Logan Paul échoue à nouveau avec ses cartes Pokémon

Homme stressé entouré de cartes Pokémon et boîtes collecteur.

2,7 millions de dollars dépensés, six mois de traque acharnée, et au final… des notes catastrophiques de la PSA. Logan Paul vient de s’offrir l’une des déconfitures les plus spectaculaires de sa carrière de collectionneur, et cette fois, les fans Pokémon ne s’en privent pas pour le souligner.

La quête ratée des cartes CoroCoro et le fiasco de la certification

Depuis plusieurs années, Logan Paul cristallise les tensions dans la communauté des cartes Pokémon. Son patrimoine estimé à 150 millions de dollars serait majoritairement investi dans sa collection de cartes, ce qui explique l’intérêt très concret qu’il a à maintenir l’enthousiasme autour de ce marché. Beaucoup de fans du jeu de cartes à collectionner lui reprochent d’exploiter sa plateforme pour gonfler artificiellement la valeur de ses propres actifs. Il avait déjà mis le feu aux poudres avec la vente record d’une carte Pikachu à 16 millions de dollars.

Sa dernière cible : les cartes CoroCoro. Ces objets très particuliers proviennent de planches non découpées publiées dans le magazine japonais CoroCoro Comic, commercialisées une semaine avant la sortie officielle des cartes au Japon. Logan Paul et ses partisans affirment qu’il s’agit des toutes premières vraies cartes Pokémon jamais vendues. Sauf que les collectionneurs avertis contestent fermement cette version : pour eux, ce titre revient aux cartes imprimées par Bandai. Un détail que Paul semble ignorer, ou choisit d’ignorer.

Voici ce que l’on sait sur le mécanisme qu’il a suivi :

  1. Six mois de recherche intensive pour constituer un lot de magazines CoroCoro.
  2. Un budget estimé à 2,7 millions de dollars engagés dans cette opération.
  3. Sélection des meilleurs exemplaires, puis envoi à la PSA pour notation et authentification.
  4. Résultat : des notes désastreuses, loin du grade 10 tant convoité.

La PSA (Professional Sports Authenticator) reste la référence absolue pour la certification des cartes de collection. Un grade 10, dit « Gem Mint », peut multiplier la valeur d’une carte par dix, voire davantage. Paul visait précisément ce sommet pour les cartes CoroCoro, espérant devenir le premier collectionneur à décrocher ce score. Raté.

Manipulation marketing ou passion sincère ? Le doute persiste

Il faut lui accorder ça : Paul sait raconter une histoire. La vidéo YouTube qu’il a publiée dure près d’une heure et suit son périple comme un vrai documentaire de collecte. Il y insiste sur la fragilité des planches, sur le risque de les abîmer en découpant les cartes, sur la quasi-impossibilité de trouver un exemplaire parfaitement centré. Le tout avec un sens narratif indéniable.

Aspect Ce que Paul affirme Ce que la communauté répond
Origine des premières cartes Planches CoroCoro (1996) Cartes Bandai, antérieures
Résultat PSA « Statistiquement impossible » d’obtenir un 10 Échec prévisible, excuse pratique
Intention déclarée Passion du collectionneur Manipulation de valeur marchande

Après la publication, Paul a tenté de sauver les apparences sur les réseaux sociaux en qualifiant sa quête de « relatable », celle que « tout collectionneur » comprend. Sa formule cryptique « obsession, poursuite, échec, recentrage, ascension » n’a pas convaincu grand monde. Les commentaires assassins ont afflué, le traitant de « larper » ou corrigeant publiquement ses affirmations sur l’histoire des cartes. Un utilisateur sur X lui a directement écrit : « Tu as détruit toute une communauté. J’espère que tu le sais. »

L’épisode ne s’arrête pas là. Paul a annoncé une nouvelle séance de découpe de planche CoroCoro le 30 juillet 2026, cette fois devant un public en direct, promettant un exemplaire parfait. Franchement, après un fiasco à 2,7 millions, parier sur un second essai relève soit d’une confiance aveugle, soit d’une stratégie marketing bien huilée. Et dans les deux cas, la communauté Pokémon, elle, a déjà tranché.

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