissent place à des finish en slowmotion du plus bel effet, le tout accompagné de bruitages bien dégoulinants.

Malheureusement les armes ont une durée de vie relativement courte, votre superbe tuyau de plomberie avec 178 d’attaque ne vaudra plus grand chose après quelques packs de zombies éclatés. Il est tout de même possible d’améliorer la durabilité de vos armes mais aucune ne sera éternelle.

Malgré un excellent ressenti des armes à feu, le gunplay est assez fastidieux sur console, il faut appuyer sur R3 pour zoomer et aucune des armes ne possède de mire laser, la visée manque donc de souplesse et de précision. D’autant plus que, lors des affrontements à distance, des problèmes de lisibilité peuvent survenir, il est parfois difficile de voir d’où vient la menace.

Le bestiaire côté zombie n’est malheureusement pas très variés ni original, on retrouve les archétypes de Left 4 Dead avec les zombies qui crachent de l’acide, les gros costauds avec une tonne de points de vie, les infectés très agiles et rapides. On est en terrain connu et ils ne poseront pas énormément de problèmes.

Tout le contraire d’Harran de nuit, où le niveau de stress monte en flèche ! La visibilité est quasi nulle, l’utilisation de la lampe torche cafte votre position et surtout les rapaces sortent de leurs tanières. Ces bestioles, hargneuses et malodorantes, sont extrêmement dangereuses, le chasseur devient la proie et il s’agira d’éviter le contact au maximum avec ces créatures de la nuit.

Sky Light

A la façon d’un Skyrim, chaque action de votre personnage engrange de l’expérience à dépenser dans un arbre de talent divisé en 3 branches : la survie, l’agilité et le combat. Il existe de nombreux skills à débloquer et Crane montera constamment en puissance. Les zombies du début qui nécessitaient un placement précautionneux et une subtile gestion de la stamina ne seront que du menu fretin avec quelques niveaux de plus et une arme customisée.

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Crane doit être le cousin caché de McGyver car il est possible de fabriquer tout un tas d’objets avec un téléphone, une boîte de conserve et du scotch : kits de soin, bouclier givrant, explosifs ou encore mods à installer dans vos armes, il y en a pour tous les goûts.

Pour se concocter un katana-chalumeau-électrique capable de trancher d’un coup une demi-douzaine d’infectés, il sera nécessaire de fouiller un peu partout à la recherche de composants. Les plus précieux d’entre eux étant dans des coffres scellés, il faudra jouer du crochet. Là encore, le système est directement inspiré des productions Bethesda (Skyrim, Fallout 3…).

Autre aspect intéressant du système de progression : chaque mort vous enlèvera une partie de vos points de survie, de quoi rajouter une dose de stress lors des sorties nocturnes.

Des zombies finition chrome

La direction artistique de Dying Light est assez inégale, le bidonville crasseux d’Harran est quelconque, avec ses quartiers jonchés de cabanes génériques et des HLM dégueulasses. Heureusement, le bord de mer et la vieille ville à l’architecture orientale sont beaucoup plus flatteurs à l’œil.

Il en est de même d’un point de vue technique, le framerate plafonné à 30 fps est à la peine lorsque trop de choses se passent à l’écran. Il aurait était plus judicieux de réduire les post effects pour augmenter la distance de LOD (level of detail) qui affiche les détails tardivement.

Enfin, la lisibilité du jeu est parfois sévèrement mise à mal avec des nombreux filtres visuels qui obscurcissent ou floutent inutilement la caméra.

L’ambiance sonore, quant à elle, s’en tire bien avec une BO de qualité et des bruitages réalistes. Il faut par contre oublier les voix françaises pas toujours justes et une synchronisation labiale à la rue.

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croix petit Positif  Points Positifs

  • Harran, ça change des villes américaines
  • Les quêtes secondaires inspirées
  • La nuit oppressante
  • La coop, géniale !
  • Bande son de qualité
  • La violence des combats au CàC
  • Le jeu ne manque pas d’humour (persos, easter eggs)
  • Bonne durée de vie
  • Le free running
  • Graphiquement convaincant

croix petit Négatif  Points Négatifs

  • Histoire principale peu engageante
  • Ça rame un peu
  • La dernière mission et le combat final sont atroces
  • Le gunplay pas au niveau des combats au corps à corps
  • Le bestiaire limité
  • Une impression de déjà vu
  • Les doublages français

Dying Light

Notre avis - 7.5

7.5

Bon

Pour un premier essai sur Next Gen, Techland produit un jeu avec des bases solides mais dont le contenu est trop timide en terme d’innovation. L’impression de déjà vu et la faiblesse du scénario le prive du statut de grand jeu. Cependant, les amoureux des mondes apocalyptiques et surtout les amateurs de co-op, sauront apprécier le jeu à sa juste valeur. Enfin, le contenu est généreux car il faut au moins compter 40h pour boucler l’ensemble des activités. Dying Light est la bonne surprise de ce début d’année.

User Rating: 3.65 ( 1 votes)
 

Dying Light
Plateforme : PS4, Xbox One, PC
Développeur : Techland
Genre : FPS
Éditeur : Warner Bros
Sortie : 27 janvier 2015
Test réalisé sur PS4 à partir d’une version commerciale

A propos de Djin

Lorsque le Djin des cavernes n’est pas en train de s’énerver sur Destiny, vous pouvez le trouver sur Reddit, il sort parfois de sa tanière pour décompresser avec le dernier event UFC. (Twitter : @Djin_Nxt)

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