Je vais vous raconter un truc qui m’énerve profondément : les romans de The Witcher ont littéralement disparu des librairies espagnoles. Et non, ce n’est pas juste une rupture de stock classique. C’est un véritable blocage administratif qui empêche toute réimpression depuis des mois. Résultat ? Les fans qui découvrent l’univers de Geralt via les jeux ou la série Netflix se retrouvent face à un mur. Impossible de trouver les bouquins en édition normale, sauf à passer par la revente à prix d’or. C’est frustrant, et franchement, ça pue la mauvaise gestion.
Un conflit de droits qui bloque tout
Le cœur du problème réside dans une négociation totalement enlisée entre l’éditeur actuel et l’agente littéraire d’Andrzej Sapkowski. José María Faraldo, qui traduit cette saga depuis un quart de siècle, a balancé les infos dans une interview avec la communauté de fans « Queremos The Witcher ». Et là, ça devient croustillant : l’agente tenterait de revendre les droits à une autre maison d’édition, mais sans conserver les traductions existantes de Faraldo.
Pendant 25 ans, Biblipolis (devenu Alamut Ediciones) a publié ces romans avec un soin particulier, en respectant le travail minutieux du traducteur. Mais voilà, depuis trois ans, les négociations tournent en rond. L’éditeur a pourtant tout tenté pour renouveler les droits, mais l’agente semble vouloir repartir de zéro ailleurs. Le problème ? En droit de la propriété intellectuelle, une traduction n’est pas un simple calque mécanique. C’est une œuvre dérivée qui génère ses propres droits d’auteur.
| Acteur | Position |
|---|---|
| José María Faraldo | Traducteur historique depuis 25 ans, défend ses droits |
| Agente de Sapkowski | Négocie avec d’autres éditeurs, contourne les traductions existantes |
| Alamut Ediciones | Éditeur actuel, bloqué dans les négociations |
| Andrzej Sapkowski | Auteur original, apparemment non impliqué directement |
Ce que je trouve révoltant, c’est que le travail d’un traducteur soit traité comme un accessoire interchangeable. Faraldo a passé des années à bâtir la voix de Geralt en espagnol, et on voudrait balayer ça d’un revers de main ? C’est méprisant envers son boulot et envers les lecteurs qui ont adopté cette version comme référence.
L’intelligence artificielle dans l’équation
Évidemment, impossible d’ignorer l’ombre de l’IA qui plane sur ce dossier. En 2026, dès qu’il y a un conflit autour d’une traduction, ce spectre apparaît. Mais selon Faraldo et la communauté de fans, Sapkowski lui-même ne chercherait pas à remplacer les traductions humaines par des versions générées automatiquement. Le blocage viendrait plutôt de stratégies commerciales intermédiaires, avec une agente qui tente de restructurer toute la chaîne éditoriale.
Voici ce qui se joue concrètement :
- Les traductions historiques sont menacées d’obsolescence contractuelle
- Le catalogue physique reste indisponible pendant les négociations
- La revente spéculative explose sur les plateformes d’occasion
- L’univers transmedia continue de prospérer sans support littéraire accessible
Ce qui me attire (et m’agace), c’est le décalage absurde : The Witcher cartonne en jeux vidéo et en streaming, mais les livres originaux deviennent introuvables dans leur traduction de référence. C’est comme si on avait construit une franchise mondiale en oubliant de maintenir les fondations littéraires accessibles. Alamut Ediciones a publié un communiqué indiquant qu’ils négocient toujours pour renouveler ces droits, sans pouvoir donner de date précise. En attendant, les fans attendent, frustrés, pendant que l’œuvre de Sapkowski reste prisonnière d’un conflit administratif qui la dépasse.

