Vous ne devinerez jamais combien de héros historiques Assassin’s Creed a éliminés

Tous les personnages historiques éliminés dans Assassin's Creed : liste complète

La saga Assassin’s Creed s’est distinguée par sa capacité à mélanger fiction et réalité historique. Au cœur de cette expérience ludique se trouve l’élimination de figures historiques emblématiques, transformant les joueurs en témoins actifs de moments cruciaux de l’Histoire. Cette approche narrative unique permet d’analyser les coulisses des événements marquants à travers le prisme de la confrérie des Assassins.

Les victimes historiques des premiers Assassin’s Creed

Altaïr Ibn-La’Ahad inaugure cette tradition sanglante dès le premier opus. Parmi ses neuf cibles principales, deux personnages authentiques perdent la vie sous sa lame. Robert de Sablé, véritable chevalier templier ayant servi durant les Croisades, succombe aux attaques de l’assassin en 1191 selon la chronologie du jeu, bien qu’historiquement sa mort soit datée de 1193.

Plus mystérieux encore, Al Mualim représente une interprétation libre de Rashid ad-Din Sinan, dirigeant réel de l’Ordre des Assassins au XIIe siècle. Cette figure complexe illustre parfaitement la capacité d’Ubisoft à s’inspirer de personnalités historiques tout en adaptant leur destin aux besoins narratifs.

La trilogie d’Ezio Auditore élargit considérablement ce palmarès macabre. Marco Barbarigo de la famille vénitienne authentique figure parmi les victimes, aux côtés de membres réels de la dynastie Borgia. Juan Borgia et Cesare Borgia payent leurs ambitions de leur vie, tandis que Rodrigo Borgia échappe paradoxalement aux lames d’Ezio pour périr sous les coups de son propre fils.

Dans Revelations, Manuel Palaiologos complète cette liste de personnalités historiques éliminées, démontrant que même les figures byzantines n’échappent pas à la justice des Assassins.

L’âge d’or des assassinats politiques dans la saga

Connor Kenway réforme l’approche des assassinats historiques en s’attaquant directement aux fondateurs de l’Amérique moderne. Son parcours sanglant inclut Charles Lee, Benjamin Church, John Pitcairn, William Johnson et Thomas Hickey, tous personnages ayant réellement existé et influencé l’histoire américaine.

Assassin Époque Victimes historiques principales Nombre total
Altaïr Ibn-La’Ahad Croisades Robert de Sablé, Al Mualim 2
Ezio Auditore Renaissance Marco Barbarigo, Juan Borgia, Cesare Borgia, Manuel Palaiologos 4
Connor Kenway Révolution américaine Charles Lee, Benjamin Church, John Pitcairn, William Johnson, Thomas Hickey 5

Paradoxalement, certains épisodes se montrent plus avares en victimes authentiques. Aveline de Grandpré ne peut revendiquer qu’un seul meurtre historique : Jean-Jacques Blaise d’Abbadie, gouverneur de La Nouvelle-Orléans. Cette rareté contraste avec la richesse historique de l’époque coloniale américaine.

Edward Kenway et son compagnon Adéwalé naviguent dans les eaux troubles de l’âge d’or de la piraterie. Bartholomew Roberts, Laurens Prins, Benjamin Hornigold et Woodes Rogers figurent parmi leurs victimes les plus célèbres. Pierre de Fayet complète cette liste maritime, tombant sous les coups d’Adéwalé dans le DLC Freedom Cry.

Les figures révolutionnaires et les assassins modernes

La Révolution française offre à Arno Dorian un terrain de chasse particulièrement fertile. Parmi les personnalités authentiques qu’il élimine, on recense Charles Gabriel Sivert, Louis Michel Leppelletier de Saint Fargeau, Jacques Roux et François-Thomas Germain. Ces assassinats s’inscrivent dans le contexte tumultueux de la Terreur, où la frontière entre justice et vengeance s’estompe.

L’ère victorienne marque un tournant dans cette tradition. Jacob Frye se contente d’une seule victime historique : James Brudenell, septième comte de Cardigan. Sa sœur Evie ne peut revendiquer aucun meurtre authentique, illustrant l’évolution narrative de la série vers des antagonistes plus fictionnels.

Les épisodes Chronicles diversifient géographiquement ces assassinats. Shao Jun se distingue particulièrement en éliminant cinq membres authentiques des Huit Tigres de la dynastie Ming :

  • Zhang Yong, figure politique influente
  • Gao Feng, conseiller impérial
  • Gu Dayong, membre de la garde rapprochée
  • Qiu Ju, administrateur corrompu
  • Wei Bin, général ambitieux

Arbaaz Mir et Nikolai Orelov complètent cette expansion mondiale sans toutefois ajouter de victimes historiques à leur tableau de chasse, préservant certaines figures authentiques de l’Inde coloniale et de la Russie révolutionnaire.

L’héritage sanglant des Origines

Bayek de Siwa et Aya d’Alexandrie marquent l’apothéose de cette tradition en orchestrant l’assassinat de Jules César. Cet événement fondateur de l’Histoire romaine trouve une nouvelle interprétation à travers le prisme des Anciens, précurseurs de la Confrérie des Assassins.

L’implication d’Aya dans la mort de Cléopâtre révèle la complexité narrative de la série. Bien que cet événement ne soit pas directement montré dans Origins, les comics officiels confirment son assistance dans le suicide de la dernière pharaonne d’Égypte, établissant un lien entre les différents médias de la franchise.

Cette approche narrative transforme les joueurs en acteurs directs de l’Histoire, questionnant les versions officielles des événements majeurs. Chaque assassinat historique redéfinit notre compréhension des motivations politiques et des enjeux de pouvoir qui ont façonné notre monde.

La richesse de ce panthéon macabre témoigne de l’ambition créative d’Ubisoft. En mêlant personnages authentiques et fictionnels, la saga Assassin’s Creed offre une relecture fascinante de l’Histoire, où les ombres révèlent parfois plus de vérités que les récits officiels.

Cecile
Retour en haut