Jouer à Doom sur une cigarette électronique ? Oui, tu as bien lu. Ce n’est pas une blague de Discord un vendredi soir. C’est une réalité, et franchement, quand j’ai vu ça tomber dans mon fil d’actu, j’ai arrêté de scroller. Entre deux sessions de FPS compétitif, ce genre de hack me rappelle pourquoi j’adore la communauté des geeks et des moddeurs. Le défi « Can it run Doom » est décidément sans limite.
Aaron Christophel, le génie du détournement d’objets électroniques
Derrière cet exploit totalement dingue, il y a un homme : Aaron Christophel, alias atc1441. Ce développeur et hacker allemand est spécialisé dans le reverse engineering d’équipements électroniques grand public bon marché. Son terrain de jeu ? Des gadgets que personne ne penserait pirater.
Son palmarès est impressionnant. Il a notamment modifié le firmware d’un thermomètre Xiaomi vendu 4,99 $ pour supprimer des sécurités incompatibles avec certains programmes de domotique. Il a transformé des étiquettes de prix de magasin en petits écrans personnalisables. Il a bidouillé des montres connectées. Et surtout, il a déjà fait tourner Doom sur une brosse à dents électrique et sur un pot de fleurs connecté.
Ces exploits ne sont pas juste des blagues. Ce sont de vraies démonstrations techniques. Comme quand tu regardes un speedrunner atomiser un boss que tu n’as jamais réussi à battre : tu comprends que derrière, il y a des heures de travail acharné. Christophel incarne cette culture du hack qui pousse les machines bien au-delà de leurs limites prévues.
D’ailleurs, si tu aimes les exploits retro gaming et les bidouilles historiques, jette un œil aux jeux GameCube les plus rares et recherchés par les collectionneurs. Une autre façon de mesurer jusqu’où la passion peut pousser les gens.
Doom sur vapoteuse : les dessous d’un portage impossible… ou presque
La vapoteuse en question est une pod vendue entre 30 et 35 euros. Petit format, petit prix, mais des composants que Christophel a passés au crible. Voici ce que cache cet appareil sous son capot :
| Composant | Caractéristique |
|---|---|
| Processeur | ARM Cortex-M4 (Puxa PY32F403XC) |
| RAM (SRAM) | 64 Ko |
| Mémoire flash embarquée | 256 Ko |
| Puce flash SPI | 16 Mo de stockage |
| Écran | LCD tactile couleur, 323 × 173 pixels |
| Autre | Moteur de vibration (retour haptique) |
Christophel a dû contourner les systèmes de sécurité de l’appareil, conçus pour le faire redémarrer à la moindre modification logicielle. Une vraie barrière technique. Il a ensuite développé un firmware personnalisé pour transformer la vapoteuse en écran secondaire, disponible sur GitHub.
Il a aussi créé un outil baptisé VapeCloudStreamer, basé sur un navigateur, pour simplifier le partage d’écran. Concrètement, Doom tourne sur un PC qui compresse les images à la volée et les envoie via USB à l’écran de la vapoteuse. Le contrôle reste au clavier et à la souris, sur le PC. Ce n’est pas un portage natif, mais le résultat visuel est bluffant.
La principale limitation ? Les 64 Ko de SRAM sont insuffisants pour charger les graphismes, la logique du jeu et le son en temps réel. Christophel a répondu aux demandes de portage natif par un simple « la prochaine fois ». La communauté des moddeurs, elle, estime que ce n’est qu’une question de temps.
Doom, le jeu culte qui s’installe partout
Pourquoi Doom spécifiquement ? Créé en 1993 par id Software, ce FPS a introduit un moteur pseudo-tridimensionnel révolutionnaire. Quatre ans après sa sortie, id Software a publié son code source en open source. Ce geste a tout changé. Le défi « Can it run Doom » est devenu un rite de passage pour les programmeurs du monde entier.
J’ai personnellement passé une soirée entière à parcourir le site CanItRunDoom.org avec un pote gamer. On était morts de rire à chaque nouveau support listé. La liste des appareils ayant fait tourner le jeu est vertigineuse :
- Calculatrices scientifiques
- Réfrigérateurs et fours
- Tests de grossesse numériques
- Distributeurs automatiques
- Imprimantes et tondeuses à gazon
- Batterie externe, adaptateur HDMI
- Airfryers et tracteurs
- Oscilloscopes et documents Word
La même semaine que l’exploit sur la vapoteuse, un ingénieur roumain avait réussi à héberger un site internet sur une puff. La vape est clairement devenue un terrain de jeu pour les hackers. Si tu veux découvrir toutes les cigarettes electroniques qui circulent actuellement sur le marché, tu seras surpris par la diversité des modèles disponibles.
Pour les amateurs de gaming retro et de challenges techniques, cet univers rejoint celui des bornes arcade et des classiques comme le Pounisher. La passion pour les vieux jeux et les exploits techniques, c’est souvent la même énergie.
Ce que cet exploit dit vraiment de la culture du hack
Au-delà du côté spectaculaire, faire tourner Doom sur une cigarette électronique illustre quelque chose d’important. C’est la preuve que les passionnés n’attendent pas les permissions pour pousser la technologie dans ses retranchements. Christophel ne vend rien. Il partage. Son firmware est open source, son outil est gratuit.
Cette culture du hack nourrit directement l’innovation gaming. Les mods, les émulateurs, les portages : tout part de cette même curiosité obsessionnelle. Je retrouve ça chez les meilleurs créateurs de contenu que je suis sur YouTube. Ils ne se contentent pas de consommer. Ils déconstruisent, analysent, remixent.
La prochaine étape logique serait un portage natif de Doom sur vapoteuse, sans streaming. Avec 64 Ko de RAM, le défi est colossal. Mais vu le track record de la communauté des moddeurs, je ne parie pas contre eux. Can it run Doom ? La réponse est presque toujours oui, tôt ou tard.

