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Blizzard annonce la fermeture de ses locaux à Versailles. Quel avenir ?

Blizzard Versailles
La nouvelle est tombée : les locaux français de Blizzard-Versailles vont fermer.

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Dans un article paru il y a quelques heures sur le célèbre site Bloomberg, nous apprenons que les locaux français de Blizzard à Versailles vont fermer.
Avec un effectif d’environ quatre cents personnes, il s’agit d’un détachement de Blizzard principalement dédié à du support client, à de la localisation et du marketing. Mais revoyons les grandes lignes menant à cette décision.

Des prémices en 2018

L’année 2018, plus particulièrement en octobre, fut un moment très douloureux pour la fanbase Blizzard. En effet, Mike Morhaime, co-fondateur historique et président de Blizzard a passé la main à J.Allen Brack. Ce dernier affiche un pédigré d’une douzaine d’années d’ancienneté, avec notamment le poste d’Executive Producer sur World of Warcraft.

Un mois plus tard survenait la Blizzcon de novembre 2018, Blizzard enchaîne les bad buzz. En effet, la Blizzcon 2018 a impacté la cotation boursière de Activision-Blizzard-King en divisant la valeur de l’action par presque deux en à peine un mois, valeur que Blizzard a mis presque deux années à retrouver.
Pour rappel, le prix d’un billet d’entrée physique de la Blizzcon est à minimum 200 dollars et frôle le millier de dollars pour le plus onéreux, le tout hors frais de déplacement. Malheureusement, le public autant physique que virtuel a eu l’impression de faire face à une vaste blague : des annonces moyennes, inintéressantes, voire douteuses pour certaines. D’où une massive chute de l’action, surtout après l’annonce d’un jeu mobile sur la licence Diablo en partenariat avec une société chinoise du nom de NetEase régulièrement pointée du doigt pour des accusations de plagiats.

La descente en 2019

Début 2019, Activision-Blizzard-King annonçait un bénéfice record de presque deux milliards… Et la suppression de 8% de son effectif à l’échelle mondiale, comptant environ un tiers de l’effectif Versaillais dans ces 8% à la suite d’un plan de sauvegarde de l’emploi et d’une restructuration de l’entreprise de sa globalité.

Elle a essuyé d’autres revers médiatiques, notamment au mois de février 2019 où “As You Sow“, un groupe à but non-lucratif dédié à la protection des actionnaires a publié un classement des CEO les plus surpayés selon eux.
On y retrouve Robert Kotick, CEO de Activision-Blizzard-King, en 45ème position, avec près de 30 millions annuels, soit 306 fois le salaire annuel d’un employé moyen chez Blizzard. Et cela sans parler des stock-options (une action servant de rémunération alternative pour les dirigeants d’entreprises accordée par les actionnaires) qu’il a perçu pendant plusieurs années.

Au cours de l’année 2019, Blizzard a également dû gérer l’implication d’un de ses joueurs professionnels dans la crise de Hong-Kong, désormais appelée l’affaire Blitzchung.
J. Allen Brack allant même jusqu’à se fendre d’abord d’un communiqué, puis carrément d’une lettre d’excuses pour la manière dont Blizzard avait circonvenu la situation.

Finalement, Blizzard est néanmoins parvenu à redorer un peu son blason avec la Blizzcon de 2019 où d’énormes annonces ont été faites, créant un regain de foi dans les rangs de la fanbase et dans l’image publique.

Suite des affaires en 2020

Au cours de l’année 2020, Robert Kotick s’est une fois de plus fait épingler, cette fois par la SEC (Securities and Exchange Commission, une sorte de police boursière américaine) à la demande de CtW Investment Group (un groupe d’investisseurs) qui s’inquiétait des salaires mirobolants du CEO.

Et voilà qu’au début du mois d’octobre, est faite l’annonce de la fermeture des bureaux de Versailles entraînant la suppression de plusieurs centaines de postes. Dans l’article de Bloomberg, il est indiqué qu’un des plans souhaités par Blizzard était de relocaliser partiellement le vivier Versaillais à Londres. Malheureusement, le Brexit et la crise du COVID-19 auraient remis en question ce projet. A priori, un porte-parole de Blizzard devrait donner plus d’informations aux employés français dans les jours qui viennent.

Quel avenir pour Blizzard et le conglomérat désormais ?

Difficile de spéculer et de dire vers quoi se dirige Blizzard, ou même à plus large échelle, Activision-Blizzard-King. La société n’a jamais eu les mains propres, mais force est de constater que les deux dernières années ont été rudes en terme d’image publique, et la fermeture des bureaux français faisant écho au report de la prochaine extension de WoW, cela n’aide pas à restaurer l’aura de Blizzard qui était connu pour fournir des jeux très qualitatifs.

Une concurrence en approche ?

Certains joueurs estiment cependant que cet avenir pourrait se trouver en DreamHaven. Il s’agit d’une société montée par Mike Morhaime regroupant les studios Moonshot Games et Secret Door. Même si l’ancien co-fondateur de Blizzard indique qu’il ne cherche pas à concurrencer son ancienne boîte, il est difficile pour une fanbase désillusionnée de ne pas idolâtrer Morhaime et de croire qu’avec lui reviendra la qualité légendaire autrefois patte de Blizzard.

L’avenir nous dira ce qu’il en sera, comme à l’accoutumée.

A propos de Johanna

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