Révélation choc : les chiffres de vente PS5 vs PS4 vont vous surprendre

Consoles PlayStation PS4 et PS5 avec jeux et contrôleurs affichés

92,34 millions d’unités vendues en 67 mois. C’est le bilan de la PlayStation 5 à fin mai 2026, et pourtant, cette performance ne suffit pas à rattraper sa prédécesseure. La PS4 avait atteint 96,46 millions sur la même période. L’écart n’est pas anecdotique : il dépasse 4 millions d’unités en faveur de la PS4. Ce comparatif de ventes mondiales PS5/PS4 mérite qu’on s’y attarde sérieusement.

Un écart persistant entre les deux générations de PlayStation

Les données de VGChartz, publiées début juillet 2026, permettent une comparaison à calendrier aligné entre la PS4 (sortie en novembre 2013) et la PS5 (lancée en novembre 2020). Cette méthodologie est déterminante : elle permet de comparer les deux consoles au même stade de leur vie commerciale, mois par mois, sans biais lié au timing de lancement.

À leur 67e mois respectif, les chiffres parlent clairement :

Indicateur PS5 PS4 (période alignée)
Ventes cumulées (67 mois) 92,34 millions 96,46 millions
Mois de référence Mai 2026 Mai 2019
Écart total en faveur de la PS4 4,12 millions d’unités
Évolution sur 12 mois +1,24 million (PS4 devant)

Ce que ce tableau révèle, c’est une mode qui se creuse progressivement. Sur les 12 derniers mois couverts par cette analyse, la PS4 a devancé la PS5 de 1,24 million d’unités supplémentaires. Sur le seul mois de mai 2026, le différentiel s’est élargi de 385 107 unités en faveur de la PS4. Ce n’est pas un accident de parcours ponctuel : c’est une tendance structurelle qui dure depuis plusieurs mois.

Pourquoi un tel écart ? La PS4 a bénéficié d’une adoption massive portée par une bibliothèque de jeux remarquable et un prix accessible dès ses premières années. La PS5, elle, a souffert de pénuries de composants entre 2021 et 2023, limitant son accès pour des millions d’acheteurs potentiels. Ce retard de distribution a laissé des traces dans les statistiques cumulées.

Ce que les paliers de ventes nous apprennent sur la trajectoire PS5

Regarder les chiffres bruts ne suffit pas. L’intérêt d’un tel comparatif réside dans la projection : à quel rythme la PS4 a-t-elle progressé après son 67e mois, et la PS5 peut-elle répliquer ce parcours ?

Les paliers historiques de la PS4 sont instructifs. La console de Sony a franchi :

  • Le cap des 100 millions d’unités à son 72e mois de commercialisation
  • Les 105 millions au 74e mois
  • Les 110 millions au 79e mois
  • Un total lifetime de 117,20 millions d’unités

La PS5 accuse donc un retard de 24,86 millions d’unités sur l’ensemble du cycle de vie de la PS4. Ce chiffre est considérable, mais pas forcément définitif. Avec une fin de cycle encore devant elle, la PS5 a théoriquement le temps de réduire cet écart, notamment si Sony accélère son calendrier de sorties exclusives et maintient des prix attractifs.

Franchement, la comparaison est cruelle pour la PS5 sur le plan des volumes. Mais il faut contextualiser : la PS4 a évolué dans un marché gaming en forte expansion, sans concurrence d’un catalogue PC aussi accessible qu’aujourd’hui. La PS5 doit composer avec Game Pass, le PC gaming et un comportement d’achat plus volatil chez les 18-35 ans.

William D’Angelo, analyste central chez VGChartz depuis 2012, produit ces estimations mensuelles en suivant les données hardware mondiales. Sa méthodologie d’alignement calendaire est devenue une référence pour évaluer la performance comparative des consoles Sony, Nintendo et Microsoft.

Peut-on encore parler d’un rattrapage réaliste pour la PS5 ?

La question mérite une réponse directe. À 67 mois de vie commerciale, la PS5 se trouve dans une position délicate. Elle n’a pas encore atteint les 93 millions d’unités, alors que la PS4 dépassait les 96 millions au même stade. Pour rejoindre son aînée sur les paliers clés (100, 105, 110 millions), il faudrait maintenir un rythme de ventes mensuelles nettement supérieur à celui observé récemment.

Les prochains mois seront déterminants. Trois facteurs pourraient inverser la dynamique :

  1. Une baisse de prix officielle de la PS5, que Sony n’a pas encore confirmée pour 2026
  2. Le lancement de titres exclusifs très attendus, capables de déclencher des pics de ventes
  3. L’annonce éventuelle d’une PS5 Pro ou d’un modèle Slim à prix réduit

Pour l’instant, aucune de ces conditions n’est réunie. Le gap continue de s’élargir mois après mois, et le dernier trimestre de données le confirme sans ambiguïté.

Ce qui est intéressant à surveiller, c’est moins la course aux 100 millions que la capacité de Sony à maintenir la PS5 pertinente face à une éventuelle PS6. Si la transition de génération s’accélère, la PS5 pourrait ne jamais dépasser les performances lifetime de la PS4. À l’inverse, une PS5 bien soutenue jusqu’en 2027-2028 pourrait encore franchir plusieurs paliers symboliques. La vraie bataille se joue désormais sur les 18 prochains mois, pas sur les données passées.

Cecile
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