Attention : 6 jeux soulslike que vous ignoriez probablement (mais qui valent mieux qu’Elden Ring)

Guerrier armé entouré de créatures magiques dans ruines gothiques

Sortie en 2022, Elden Ring a littéralement redéfini les standards du genre soulslike, accumulant plus de 25 millions d’exemplaires vendus en deux ans. Un chiffre qui dit tout. Mais ce succès phénoménal cache une réalité que les vrais amateurs du genre connaissent bien : plusieurs autres titres méritent amplement d’être placés dans la même conversation, parfois même au-dessus sur certains facteurs précis. Tour d’horizon des rivaux sérieux.

Sekiro et Bloodborne : quand FromSoftware se surpasse elle-même

Parlons d’abord de la maison mère. FromSoftware a produit deux Å“uvres qui rivalisent directement avec Elden Ring, chacune sur un terrain différent — et franchement, si tu n’as joué ni à l’un ni à l’autre, tu passes à côté de quelque chose d’essentiel.

Sekiro : Shadows Die Twice reste, pour moi, le sommet absolu de la mécanique de combat dans un soulslike. Là où Elden Ring mise sur la liberté de build et l’exploration ouverte, Sekiro impose une discipline de fer : chaque affrontement repose sur la précision du parry, la lecture des patterns et la mémoire musculaire. Les boss sont moins nombreux qu’ailleurs, mais chacun est une leçon à part entière. Le Guardian Ape, Genichiro, Isshin… ces noms font frémir quiconque a tenu une manette face à eux. Elden Ring a l’échelle, certes. Sekiro a l’intensité. Et sur ce terrain-là, personne ne le bat.

Bloodborne, sorti en 2015 et donc âgé de plus de dix ans, ne prend pas une ride — hormis son verrou technique à 30 fps qui agace encore légitimement. L’univers gothique et lovecraftien du jeu reste inégalé dans tout le genre : les ruelles de Yharnam suintent une atmosphère que même Elden Ring ne reproduit pas. Ici, le pistolet remplace le bouclier pour les contres, ce qui génère des séquences d’une violence jouissive et ultra-rythmée. Si tu cherches un soulslike où l’ambiance prime autant que le gameplay, Bloodborne est ta réponse.

Jeu Point fort premier Difficulté relative Univers
Sekiro Mécanique de parry Très élevée Japon féodal fantastique
Bloodborne Atmosphère & world-building Élevée Gothique lovecraftien
Dark Souls 3 Roster de boss Élevée Fantasy sombre

Dark Souls 3 exhaustive ce trio interne. Sorti en 2016, il représente l’aboutissement de la trilogie originelle : châteaux imposants, cavernes ardentes, fan service assumé pour les veterans. Son roster de boss est l’un des meilleurs de toute l’industrie — même ses combats les moins inspirés surpassent ce que proposent la plupart des concurrents. Sans cette saga, le genre n’existerait tout juste pas sous sa forme actuelle.

Lies of P, Black Myth : Wukong et Hollow Knight : trois outsiders qui changent la donne

Hors de chez FromSoftware, le genre a longtemps peiné à convaincre. Puis trois titres ont brutalement renversé cette perception, chacun par un angle radicalement différent.

Lies of P, développé par le studio coréen Neowiz, a été la première claque venue de l’extérieur. Le jeu prouve qu’un soulslike tiers peut réellement concurrencer les grands en soignant chaque détail : parry précis, narration surprenante dans un univers de conte de fées tordu peuplé d’automates et de créatures mutantes, et une finition générale qui force le respect. Ce qui distingue vraiment Lies of P, c’est son équilibre. Il n’excelle pas sur un seul point — il est superbe partout. Et son succès a directement ouvert la voie à une nouvelle vague de soulslikes ambitieux, ce qui est peut-être sa contribution la plus durable au genre.

  • Gameplay : parry exigeant, personnalisation de la Légion Arm
  • Univers : Belle Époque dark, références à Pinocchio revisitées
  • Point distinctif : narration à choix multiples influençant la fin
  • Pour qui : les joueurs qui veulent un soulslike complet sans FromSoftware

Black Myth : Wukong arrive avec une proposition totalement différente. Le studio chinois Game Science a adapté le classique littéraire La Pérégrination vers l’Ouest avec une générosité visuelle rarement atteinte dans le jeu vidéo. Dès la première séquence, le ton est posé — cinématique épique, ennemi colossal, spectacle total. Là où Elden Ring laisse le joueur gérer son build avec minutie, Wukong mise sur des enchaînements de combos frénétiques, des transformations en cours de combat et une lisibilité permanente du spectacle. La frontière entre cinématique et gameplay devient floue — et c’est voulu. Si tu aimes que chaque boss soit un événement visuel autant qu’un défi mécanique, ce titre est fait pour toi.

Enfin, Hollow Knight est le cas à part que personne ne peut ignorer. Développé par Team Cherry avec un budget microscopique, ce metroidvania 2D regorge de tout ce qui fait un grand soulslike : exploration organique, progression non linéaire, boss qui testent tes limites absolues. Les environnements claustrophobiques de Hallownest créent une intimité que les grandes étendues d’Elden Ring ne peuvent pas reproduire. Et quand tu crois avoir tout vu, le jeu t’ouvre une nouvelle zone secrète. Ça, c’est la marque des Å“uvres qui durent — un peu comme Elden Ring lui-même.

Le bon soulslike rival dépend finalement de ce que tu recherches. Tu veux de la précision chirurgicale ? Sekiro. Une atmosphère inoubliable ? Bloodborne. Un spectacle permanent ? Black Myth : Wukong. Un univers dense à visiter centimètre par centimètre ? Hollow Knight. Ce que la richesse actuelle du genre confirme surtout, c’est qu’il n’a jamais été aussi accessible d’entrer dans cet univers exigeant — chaque titre constitue une porte d’entrée différente vers la même addiction.

Cecile
Retour en haut