Assassin’s Creed Shadows : pourquoi vous ne pourrez jamais tuer les animaux (la raison étonne)

Pourquoi il est impossible de tuer des animaux dans Assassin's Creed Shadows

Les amateurs d’Assassin’s Creed Shadows ont rapidement remarqué une caractéristique singulière dans ce nouvel opus : l’impossibilité de tuer ou même de blesser des animaux. Cette décision marque une première dans la franchise et ouvre une nouvelle dimension d’interaction avec la faune virtuelle du jeu. Dans ce titre se déroulant dans le Japon féodal, les joueurs peuvent uniquement caresser les animaux ou les immortaliser par la peinture, offrant ainsi une expérience plus respectueuse de la vie animale.

La protection animale dans le Japon virtuel d’Assassin’s Creed

Le choix de protéger entièrement la faune dans Assassin’s Creed Shadows représente un tournant notable pour Ubisoft. Contrairement aux précédents opus où la chasse constituait une mécanique essentielle pour l’amélioration d’équipement, ce nouveau chapitre privilégie une approche plus contemplative. Jonathan Dumont, directeur créatif du jeu, explique que cette décision découle de plusieurs facteurs contextuels et créatifs.

Le Japon féodal, cadre historique choisi pour cette aventure, ne comptait pas de grands prédateurs agressifs susceptibles de présenter un défi pour les joueurs. Face à ce constat, l’équipe de développement a préféré orienter les interactions vers l’observation et les caresses plutôt que le combat. Cette approche s’aligne parfaitement avec l’ambiance générale souhaitée pour le jeu.

Les joueurs peuvent désormais vivre des expériences plus zen et contemplatives dans les paysages naturels du Japon virtuel. Ces moments de calme et de connexion avec la nature offrent un contrepoint bienvenu aux séquences d’action qui jalonnent les parcours de Naoe et Yasuke, les protagonistes du jeu.

Opus Assassin’s Creed Interaction avec les animaux
Assassin’s Creed III Chasse pour l’artisanat
Assassin’s Creed Valhalla Chasse et combats contre prédateurs
Assassin’s Creed Shadows Caresses et peinture uniquement

Une nouvelle dimension d’exploration et d’interaction

L’impossibilité de nuire aux animaux dans Assassin’s Creed Shadows s’accompagne de mécaniques alternatives qui enrichissent l’expérience de jeu. Les développeurs ont intégré l’art du Sumi-e, permettant aux joueurs de peindre les créatures rencontrées lors de leurs aventures. Cette activité artistique offre une pause méditative dans le rythme parfois intense du gameplay.

Dumont révèle que l’idée d’ajouter les animaux à la base du joueur est apparue très tôt dans le développement. Initialement, le concept se limitait à collectionner uniquement les peintures, mais dès que l’équipe a vu les premières implémentations des animaux, la décision d’en faire des compagnons pour le repaire est devenue évidente. Cette fonctionnalité a rapidement séduit l’équipe de développement, qui s’est amusée à créer des zoos et refuges pour animaux virtuels.

Les possibilités d’interaction avec la faune se déclinent ainsi :

  • Caresser les animaux rencontrés dans l’environnement
  • Les peindre grâce à l’activité Sumi-e pour enrichir sa collection
  • Inviter ces créatures à rejoindre votre repaire personnel
  • Observer leurs comportements naturels dans le monde ouvert
  • Créer votre propre sanctuaire animal personnalisé

L’évolution éthique des jeux en monde ouvert

Cette approche non-violente envers les animaux dans Assassin’s Creed Shadows s’inscrit dans une tendance plus large d’évolution éthique dans l’industrie du jeu vidéo. Alors que de nombreux jeux en monde ouvert, y compris les précédents titres d’Ubisoft, proposaient traditionnellement des mécaniques de chasse et de combat contre des prédateurs agressifs, Shadows ouvre une voie alternative.

L’accueil majoritairement positif de cette caractéristique par la communauté des joueurs semble confirmer une évolution des mentalités. Jonathan Dumont reconnaît que cette approche différente a donné une nouvelle dimension à l’exploration, apportant une fraîcheur bienvenue à la franchise.

Interrogé sur l’avenir de cette approche dans les futurs opus d’Assassin’s Creed, le directeur créatif reste prudent. Il suggère que le retour éventuel de la chasse dépendra du cadre historique et des fantasmes de joueur associés à chaque nouvel opus. Pour Shadows, cette décision s’accordait parfaitement avec l’ambiance et le contexte du Japon féodal.

Cette évolution pourrait néanmoins influencer d’autres développeurs à reconsidérer la place de la violence envers les animaux dans leurs créations, particulièrement dans les genres où ces mécaniques sont traditionnellement présentes.

Un nouveau paradigme pour la franchise

L’absence de violence envers les animaux dans Assassin’s Creed Shadows marque potentiellement un tournant dans la conception des futures mécaniques de jeu de la franchise. Cette décision créative montre la volonté d’Ubisoft d’visiter de nouvelles façons d’engager les joueurs sans recourir systématiquement à des mécaniques de chasse ou de combat contre la faune.

La possibilité de créer un lien positif avec les animaux du jeu – les caresser, les peindre et les accueillir dans son repaire – offre une expérience rafraîchissante qui contraste avec les approches plus traditionnelles. Ces interactions pacifiques s’intègrent harmonieusement à l’ambiance générale du jeu et à son cadre historique.

Les joueurs ont ainsi la liberté de construire leur propre sanctuaire animalier virtuel, une activité qui s’est révélée étonnamment populaire. Cette dimension créative et non-violente enrichit l’expérience globale sans compromettre les aspects plus conventionnels du gameplay d’Assassin’s Creed, comme l’infiltration et le combat contre des adversaires humains.

Cette innovation pourrait bien définir une nouvelle direction pour la franchise, où la violence reste ciblée et contextuelle, tandis que l’exploration et l’interaction pacifique avec l’environnement gagnent en importance et en profondeur.

Cecile
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