Un vétéran de Skyrim critique le projet de série TV The Elder Scrolls jugé trop fade

Un vétéran de Skyrim critique le projet de série TV The Elder Scrolls jugé trop fade

Je vais être cash : quand j’ai vu que Bruce Nesmith, l’ancien lead designer de Skyrim, descendait en flammes l’idée d’une série TV sur The Elder Scrolls, j’ai d’abord tilté. Puis j’ai lu ses arguments, et là… bordel, il marque un point. Après le carton monumental de la série Fallout sur Prime Video, tout le monde s’est dit « allez hop, on fait pareil avec Tamriel ». Sauf que Nesmith vient poser une vérité qui fait mal : The Elder Scrolls n’a rien d’unique pour le petit écran. Et franchement ? Je comprends sa position, même si ça me fout un peu les boules.

Pourquoi Tamriel serait « trop standard » pour séduire en série

Le mec ne mâche pas ses mots dans son interview avec Press Box PR. Pour lui, le problème fondamental c’est l’identité visuelle. Fallout a cette esthétique atom-punk années 50 complètement barrée, un truc qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le gaming. Résultat ? Ça capte l’œil, ça intrigue, ça se démarque instantanément. Mais The Elder Scrolls ? C’est de la fantasy classique. Des elfes, des sorts, des dragons… tout ce qu’on a déjà bouffé vingt fois.

« Il y a quelque chose de très spécial, différent et unique chez Fallout qui se prête parfaitement à un film ou une série TV, alors que The Elder Scrolls essaie d’être une sorte de fantasy standard. Ce n’est pas si intéressant », balance Nesmith sans détour. Et tu vois, je capte totalement ce qu’il veut dire. Dans le jeu vidéo, The Elder Scrolls cartonne parce que tu crées TON histoire, TES choix, ton perso. Mais en série ? Tu deviens spectateur d’une énième aventure avec des mages et des guerriers.

Franchise Identité visuelle Concurrence TV
Fallout Atom-punk rétro-futuriste unique Quasi inexistante
The Elder Scrolls Fantasy médiévale classique Game of Thrones, House of the Dragon, The Witcher…

Le marché de la fantasy est déjà saturé

Nesmith enfonce le clou en pointant du doigt la concurrence actuelle. Game of Thrones et House of the Dragon ont placé la barre stratosphérique. Ces séries ont établi un niveau de qualité, de production et de narration qui rend toute nouvelle tentative fantasy ultra-risquée. « Tu montres un dragon ? Je l’ai déjà vu vingt fois. Qu’est-ce que tu proposes de vraiment nouveau aux spectateurs ? Je ne sais pas si The Elder Scrolls collerait bien à ce format », explique-t-il.

Et là, je dois avouer qu’il a raison sur un point crucial : l’effet de surprise n’existe plus. Dans le gaming, Skyrim m’a scotchée parce que JE découvrais ce monde, JE chassais les dragons, JE résolvais les intrigues. Mais regarder quelqu’un d’autre le faire dans une série ? Ça perdrait cette magie interactive qui fait toute la force de la franchise. Voici pourquoi l’adaptation serait compliquée :

  • Le lore de Tamriel est trop dense pour un format série grand public
  • Les mécaniques de choix narratifs ne fonctionnent pas en visionnage passif
  • La concurrence fantasy impose des budgets et une qualité démentiels
  • L’absence d’angle créatif distinctif par rapport aux autres productions du genre

Bethesda reste prudent malgré le succès de Fallout

Todd Howard, le grand boss de Bethesda, a confirmé qu’il n’excluait rien mais qu’il fallait prendre le temps de réfléchir. Il reconnaît que Fallout est « plus adapté de manière unique » pour une série et a « plus à dire dans son genre actuellement ». Traduction ? Même en interne, ils savent que reproduire le succès avec The Elder Scrolls serait un pari risqué.

Du coup, Bethesda mise à fond sur l’Ödland : le finale de la saison 2 de Fallout arrive la semaine prochaine, et une saison 3 est déjà en préparation. Pour The Elder Scrolls, on attendra The Elder Scrolls 6 dans… allez, minimum cinq ans ? Et franchement, je préfère un jeu qui déchire qu’une série fade. Nesmith a peut-être brisé nos espoirs, mais au moins il dit les choses comme elles sont.

Cecile
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