Kamiloo : qui est-il et pourquoi il est connu en esport ?

Joueur professionnel Nexus Esports assis à son bureau de gaming

Né en 2004, Kamil « Kamiloo » Haudegond a bousculé tous les codes de la scène française de League of Legends en moins de deux ans. Personne ne l’a vraiment vu venir — et pourtant, ce midlaner de 20 ans est devenu le premier joueur français à passer directement de la Division 2 de la LFL au LEC, sans escale en première division. Une ascension que même les plus optimistes n’auraient pas osé parier. Après une saison chez Team Heretics, il a rejoint Karmine Corp Blue pour se reconstruire — et la suite s’annonce sérieuse.

Un parcours express de la Division 2 française vers le LEC

Tout commence dans des structures formatrices comme Atletec puis IziDream, où Kamiloo taille ses armes loin des projecteurs. C’est avec IziDream qu’il décroche le titre de MVP du Spring Split de la LFL Division 2 en 2024, performance qui fait instantanément du bruit dans les bureaux de recrutement européens.

Étape Structure Résultat
Formation Atletec Développement initial
LFL Division 2 IziDream MVP Spring Split 2024
LEC 2025 Team Heretics Titulaire midlaner

Team Heretics l’a préféré à des profils autrement plus expérimentés : jojopyun, Vetheo et Serin ont tous été écartés. Kamiloo remplace Artur « Zwyroo » Trojan au poste de titulaire. Selon aAa et Gaming Campus, il figure parmi les 50 personnalités appelées à influencer l’esport français en 2025, décrit comme « un talent brut, une montée éclair ». La scène française, il la décrit lui-même comme « une école très compétitive » qui « prépare bien au haut niveau » — et les faits semblent lui donner raison.

Une saison en LEC avec Heretics entre apprentissage et difficulté collective

L’adaptation à la vitesse du haut niveau

Passer du rythme ERL au LEC, c’est comme passer d’un match de quartier à un stade plein. Kamiloo l’exprime clairement sur l’émission Chat All animée par Jean « Trayton » Medzadourian : en LEC, « tu disposes d’une demi-seconde pour tout capter et réagir ». La communication devient centrale — pas question de spammer des infos, il faut donner la bonne info, au bon moment. Le jungler Sheo, Théo « Sheo » Borile, est décrit comme « très vocal et très intelligent dans la prise de décision », un appui précieux sur la map.

Split 2024 Classement Team Heretics
Winter Split 7ème
Spring Split 5ème
Summer Split 7ème

Kamiloo qualifie l’équipe de « dysfonctionnelle » — un constat lucide, pas une excuse. Le moment charnière ? La Week 3 du Spring Split face à KCorp, un match perdu après un throw à Atakhan en game 3 qui a brisé le moral du roster. les désillusions collectives en compétition peuvent fracasser même les meilleurs, et Kamiloo en sait quelque chose.

Mental, laning phase et auto-évaluation sans fard

Sur son propre niveau, pas de fausse modestie ni d’ego déplacé : « je suis autour de la sixième place » parmi les midlaners LEC. Son objectif ? Atteindre le top 4 d’ici la fin du Summer Split. Travailler sa laning phase ne suffit pas — il faut savoir « transformer son avantage en atout pour son équipe ». Après une game intense, il sort courir pour vider la pression. Simple. Efficace.

Un retour en France et une reconstruction dans un cadre stable

Le 25 novembre 2025, Kamiloo signe avec Karmine Corp Blue à l’issue des EMEA Masters, où l’équipe académique avait terminé sa phase suisse avec un bilan de 4-2 avant les playoffs. Il prend la place titulaire de SlowQ. Contrairement à son ancien coéquipier OMON, il n’a pas négocié de clause LEC — un choix assumé, révélateur d’une vraie maturité.

  1. Kamiloo signe chez Karmine Corp Blue le 25 novembre 2025
  2. Il prend la place titulaire de SlowQ pour la saison 2026
  3. Aucune clause LEC n’est incluse dans son contrat, contrairement à OMON
Aspect Kamiloo OMON
Clause LEC négociée Non Oui
Priorité affichée Stabilité et progression Retour LEC ciblé

Sa mécanique reste intacte malgré l’année difficile — il mène actuellement le SoloQ Challenge organisé par Trayton, ce qui n’est pas rien dans un tournoi regroupant des pros confirmés. Sa famille reste un pilier — son frère regarde « quasiment toutes ses games » et lui donne son avis, « parfois même un peu trop sérieusement ». Cette confiance de l’entourage nourrit une ambition sobre mais solide : devenir un joueur fiable sur qui son équipe peut toujours compter, surtout quand la compétition se durcit et que tout se serre dans le tableau.

Romain
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