**Pourquoi Dark Souls 4 est une chimère que même les fans les plus acharnés devraient abandonner ? Je t’explique pourquoi cette suite mythique n’arrivera jamais, et franchement, c’est tant mieux !**
La trilogie Dark Souls : une œuvre parfaitement close
Je me souviens encore de ma première rencontre avec Dark Souls. Cette claque monumentale m’a fait comprendre que les jeux vidéo pouvaient être bien plus qu’un simple divertissement. Mais soyons honnêtes deux secondes : parfois, il faut savoir s’arrêter quand c’est parfait.
La trilogie Dark Souls représente l’une des Å“uvres vidéoludiques les plus cohérentes et accomplies de notre génération. Ce n’est pas pour rien que je la considère comme l’une des plus grandes sagas jamais créées. Chaque épisode apporte sa pierre à l’édifice narratif, jusqu’à la conclusion magistrale du troisième opus qui referme définitivement le cycle.
Et c’est justement ça le truc : Dark Souls 3 a été conçu comme une fin. Miyazaki lui-même a infusé cette dernière aventure d’un message fort sur l’inutilité de s’accrocher au passé. Quand tu te retrouves dans ce Kiln of the First Flame méconnaissable, enseveli sous les cendres des innombrables sacrifices passés, le jeu te hurle littéralement : « C’est fini, le monde doit mourir ou changer radicalement. »
Ajouter un quatrième opus reviendrait à trahir ce message. Ce serait comme continuer à raconter l’histoire d’un personnage après sa mort héroïque. Tu vois le problème ? Je n’ai pas envie de voir cette magnifique trilogie diluée par une suite qui n’a pas lieu d’être.
Miyazaki et sa relation compliquée avec les suites
Tu savais que Miyazaki n’avait jamais prévu de faire une trilogie ? C’est dingue, mais le premier Dark Souls était initialement conçu comme une expérience unique, tout comme Demon’s Souls avant lui. Le succès commercial a poussé les éditeurs à demander une suite, mais Miyazaki, pas emballé par l’idée, a préféré passer la main.
Dark Souls 2 a donc été développé par une équipe différente. Et ça se sent ! J’adore défendre cet épisode qui ose faire des choses différentes, mais force est de constater qu’il détonne dans la trilogie. Ce n’est qu’après l’accueil mitigé des fans que Miyazaki est revenu aux commandes pour Dark Souls 3, créant ce qui ressemble à un « Best of » de la série tout en y mettant un point final.
Dans une interview que j’avais lue, MattC, un ancien designer chez FromSoftware, expliquait : « Miyazaki a toujours considéré les suites comme un piège créatif. Pour lui, continuer une histoire déjà bien racontée risque de diluer le message original. » Cette philosophie explique pourquoi le studio préfère créer de nouveaux univers plutôt que d’exploiter éternellement les mêmes licences.
Et au fond, c’est exactement pour ça que j’adore FromSoftware. Ils ne se laissent pas dicter leur vision artistique par de simples considérations commerciales. À l’heure où les suites et les remakes pullulent, cette intégrité artistique est à saluer.
L’héritage spirituel : pourquoi un Dark Souls 4 existe déjÃ
Si je te dis qu’un Dark Souls 4 existe déjà , tu me crois ? Je ne délire pas complètement, promis ! Elden Ring est, à bien des égards, l’évolution naturelle de Dark Souls. Même ADN de gameplay, même ambiance, même type de narration environnementale… Juste transportés dans un monde ouvert spectaculaire.
En réalité, la plupart des jeux FromSoftware partagent ce même cÅ“ur battant. Bloodborne, Sekiro, et maintenant Elden Ring sont tous des « Dark Souls spirituels » qui analysent de nouvelles idées sans être enchaînés à l’univers existant de la série. C’est exactement ce qu’il nous faut : l’essence de Dark Souls qui évolue plutôt que de s’auto-cannibaliser.
Je préfère mille fois découvrir les mystères d’un nouveau monde comme celui d’Elden Ring que de voir Dark Souls s’étirer jusqu’à en perdre son âme. L’idée même d’un Elden Ring 2 me fait tiquer pour les mêmes raisons. Certaines histoires sont parfaites telles quelles, et le mystère qui les entoure fait partie de leur charme.
Comme je l’ai dit à mon groupe de jeu la semaine dernière : « On n’a pas besoin de tout savoir sur les Terres du Milieu pour apprécier la magie du Seigneur des Anneaux. » C’est pareil pour Dark Souls — les zones d’ombre font partie de sa beauté.
La préservation d’un chef-d’Å“uvre plutôt que sa dilution
Je ne dis pas que je ne veux plus jamais entendre parler de Dark Souls. Au contraire ! S’il y a bien une chose que j’adorerais voir, c’est un remake ambitieux du premier opus. Et je ne parle pas d’un simple lifting graphique, mais d’une véritable reconstruction qui finaliserait enfin des zones comme Lost Izalith, laissées inachevées par manque de temps.
Ou pourquoi pas revisiter Dark Souls 2, pour en préserver les idées novatrices tout en le rapprochant davantage de la vision originale ? Ces initiatives préserveraient l’intégrité de la série tout en l’améliorant, sans ajouter une suite superflue.
Franchement, je préfère garder le souvenir d’une trilogie parfaite plutôt que de risquer de la voir diluée par une suite forcée. C’est comme ces séries télé qui s’éternisent deux saisons de trop — ça ne fait que ternir le brillant des débuts.
Les vraies suites spirituelles comme Elden Ring nous attestent que FromSoftware excelle quand ils créent sans contraintes. Pourquoi s’enchaîner à une franchise quand on peut réinventer l’expérience ? J’attends avec bien plus d’impatience ce que Miyazaki imaginera ensuite qu’un hypothétique Dark Souls 4 qui trahirait l’essence même de la trilogie.
Alors oui, gardons Dark Souls comme ce triptyque parfait qui nous a tant marqués, et laissons son héritage vivre à travers de nouvelles créations. Certaines flammes doivent s’éteindre pour que d’autres naissent. C’est d’ailleurs exactement ce que Dark Souls nous a enseigné, non ?

