Une mère obsédée par Civilization VI joue pendant 16.395 heures, les créateurs du jeu stupéfaits

La passion pour le jeu de stratégie Civilization VI est bien réelle et peut parfois atteindre des sommets inégalés. C’est le cas d’une joueuse dévouée, la mère d’un utilisateur connu sous le pseudonyme « Jenbo », dont le temps de jeu cumulé sur Civilization III a forcé l’admiration de la communauté et même des concepteurs du jeu. En effet, elle a consacré 16 395 heures à cette épopée virtuelle, soit presque deux années entières de son existence, si l’on calculait ses heures en temps continu.

Un dévouement ludique exemplaire

L’ampleur du dévouement de cette joueuse est impressionnante, plus encore lorsqu’on le compare au temps de développement du jeu. Elle a joué trois fois plus que la durée nécessaire pour créer cette troisième version de Civilization par les équipes de Firaxis. La saga, initiée par Sid Meier, a toujours suscité un engouement particulier, mais cette histoire dépasse les anecdotes habituelles des fans dévoués.

La réaction des créateurs du jeu

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Un des anciens développeurs de Civilization a exprimé son bonheur et sa surprise en découvrant la nouvelle. Le compte Twitter officiel de la saga s’est même prêté à féliciter cette joueuse exceptionnelle avec humour. Il est intéressant de noter que malgré les nouvelles versions de Civilization, cette joueuse est restée fidèle au troisième opus, spécialement en dirigeant le Japon durant ses parties.

Des journées découpées en périodes de conquêtes

Cette consommatrice assidue de Civilization semble remplir ses après-midis de retraite avec des heures de gestion et de stratégie. Pour arriver à un tel total, elle aurait dû jouer environ 2,6 heures par jour depuis la sortie du jeu sur Steam en octobre 2006, bien que le titre ait vu le jour initialement en 2001.

Le développement de Civilization III: une épreuve historique

À la lumière de cette histoire, l’un des développeurs, Soren Johnson, a partagé son expérience de la création de Civilization III. Il a révélé que le processus avait été ardu, marqué par le crunch, avec des semaines laborieuses de 80 heures. La pression pour finaliser le jeu a été telle que certains événements mondiaux tels que les attentats du 11 septembre sont passés inaperçus pour l’équipe absente dans les tréfonds de la production.

Malgré des conditions de travail difficiles, de telles situations de crunch sont devenues moins fréquentes. Il convient de souligner que les pratiques de Firaxis ont évolué depuis cette époque, et à présent, les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo tendent vers une amélioration continue.

Le legacy de Civilization

Cette anecdote met en lumière la richesse et la longévité de l’univers de Civilization. Les joueurs peuvent se plonger dans le passé, explorer l’histoire ou recréer de nouveaux mondes pendant des milliers d’heures sans jamais épuiser toutes les possibilités offertes par le jeu. Cela jette également une lumière sur la question de l’impact du développement d’un jeu sur ceux qui le créent, éveillant des discussions sur l’équilibre travail/vie privée dans l’industrie.

L’engagement d’une communauté fidèle

Cette histoire témoigne également de l’engagement d’une communauté fidèle autour de Civilization. Des joueurs aux développeurs, c’est une passion commune pour la construction de civilisations et l’art de la guerre qui unit tous ceux qui touchent au jeu, chaque participant y ajoutant sa pierre à l’édifice de son histoire propre.

Ce cas particulier de passion ludique ouvre aussi la réflexion sur la place que peut prendre un jeu vidéo dans la vie des personnes. Avec la retraite venant souvent des changements dans les routines quotidiennes, le jeu peut alors devenir un moyen d’occuper le temps de manière enrichissante et divertissante, démontrant sa valeur au-delà du simple divertissement passager. Tant pour les créateurs que pour les joueurs, Civilization devient alors plus qu’un jeu; c’est une expérience, un passe-temps, voire une passion dévorante.

Entendre parler de ces titans du jeu vidéo, que ce soit un John Doe ou Soren Johnson, nous rappelle que derrière chaque ligne de code, il y a des êtres humains, et derrière chaque partie, il y a une histoire unique. Alors que la saga des jeux Civilization continue de s’écrire avec de nouvelles générations de joueurs, cette anecdote deviendra peut-être une légende urbaine mentionnée lors de la création de futurs titres, un témoignage à la fois de l’affect que l’on peut porter à un univers virtuel et des heures infinies que l’on peut y consacrer.

La Rédac'
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