Le 23 avril 2026, une simulation de la fusillade de masse d’Uvalde de 2022 a été découverte sur la plateforme Roblox. Sa mise en ligne a déclenché une vague d’indignation au Texas, poussant le président de la Chambre des représentants, Dustin Burrows, à dénoncer publiquement Roblox pour mise en danger d’enfants. Le jeu a depuis été retiré de la plateforme — mais le mal était fait.
Ce type d’incident n’arrive pas par hasard. Roblox fonctionne sur un modèle ouvert : n’importe quel utilisateur peut y créer et diffuser ses propres jeux. C’est précisément ce qui rend la modération si difficile. Selon les données publiées par Statista en 2025, 40 % des utilisateurs de Roblox ont moins de 13 ans. Autrement dit, le public le plus exposé à ce type de contenu violent reste un public d’enfants.
Des parents de Laredo face à une inquiétude bien réelle
Lilia Maksyutova, mère de famille à Laredo, au Texas, ne cache pas sa méfiance vis-à -vis de la plateforme. Son fils Rayan dispose déjà de restrictions d’âge sur ses appareils. Elle raconte qu’il lui a récemment montré un jeu simulant des conflits géopolitiques actuels — « Maman, regarde, il y a un jeu, c’est la guerre avec l’Iran et d’autres pays, on peut tirer ! » Sa réponse a été immédiate : hors de question.
Ce témoignage illustre une orientation que beaucoup de parents observent sans toujours savoir comment y répondre. Voici ce que Maksyutova conseille concrètement :
- Surveiller activement les jeux auxquels jouent les enfants
- Mettre en place des restrictions d’âge sur les plateformes
- Interpeller les développeurs sur leur responsabilité éditoriale
- Maintenir un dialogue ouvert avec l’enfant sur ce qu’il voit en ligne
Franchement, cette approche combinée — contrôle parental et conversation — reste la plus utile. Retirer la manette n’est pas la solution.
L’impact psychologique des jeux qui imitent la réalité
Alexa Huerta, conseillère professionnelle agréée au cabinet Pillar à Laredo, alerte sur les effets concrets de ces simulations. Quand un enfant joue à un jeu reproduisant une fusillade réelle dans une école, il peut commencer à questionner sa propre sécurité dans son établissement scolaire. Ce n’est pas anodin.
| Profil | Recommandation |
|---|---|
| Parents d’enfants de moins de 10 ans | Supervision directe des sessions de jeu |
| Parents d’adolescents | Discussion régulière sur les contenus consommés |
| Enfants ayant vécu un traumatisme | Consultation avec un professionnel de santé mentale |
Huerta insiste : la curiosité bienveillante vaut mieux que l’interdiction brutale. Poser des questions, s’intéresser à ce que joue son enfant, comprendre son univers numérique — c’est ce qui crée la confiance. Pour aller plus loin sur l’univers Roblox et mieux comprendre ses mécaniques, vous pouvez consulter cet article dédié aux jeux Roblox. Connaître la plateforme, c’est aussi mieux l’encadrer.

