Baldur’s Gate 3 : Ce que les fans demandent à Gerard Way va vous choquer

Guerrier musicien en armure medievale tenant une guitare enchantée

Seize ans. C’est le temps qui s’est écoulé depuis Danger Days : The True Lives of the Fabulous Killjoys, le dernier album studio de My Chemical Romance. Le groupe a beau s’être reformé en 2019, les fans attendent toujours la suite. Autant dire que chaque interaction publique de Gerard Way est scrutée à la loupe, que ce soit pour un indice musical… ou une révélation gaming inattendue.

Un banner, un concert et une confession vidéoludique

Tout commence à Wembley Stadium, à Londres, lors d’un récent concert de My Chemical Romance. Une spectatrice, connue sur TikTok sous le pseudonyme @katanaluciana, a eu l’idée d’apporter une pancarte avec une question aussi simple qu’imparable : « Gerard, have you played Baldur’s Gate 3 ? » Une démarche qui aurait pu rester invisible dans la fosse d’un stade bondé.

Sauf que le destin a ses propres scripts. Ce n’est pas Gerard qui aperçoit la bannière en premier, mais Mikey Way, bassiste du groupe et frère du chanteur, qui la repère depuis la scène et interpelle directement son aîné. La réponse fuse, sans détour : « No, I’ve only played Baldur’s Gate 1. » Gerard Way enchaîne aussitôt, avec cette franchise désarmante qui lui colle à la peau : « Not that I probably wouldn’t have liked 2 and 3. I did play the Icewind Dale expansion, but I ran out of time, you know ? »

L’aveu est savoureux. On découvre un Gerard Way authentiquement geek, connaisseur des grands RPG des années 2000, mais visiblement rattrapé par les tournées et les obligations d’une carrière de rockstar. Il se retourne ensuite vers le public pour demander si Baldur’s Gate 3 vaut vraiment le détour. La réponse du stade ne se fait pas attendre : une ovation tonitruante. Difficile d’imaginer meilleur argument marketing.

Jeu mentionné Statut selon Gerard Way
Baldur’s Gate 1 Joué
Icewind Dale (extension) Commencé, non terminé
Baldur’s Gate 2 Jamais joué
Baldur’s Gate 3 Jamais joué

Larian Studios saisit la balle au bond

Le studio belge Larian Studios, développeur de Baldur’s Gate 3, n’a pas laissé passer l’occasion. Dès le 13 juillet 2026, la communication officielle du studio publie un message on ne peut plus direct sur les réseaux sociaux : « Gerard, there’s a @baldursgate3 code with your name on it if you fancy trying it, lots of love, larian xoxo. » Ton familier, clins d’œil affectueux : Larian joue parfaitement la carte de la proximité avec la communauté.

Ce n’est pas un hasard si cette initiative résonne aussi fort. Baldur’s Gate 3 accumule les distinctions depuis sa sortie complète en août 2023, avec plus de 800 000 joueurs simultanés enregistrés sur Steam au pic de lancement. Le RPG de Larian a largement débordé du cercle des amateurs de jeux de rôle pour toucher un public beaucoup plus large, et cette anecdote en est une illustration idéale.

La logique du rapprochement tient aussi à la thématique. My Chemical Romance a bâti une partie de son univers sur une esthétique gothique, vampirique et théâtrale. Quelques raisons pour lesquelles Gerard Way serait probablement à l’aise dans Faerûn :

  • L’ambiance sombre et fantastique de Baldur’s Gate 3 résonne avec l’imagerie des albums du groupe
  • Astarion, le compagnon vampire du jeu, incarne exactement le type de personnage que MCR aurait pu mettre en scène dans un clip
  • Les choix moraux complexes du jeu correspondent à une sensibilité narrative que Way a toujours revendiquée
  • L’écriture des dialogues de Larian flirte régulièrement avec un humour noir très proche du ton du groupe

Franchement, voir Gerard Way incarner un personnage dans les rues de Baldur’s Gate ou tenter de recruter Astarion dans son équipe, c’est une image qui coule de source.

Gerard Way dans Faerûn : ce que ça changerait vraiment

Baldur’s Gate 3 n’est pas qu’un jeu vidéo. C’est devenu un phénomène culturel à part entière, capable de générer des communautés de fans, des fanfictions, des cosplays et même des débats philosophiques sur la moralité des choix narratifs. L’attrait du jeu pour des artistes comme Gerard Way n’a donc rien de surprenant.

Ce qui est frappant, c’est la trajectoire du chanteur avec les jeux de rôle sur ordinateur. Avoir joué Baldur’s Gate 1 et même commencé Icewind Dale dans les années 2000 dit quelque chose sur sa curiosité pour les univers de fantasy profonds et les récits à embranchements. Ces jeux demandaient un investissement réel, plusieurs dizaines d’heures, une lecture attentive des textes. Way n’est pas un joueur occasionnel.

Si Larian réussit à mettre le code entre ses mains, le potentiel de retombées est réel. Un stream, un post, une simple photo de lui devant l’écran suffirait à déclencher une nouvelle vague d’intérêt pour le RPG, notamment auprès des fans de MCR qui n’ont jamais touché à ce genre. La pop culture et le jeu vidéo se croisent de plus en plus souvent, et ces moments organiques valent souvent mieux que n’importe quelle campagne publicitaire.

Reste une question ouverte, pour les fans du groupe : et si une session intensive sur Baldur’s Gate 3 finissait par inspirer Way pour un nouvel album ? L’univers de Faerûn, ses personnages torturés, ses dilemmes existentiels… le matériau ne manque pas. Seize ans sans disque, c’est long. Si une quête dans les Enfers de Larian peut débloquer l’inspiration, personne ne s’en plaindra.

La Rédac'
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