Danger : Elden Ring Nightreign sur PC écrase vos performances (les bugs vont vous énerver)

Elden Ring Nightreign sur PC : analyse de performance d'un portage console minimaliste aux bugs multiples

Elden Ring Nightreign est arrivé sur PC presque par surprise en décembre dernier, avec son gameplay coopératif de type rogue-like et ses mondes générés procéduralement. Ces éléments marquent une rupture avec les traditions habituelles de FromSoftware, connue pour ses mondes méticuleusement conçus à la main. Malheureusement, ce portage semble avoir hérité des mêmes problèmes techniques que son prédécesseur, bien que moins sévères. Examinons en détail comment cette nouvelle production se comporte sur différentes configurations PC.

Performance et limitations techniques sur PC

Le premier élément frappant de Nightreign est la limitation imposée à 60 FPS, identique à celle d’Elden Ring. Les séquences cinématiques pré-rendues sont quant à elles bloquées à 30 FPS. Ces restrictions frustrent particulièrement les joueurs PC habitués à des fréquences d’images plus élevées, et aucune option native ne permet de contourner ces limitations pour le moment.

Le problème le plus récurrent reste les saccades (stuttering) qui apparaissent régulièrement lors de l’exploration et, plus problématique encore, pendant les combats intenses. L’intensité de ces microcoupures varie considérablement selon la configuration matérielle utilisée. Même les systèmes haut de gamme équipés d’un Ryzen 7 9800X3D et d’une GeForce RTX 5090 ne sont pas totalement épargnés, ce qui témoigne d’un problème d’optimisation fondamental.

Les options graphiques proposées sont étonnamment limitées pour un jeu de 2025 :

  • Pas de DLAA ou FSR Native AA pour améliorer l’anticrénelage
  • Aucun contrôle sur la synchronisation verticale
  • Options de qualité basiques (Low, Medium, High, Maximum)
  • Absence d’options pour les ombres ou textures indépendantes

Le portage PC semble minimaliste, ce qui suggère un développement principalement orienté vers les consoles avec peu d’attention accordée aux spécificités de la plateforme PC. L’installation complète n’occupe que 21 Go d’espace disque, ce qui paraît modeste pour un titre AAA moderne.

Comportement sur différentes configurations matérielles

Les tests effectués sur diverses configurations révèlent des performances inégales selon le matériel utilisé. Voici un aperçu des résultats obtenus sur différents systèmes :

Configuration Résolution/Qualité Performance Problèmes notables
Ryzen 7 9800X3D / RTX 5090 4K / Maximum 60 FPS Saccades occasionnelles
Core i5 13600K / RTX 4070 1440p / Maximum 60 FPS Saccades plus fréquentes
Ryzen 7 5700X3D / RX 6750 XT 1440p / Medium 30-60 FPS Déchirures d’écran, limitation à 30 FPS
Core i7 9700K / RX 5700 XT 1080p / High ~60 FPS Saccades modérées
ASUS ROG Ally (15W) 1080p / Low 25-40 FPS Qualité visuelle dégradée

Les cartes graphiques Nvidia semblent offrir une expérience plus stable, tandis que les utilisateurs de GPU AMD rencontrent des problèmes spécifiques comme une limitation à 30 FPS qui nécessite de désactiver la synchronisation verticale dans les paramètres du pilote. Cette solution génère néanmoins d’importantes déchirures d’écran, rendant l’expérience visuelle désagréable.

Sur les appareils portables comme l’ASUS ROG Ally, même en réduisant la qualité graphique au minimum, le jeu peine à maintenir 30 FPS stables. Les propriétaires de Steam Deck risquent de rencontrer des difficultés encore plus importantes en raison des spécifications matérielles plus modestes de l’appareil.

Qualité visuelle et optimisation

Contrairement à ce qu’on pourrait attendre d’un titre de 2025, Elden Ring Nightreign propose des visuels qui rappellent davantage les jeux d’il y a une décennie. Si la direction artistique reste fidèle à l’univers d’Elden Ring avec quelques panoramas impressionnants, la qualité technique laisse à désirer.

Les transitions de niveau de détail (LOD) sont particulièrement visibles avec les préréglages Medium et Low. La végétation et les ombres apparaissent brusquement à mesure que le joueur se déplace, créant un effet de « pop-in » disgracieux. L’anticrénelage est également déficient sur les réglages inférieurs au Maximum.

Le jeu semble sous-utiliser les ressources matérielles disponibles. Même sur un système équipé d’une RTX 5090, le GPU reste largement sous-exploité, avec une charge processeur disproportionnée. Cette répartition déséquilibrée explique en partie les problèmes de performance observés :

  1. Sous-utilisation des cartes graphiques puissantes
  2. Dépendance excessive aux performances CPU
  3. Absence d’optimisations multicoeurs efficaces
  4. Problèmes de chargement des assets en arrière-plan
  5. Manque d’options d’upscaling modernes (DLSS, FSR 3)

L’application du DLDSR (Deep Learning Dynamic Super Resolution) de Nvidia améliore la qualité visuelle, mais même avec un facteur de 2,25x, les GPU haut de gamme ne sont pas pleinement exploités.

Un portage qui laisse à désirer

FromSoftware semble avoir accordé peu d’attention aux spécificités de la plateforme PC pour Elden Ring Nightreign. Les problèmes de stuttering persistent depuis le premier opus sans amélioration significative, ce qui est particulièrement décevant pour une suite.

Le manque d’options graphiques avancées et la limitation artificielle du framerate à 60 FPS témoignent d’un portage minimaliste. Les utilisateurs de GPU AMD subissent des problèmes supplémentaires qui nécessitent des manipulations dans les paramètres des pilotes, sans garantie de résultat optimal.

Si le gameplay novateur de type rogue-like et les mondes générés procéduralement offrent une expérience différente de l’Elden Ring original, les joueurs PC auraient mérité un portage plus soigné avec des options adaptées à la diversité des configurations. Pour l’instant, les amateurs devront attendre d’éventuels correctifs ou des solutions communautaires pour exploiter pleinement le potentiel de leurs machines.

Malgré ces défauts techniques, les fans de la franchise pourront tout de même apprécier cette nouvelle approche coopérative du monde d’Elden Ring, à condition d’accepter quelques compromis techniques et de disposer d’une configuration compatible avec les caprices de ce portage.

La Rédac'
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