Ne faites jamais ce choix « héroïque » dans BG3… la fin est absolument terrifiante

J'ai fait le choix le plus héroïque dans BG3 et obtenu la pire fin possible

Ma quête épique dans Baldur’s Gate 3 s’est achevée sur une note amère. Après près de cinq ans d’attente et d’anticipation, j’ai finalement terminé ma première partie complète de ce jeu de rôle légendaire. Je ne m’attendais pas à ce que mes choix les plus nobles me conduisent vers la fin la plus décevante possible.

Le sacrifice héroïque qui a tout changé

Quand j’ai acheté BG3 dès son accès anticipé en octobre 2020, j’étais loin d’imaginer qu’il me faudrait autant de temps pour en voir le générique de fin. Entre limitations matérielles et priorités changeantes, mon voyage a été interrompu plusieurs fois, mais mon intérêt n’a jamais faibli. Baldur’s Gate 2 étant l’œuvre vidéoludique qui a le plus marqué mon existence, mon niveau d’excitation pour cette suite était indescriptible.

Ma confrontation finale avec le Netherbrain s’annonçait comme l’apogée de mon aventure. J’incarnais un multiclasse Barde-Paladin, choix que j’avais fait pour optimiser mes statistiques, mais qui créait une contradiction interne : le Barde symbolisant la liberté tandis que le Paladin représente la force née d’un serment contraignant.

Le moment crucial est arrivé lorsque j’ai dû libérer Orpheus, le leader perdu des Githyankis. Emprisonné dans le Prisme Astral, cet être était la seule personne capable de libérer son peuple de la tyrannie de la Reine Liche Vlaakith. J’ai choisi de le libérer par loyauté envers Lae’zel, ma compagne Githyanki présente depuis le début de mon périple.

Face au Netherbrain, deux options s’offraient à moi : transformer Orpheus en Flagelleur Mental (détruisant ainsi son destin de messie) ou devenir moi-même une de ces créatures tentaculaires. Après mûre réflexion, j’ai fait ce qui me semblait être le choix le plus héroïque possible – me sacrifier pour sauver une civilisation galactique entière.

Quand l’héroïsme conduit à la déception

Ce qui m’a d’abord surpris, c’est l’indifférence totale de mes compagnons face à ma métamorphose. Karlach, ma partenaire romantique, n’a manifesté aucune réaction devant ma nouvelle apparence de céphalopode. Cette absence de conséquences narratives a rendu mon sacrifice douloureux étrangement insignifiant.

Les possibilités de fins dans BG3 sont nombreuses et varient selon vos choix. Voici les principales options qui s’offrent généralement aux joueurs :

  • Devenir un héros célébré par tous et profiter d’un épilogue riche
  • Choisir la voie du pouvoir personnel en utilisant les capacités illithides
  • Forger des alliances stratégiques avec différentes factions
  • Suivre un chemin moralement ambigu mais narrativement satisfaisant
  • Faire le sacrifice ultime (mon choix) avec des conséquences minimales

Après avoir vaincu les ennemis finaux sous ma forme d’Illithid (tout en refusant d’utiliser les pouvoirs que cette forme m’octroyait), j’ai dû faire face à un dernier dilemme. Les Flagelleurs Mentaux possédant apparemment un instinct meurtrier inné, j’ai dû choisir : vivre en risquant de perdre le contrôle et blesser mes proches, ou mettre fin à mes jours.

Fidèle à mon parcours héroïque, j’ai opté pour le suicide rituel. À nouveau, Karlach a observé mon geste fatal sans réaction. Sans moi pour la convaincre de retourner en Avernus avant la surchauffe de son moteur, elle s’est immolée. Générique de fin. Deux minutes de dialogue avec Withers dans le néant, et c’était terminé.

Les conséquences inattendues du comportement héroïque

Après plus de 200 heures de jeu, mon acte altruiste a été récompensé par la fin la plus brève et la moins satisfaisante du jeu. Je n’ai pas pu assister à l’épilogue « six mois plus tard » introduit dans la mise à jour 5, avec ses 3 589 nouvelles lignes de dialogue, simplement parce que mon personnage était mort.

Choix héroïque Conséquence narrative Impact émotionnel
Devenir un Illithid Aucune réaction des compagnons Déception et sentiment d’insignifiance
Sacrifice de soi Exclusion de l’épilogue Frustration après tant d’heures investies
Libération d’Orpheus Départ sans proposition de m’accompagner Sentiment d’abandon

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est que Larian Studios semble avoir délibérément choisi de récompenser le comportement héroïque traditionnel avec la fin la moins intéressante du jeu. Dans un univers aussi riche en magie que celui de Donjons et Dragons, il aurait été concevable que mes amis trouvent un moyen de me ressusciter, ou que je puisse au moins observer l’épilogue en spectateur éthéré.

Les développeurs ont pris un risque en créant des dizaines de fins possibles, au prix de rendre certaines moins abouties que d’autres. Cette approche maximise l’immersion mais peut échouer à offrir une conclusion narrative satisfaisante dans tous les cas.

L’ambivalence d’un chef-d’œuvre imparfait

Malgré cette déception personnelle, Baldur’s Gate 3 reste une réalisation monumentale dans l’histoire des jeux vidéo et des RPG. Certaines parties et certains personnages sont excellemment écrits, tandis que d’autres semblent moins travaillés. Cette incohérence narrative semble être un défaut inhérent aux récits aux multiples ramifications que proposent les jeux modernes.

Mon expérience soulève une question fondamentale sur la narration interactive : est-il possible de garantir une fin satisfaisante quand les chemins narratifs se multiplient exponentiellement ? Le pari de Larian est courageux – offrir une liberté presque totale au joueur – mais cela implique de céder une partie du contrôle sur la qualité narrative.

Pour ceux qui s’apprêtent à terminer BG3, je conseille cette séquence d’actions :

  1. Réfléchissez soigneusement avant de libérer Orpheus
  2. Considérez toutes les implications avant de vous sacrifier
  3. Étudiez d’autres voies qui pourraient sembler moins héroïques mais offrir une fin plus riche
  4. N’hésitez pas à recharger une sauvegarde si la fin obtenue vous déçoit

Le paradoxe de mon aventure dans BG3 réside dans cette ironie : plus mes intentions étaient nobles, plus ma récompense narrative fut maigre. Une leçon inattendue d’un jeu qui, malgré ses imperfections, continue de enchanter et d’inspirer des millions de joueurs à travers le monde.

Cecile
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