Destiny remake : le retour le plus probable de la franchise

Destiny 2 ressource humaine

Destiny 2 est officiellement mort. Le jeu a atteint sa fin de service en juillet 2026, après des centaines de licenciements chez Bungie et une dernière mise à jour qui ressemblait davantage à un faire-part qu’à une célébration. La communauté est en deuil, Sony garde le silence, et une question brûle sur tous les forums : la franchise va-t-elle simplement disparaître ? Pour moi, il existe une seule piste vraiment crédible. Et cette piste, c’est un remake de Destiny premier du nom, sorti en 2014.

Pourquoi un Destiny 3 n’est pas près d’arriver

Soyons directs : Destiny 3 est une chimère pour l’instant. Sony a clairement écarté cette option, jugée trop risquée et trop coûteuse. Développer un AAA de cette ampleur exige des années, un budget colossal et une équipe stable. Or, Bungie n’est plus l’entité qu’elle était. Les vagues de licenciements ont considérablement réduit les effectifs du studio, rendant un projet de cette envergure quasiment impossible à court terme.

Des projets adjacents à la franchise circulent en interne, mais aucun n’a été officiellement approuvé. Leur genre reste même flou. Destiny Rising, le jeu mobile, survit difficilement et ne peut pas être considéré comme un successeur digne. La réalité est simple : il n’y a rien d’annoncé, et les sources proches du dossier n’indiquent rien de concret à l’horizon.

Face à ce vide, la question du devenir de la franchise Destiny devient urgente. Sony ne peut pas se permettre de laisser dormir indéfiniment un IP aussi historique. La prochaine étape logique, si l’on analyse la stratégie du constructeur japonais, pointe vers une direction bien précise.

Le remake de Destiny 1 : une hypothèse qui tient la route

Sony a une habitude bien documentée : elle ressuscite et décline ses franchises phares sous toutes les formes possibles. The Last of Us a ainsi bénéficié de plusieurs versions remasterisées et remaniées depuis 2013, entre la Part I remake sorti en 2022 à 69,99 euros sur PS5, la série HBO et les éditions successives. Appliquer cette logique à Destiny n’a rien d’extravagant.

Destiny 1 a une trajectoire particulière. Noté seulement 6/10 à sa sortie, il était pourtant prometteur et, surtout, il a évolué de façon spectaculaire grâce à ses extensions successives. Rappelons les différentes couches qui composaient l’expérience originale :

  • Le jeu de base (septembre 2014)
  • The Dark Below, première extension (décembre 2014)
  • House of Wolves (mai 2015)
  • The Taken King, tournant majeur de la franchise (septembre 2015)
  • Rise of Iron, ultime extension (septembre 2016)

C’est un contenu substantiel. Un remake qui rassemblerait tout cela, avec les améliorations ergonomiques accumulées par Destiny 2, représenterait une proposition commerciale solide. Franchement, ça se vendrait. Beaucoup.

Critère Destiny 3 (sequel) Remake Destiny 1
Coût de développement Très élevé Modéré
Délai estimé 5 à 8 ans minimum 2 à 4 ans
Risque commercial Élevé Faible à modéré
Faisabilité avec effectifs réduits Non Oui (avec studio tiers)

Un autre argument plaide pour cette option : une grande partie du contenu de Destiny 1 existe déjà dans Destiny 2. Des destinations entières, des raids, des assauts ont été réintégrés au fil des années. Ce n’est pas un portage clé en main, mais c’est un point de départ précieux qui réduit mécaniquement le volume de travail.

Ce que ce projet demanderait vraiment, et ce qu’il pourrait devenir

La faisabilité technique ne dépend pas uniquement de Bungie. Sony a déjà confié des remakes à des studios externes, une pratique courante dans l’industrie. Bluepoint Games, par exemple, a reconstruit Shadow of the Colossus et Demon’s Souls de zéro pour Sony. Rien n’empêche d’envisager un schéma similaire pour Destiny, où Bungie superviserait la direction créative pendant qu’une équipe externe assurerait le gros du travail de reconstruction.

La question du modèle économique mérite d’être posée. Ce remake n’aurait pas à reproduire l’écosystème live service tentaculaire de Destiny 2, qui a précisément conduit à l’épuisement des équipes et des joueurs. Diablo II : Resurrected, sorti en 2021 par Blizzard, offre un modèle intéressant : un jeu en ligne, avec un contenu saisonnier modeste, sans la pression d’un live service permanent. Ce format peut fonctionner sans engloutir des ressources démesurées.

Les améliorations de confort issues de Destiny 2 seraient les bienvenues dans un tel projet. La montée de rebord, par exemple, a radicalement changé la mobilité dans les zones d’exploration. Ce genre de petites retouches, sans toucher à l’identité du jeu original, enrichirait l’expérience sans la trahir. Inutile en revanche d’importer les systèmes d’armement les plus complexes de Destiny 2, qui ont perdu une partie des joueurs.

La communauté, elle, est clairement en manque. Après des années de contenu recyclé dans Destiny 2, revisiter le premier opus sous une nouvelle forme représente une perspective que beaucoup accueilleraient avec enthousiasme. Ce remake ne serait pas un remplacement de Destiny 2, mais un pont entre la mort d’un chapitre et l’espoir d’un autre. Un signal que Sony prend la franchise au sérieux, plutôt que de la laisser s’éteindre discrètement.

Sony n’a pas toujours montré qu’elle savait quoi faire de ses IP en dehors de ses territoires traditionnels. Mais si le constructeur cherche une entrée prudente, rentable et techniquement accessible pour relancer Destiny, le remake du premier jeu reste l’option la plus cohérente sur la table. Reste à savoir si quelqu’un chez Sony appuiera un jour sur le bouton.

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