Cyberpunk 2077 : des trains enfin présents mais lents

Après une anticipation de plusieurs années, les développeurs de CD Projekt Red ont concrétisé une promesse en intégrant un système de métro entièrement fonctionnel dans le jeu Cyberpunk 2077. La nouvelle infrastructure de transports en commun, composée de cinq lignes de transit rapide de la zone de Night City (NCART), dessert désormais 19 stations à travers la métropole. Malgré leur fonctionnalité de déplacement rapide, ces trains offrent aux joueurs la possibilité de parcourir la ville en temps réel, bien qu’ils soient plus lents que prévu dans cet avenir alternatif de la Californie.

Le réseau NCART et son impact sur l’expérience immersive

L’expérience du métro est surtout visuelle, permettant aux joueurs de profiter d’une nouvelle perspective sur l’immensité urbaine de Night City tout en interagissant avec d’autres personnages du jeu. Cependant, un détail pertinent, relevé lors d’un trajet, concerne la vitesse du train, stable autour de 43 mph. Cette allure modeste est en deçà des systèmes actuels de transports modernes aux États-Unis, qui, bien qu’ils aient des vitesses moyennes similaires, peuvent atteindre des vitesses supérieures, sans mentionner les trains à lévitation magnétique (maglev) en Asie qui filent à des centaines de miles à l’heure.

Perspectives historiques et évolution des transports dans Cyberpunk

Le contexte de Cyberpunk 2077 s’ancre profondément dans la tradition littéraire de la franchise, où les premiers guides du jeu, comme le règlement de Cyberpunk de 1988, ne prédisaient pas de progrès bouleversants dans les solutions de transport pour le nouveau millénaire. Les conflits économiques et sociaux auraient entravé les innovations, conduisant à un monde de 2013 similaire au 20e siècle, rempli de trains bondés et d’aéroports surpeuplés. L’extension « Welcome to Night City » dépeignait toutefois un système de maglev léger circulant à 200 mph en 2013, et une amélioration consignée dans Cyberpunk V3.0 en 2005, faisant état de vitesses pouvant atteindre 300 mph. Cependant, la Quatrième Guerre Corporative a profondément perturbé ce réseau, comme le décrit le jeu, avec des conséquences étendues touchant l’ensemble du système de maglev plutôt que des liaisons intercontinentales seules.

L’après Quatrième Guerre Corporative et le déclin technologique

Les trains maglev étaient un moyen de déplacement rapide et confortable avant que la guerre ne paralyse économiquement le système, transformant les tunnels de maglev inutilisés en refuges pour gangs et sans-abris. Ce recul technologique suggère que le gouvernement local de Night City a dû s’appuyer sur des technologies antérieures à 2013 pour maintenir le fonctionnement du NCART, un net recul par rapport aux trains à haute vitesse de jadis.

Les parallèles entre la fiction de Cyberpunk et la réalité californienne

Le développement du métro de Night City reflète ironiquement les défis réels auxquels la Californie est confrontée concernant le déploiement de transports publics de haute vitesse. Politique et économie entrent en jeu, s’ajoutant à l’attachement des Américains à la voiture individuelle, ce qui freine les progrès et l’adoption de moyens de transport alternatifs.

Une question de gameplay au-delà de l’authenticité historique

En fin de compte, la décision de CD Projekt Red de limiter la vitesse du NCART peut être perçue comme un choix délibéré, favorisant l’immersion du joueur plutôt qu’une fidélité stricte à l’histoire futuriste établie. Des vitesses foudroyantes auraient privé les joueurs de l’occasion d’observer les résidents singuliers de Night City et de s’immerger pleinement dans la vision architecturale et esthétique du jeu.

Conclusion : un élément de jeu avant tout pensé pour les joueurs

Cyberpunk 2077 a toujours mis en avant une expérience vidéoludique complexe et riche. L’introduction de ces transports publics, quoique plus lents que l’on pourrait l’imaginer pour un futur technologique, enrichit la dimension immersive du jeu. Les joueurs bénéficient ainsi d’une nouvelle manière d’explorer Night City et de s’engager dans la narration à travers les yeux de leur avatar. Il s’agit là d’un compromis astucieux entre réalisme futuriste et nécessité du gameplay.

La Rédac'
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