The Blood of Dawnwalker débarque comme une évidence : Rebel Wolves, fondé en grande partie par d’anciens membres de CD Projekt Red, a clairement voulu signer un héritier spirituel de The Witcher 3. Et ça se voit dès les premières minutes. Koen, un jeune homme des Carpates du XIVe siècle, se retrouve transformé en Caminante del Amanecer (Marcheur de l’Aube) : humain le jour, vampire la nuit. Son objectif ? Sauver sa famille, prisonnière du prince vampirique Brensis, et comprendre ce qui ronge le Val de Sangor.
La narration est le vrai point fort du jeu. Les quêtes principales et secondaires sont écrites avec un soin rare, comparable aux missions personnelles de Cyberpunk 2077 : les arcs de Lakra et Vicho révèlent autant sur Koen que sur le lore du monde. Chaque décision compte. J’ai perdu un PNJ nommé Vlad simplement parce que la jauge de soif de Koen était trop basse pendant un dialogue, déclenchant une attaque incontrôlée. Ce genre de conséquence systémique, c’est exactement ce que je cherche dans un RPG.
La structure narrative emprunte à The Legend of Zelda : Breath of the Wild : collecter des alliés, affaiblir les lieutenants de Brensis, avancer vers le boss final. Mais rien n’est figé. Il est techniquement possible d’attaquer le château dès le prologue si tu es suffisamment préparé.
Mécanique du temps et système de combat : le bon et le moins bon
Le jeu impose une limite de 30 jours/nuits in-game pour sauver la famille de Koen. Chaque journée se divise en 16 segments, et certaines actions en consomment. Dépasser la limite ne déclenche pas de game over : la famille meurt, Brensis se renforce, et Koen bascule vers la vengeance. Des joueurs ont calculé qu’accomplir toutes les activités demanderait 38 jours, soit 8 de trop. En utile ? C’est surtout une mécanique de marketing. Si tu ignores les nids de monstres et les camps de bandits sans intérêt narratif, le temps ne pose aucun problème.
| Aspect | Point fort | Point faible |
|---|---|---|
| Narration | Quêtes très bien écrites, choix impactants | Quelques tâches anecdotiques sans valeur |
| Combat | Duels rythmés, feeling proche de Sekiro | Trop de combats répétitifs en fin de jeu |
| Progression | Arbres de talents profonds, double build jour/nuit | Chaque talent coûte un segment de temps |
| Technique | Visuels réussis, animations faciales expressives | Chutes de framerate, bugs persistants |
Le combat mélange The Witcher 3 et Kingdom Come : Deliverance : directions d’attaque et de défense, esquives, parade. Bloquer sans dépenser d’endurance crée un vrai rythme, presque une danse d’escrime. La nuit, Koen gagne des griffes, la téléportation courte et la succion de sang. Le jour, il conserve magie et épée. Les deux modes se complètent bien, même si la fin de partie sombre dans la répétition de couloirs d’ennemis sans surprise.
Un héritier prometteur, malgré des bugs qui persistent
Techniquement, le jeu souffre. Unreal Engine 5 n’est visiblement pas encore parfaitement maîtrisé par le studio : freezes, framerate en chute libre à la sortie des menus, et sur double écran, le curseur s’échappe régulièrement pendant les dialogues. Plusieurs patchs ont été déployés depuis le lancement, sans tout régler.
Les points à retenir avant d’acheter :
- Narration et quêtes secondaires extraordinaires
- Système de double forme (humain/vampire) original
- Bugs techniques encore présents
- Combats lassants sur la durée
- Musiques signées Marcin Przybyłowicz, compositeur de The Witcher 3
The Blood of Dawnwalker est un premier jeu ambitieux qui tient ses promesses narratives. Si le prix actuel te semble élevé au vu des défauts techniques, attends un patch majeur ou une promotion. La suite est déjà en développement, et honnêtement, après ce que j’ai vécu avec Koen, je serai là day one.
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