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[TEST] Assassin’s Creed : Unity

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Sous les pavés, la plage !

Après un AC4 : Blackflag fort sympathique mais bien éloigné des racines de la série, la licence est de retour comme tous les ans, mais cette fois sur Next gen. Contrairement aux derniers épisodes, cet opus aura bénéficié de 4 ans de développement (contre 2 habituellement)  et pour la première fois dans la série, un mode coop sera disponible. De quoi être optimiste.

D’autant plus que le cadre est particulier pour les français, Paris en pleine révolution, ça évoque les bancs de l’école. C’est parti pour le cours d’histoire :
On incarne Arno, jeunesse dorée de la bourgeoisie versaillaise, il rappelle Ezio à bien des égards, d’abord physiquement mais aussi  avec son attitude arrogante et son côté rebelle, l’accent transalpin en moins.

Les premiers pas dans le jeu se déroulent à Versailles, le temps de bien prendre en main les mécaniques de jeu et d’introduire le joueur à l’histoire et au drame qui provoquera l’entrée du jeune homme dans la confrérie des assassins.

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Plus évolution que révolution

La formule Assassin’s Creed demeure la même, mais des nouveautés bienvenues sont à signaler. Tout d’abord la possibilité, enfin, de se déplacer accroupi à la demande, en maintenant L2. Il sera possible d’effectuer la plupart des missions en mode infiltration, surtout qu’Arno a eu la bonne idée de piquer le mode fantôme de Sam Fisher (Splinter Cell) : une fois repéré, votre dernière position connue sera symbolisée par les contours de votre personnage. On a également la possibilité de se mettre à couvert en appuyant sur X près d’un abri. Malheureusement il est impossible d’enchaîner les déplacements à couvert comme dans Splinter Cell ou Watch dogs. Il faudra appuyer à nouveau sur X pour se décoller de la protection. C’est peu pratique car la gestion des collisions est assez chaotique.

Les déplacements eux aussi ont fait l’objet d’une révision, il est désormais possible d’orienter le sens de l’escalade. En maintenant R2 et X Arno escaladera les obstacles, au contraire en maintenant R2 et O, il descendra des hauteurs de Paris et restera collé au sol. Ça fonctionne la plupart du temps mais il n’est pas rare de rester bloqué sur un muret de 30cm de haut avec le personnage refusant de descendre. Le système de navigation reste perfectible et il est toujours frustrant de ne pas pouvoir diriger son perso exactement comme on le souhaite.

Tant qu’on est dans les contrôles, parlons des combats qui n’ont pas vraiment gagné en profondeur mais qui sont plus dangereux qu’auparavant. Avec plus de 3 adversaires sur le dos, la fuite est souvent avisée. Il est d’ailleurs vivement conseillé de favoriser une approche discrète et de retarder le combat le plus possible. Une fois dans la mêlée, les possibilités sont relativement limitées, un bouton pour l’attaque, un pour l’esquive et un pour la parade. Un système simple mais efficace, sauf quand le framerate commence à chuter.

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Retour vers le Passé

C’est d’ailleurs l’aspect du jeu le plus négatif, les performances laissent à désirer. On oscille la plupart du temps entre 20 et 25 fps sur PS4 (Paraît-il que c’est un petit peu mieux sur Xbox One). Il est même assez fréquent d’atteindre un fps  bien plus bas lors des scènes les plus chargées, ce qui est inacceptable pour une production Next Gen.
Le faible nombre d’image par seconde impacte directement le gameplay, en particulier les combats durant lesquels le timing est primordial. Le délai entre le moment où l’on appuie sur un bouton et ce qui se passe à l’écran peut parfois être long… Exemple concret : on se fait prendre par surprise, impossible de lancer les fumigènes à cause de l’input lag, alors on martèle la touche R1, une seconde plus tard on voit Arno claquer 2 fois de suite un fumigène, frustrant. Il est donc nécessaire d’anticiper lors des combats, en particulier pour réaliser les parades.

Malheureusement le freerun est aussi impacté avec des courses poursuites qui tournent à la séquence diaporama dès que trop de choses se passent à l’écran, notre personnage donne parfois l’impression de décider pour nous de la direction à choisir.
Les lacunes techniques ne s’arrêtent pas au framerate, les NPC souffrent d’une fâcheuse tendance à apparaître au dernier moment. Ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on considère la densité ahurissante de parisiens au mètre carré. Se retrouver au milieu de plusieurs milliers de NPC donne vraiment une atmosphère particulière à la révolution. La foule devient un élément de gameplay vivant qui réagit en fonction de ce qui se passe. Lors d’un combat au milieu de la populace on verra une marée humaine paniquer et courir de façon désordonnée.

Comme dans tout openworld, l’IA fait parfois des siennes. Le pathfinding aléatoire donne lieu parfois à des situations cocasses : il n’est pas rare de voir un badaud marcher bêtement contre un mur ou même léviter dans les airs. Cependant, ces NPC donnent finalement vie à un Paris superbement reconstitué. En revanche, c’est moins amusant lorsque cela concerne les gardes. En effet leur IA est loin d’être à la hauteur, tantôt aveugles, tantôt omniscients, les réactions des ennemis sont parfois déroutantes et l’inconsistance de leurs comportements rend l’infiltration parfois laborieuse.

Liberté, égalité, 900p

Les artistes ont abattu un boulot monstrueux, et pas seulement sur Notre Dame. Les différents quartiers de Paris sont fidèlement retranscris à l’échelle 1:1 et on s’amusera à reconnaitre les quartiers familiers de la capitale.

Les intérieurs bien plus nombreux qu’auparavant, sont d’ailleurs très réussis, tout comme les extérieurs qui proposent des visuels de haute volée. On aurait peut-être aimé des textures plus fines et quelques shaders supplémentaires ici et là mais se promener dans Paname reste un bonheur pour les yeux. Même si les développeurs n’ont pas réussi à atteindre le sacro-saint 1080p, le résultat est là.

D’autant plus que les animateurs se sont encore une fois surpassés concernant les mouvements d’Arno, ça galope, ça virevolte et ça trucide avec style. Du beau boulot comme d’habitude dans les productions Ubisoft.

C’est bien connu, à Paris, il y a pas mal de choses à faire, et bien c’est toujours le cas dans AC :Unity.  De nouveaux types de missions ont fait leur apparition dans lesquelles il s’agira de faire fonctionner sa matière grise, notamment lors des enquêtes sur des meurtres mystérieux où il faudra trouver des indices et désigner le bon coupable.  Il y a aussi ces énigmes dont le but est de déchiffrer quelques vers et de faire usage de son sens de l’observation. Ces quêtes sont rafraichissantes et permettent de profiter de la ville sereinement. On peut également se transformer en magnat de l’immobilier en rachetant et en retapant des cafés théâtres qui procurent des revenus quotidiens et débloquent de nouvelles quêtes.

Il y a, évidemment, ce qui est désormais la marque de fabrique des jeux à monde ouvert d’Ubisoft : des tonnes d’objets à collectionner, cocardes, pages de journaux, coffres, dont certains seront réservés à ceux qui ont déjà joué aux précédents titres ou à ceux qui comptent télécharger la Companion App. Cette application pour plateforme mobile est gratuite, mais propose des micro-transactions tout comme AC:Unity. (Il faudra résoudre des puzzles et recruter ses assassins pour les envoyer en mission à la facon d’AC:Brotherhood).
Entendons-nous bien, il est tout à fait possible de terminer le jeu sans toucher à ces artifices, mais la présence de barrières dans un jeu à 70€ est discutable.

Les missions principales suivent la formule AC à la lettre et offrent peu de surprise, avec des objectifs habituels pour la série, filatures, vols, courses poursuites… On est en terrain connu.
Les assassinats ont été davantage travaillés avec la possibilité d’exploiter l’environnement à notre avantage. Ces missions sont introduites avec une petite scène où Arno utilise ses sens pour repérer des failles dont il pourrait tirer profit. Il est par exemple possible de soudoyer la gouvernante du palais afin de laisser une fenêtre ouverte, facilitant une future intrusion dans la demeure. S’offre à nous le choix d’utiliser ou non ces moyens, il reste possible de foncer directement sur sa cible.

Plus on est de fous, plus on tue

La véritable nouveauté se trouve dans les activités coop, jouables jusqu’à 4 joueurs. Il en existe deux types :

  • les vols où il faudra être le plus discret possible. Le montant de la récompense dépendant directement de nos capacités furtives.
  • Les missions scénarisées avec des objectifs qui évoluent en fonction de notre progression.

Ces missions offrent un challenge assez relevé, il est vivement conseillé de jouer avec des amis au casque car la coordination est la clé. Éliminer furtivement une demi-douzaine de gardes en l’espace de quelques secondes avec ses coéquipiers est véritablement satisfaisant.

Malheureusement, là encore les bugs sont légions, avec souvent, l’impossibilité de rejoindre ses collègues.

Ces activités récompenseront les joueurs avec de l’argent ce qui permettra de s’offrir des nouveaux équipements avec différents attributs tels que des bonus à la furtivité, à la santé ou alors au nombre max de munitions.  L’aspect personnalisation ne s’arrête pas là, sans aller aussi loin qu’un RPG classique on pourra acheter, via des points de Sync, des compétences en discrétion, corps à corps et combat à distance. Une excellente addition d’autant plus que l’arsenal est varié (pistolet, hache, lance, épée…).

L’histoire avec un petit h

On espérait revivre les grands moments de la révolution, elle ne sert finalement que de toile de fond, on croisera bien de temps à autre des personnages historiques, mais il est question ici de l’histoire d’Arno Dorian et de sa soif de vengeance.  Le scénario ne casse pas 3 pattes à un canard mais offre tout de même quelques surprises, notamment les failles temporelles qui permettent d’explorer Paris sous différentes époques, malheureusement ces segments sont sous exploités. La méta-histoire qui se déroule au présent est réduite au minimum et ne nous apprend rien. Heureusement, certains personnages tels que Le marquis de Sade ou Belec sont plutôt bien écrits et rehaussent le niveau.

On passera rapidement sur les combats de boss inutiles et mal fagotés qui alternent de façon maladroite gameplay, scènes cinématiques et QTE .

croix petit Positif  Points Positifs :

  • Un Paris vivant et fidèlement reconstitué
  • Visuellement attrayant
  • Beaucoup de contenu et d’activités secondaires
  • Des vraies (bonnes) évolutions de gameplay (combats, infiltration)
  • Le mode coop
  • La personnalisation d’Arno

croix petit Négatif  Points Négatifs :

  • Scénario succinct
  • Beaucoup de bugs
  • Ça rame !!
  • IA perfectible
  • Obligation de jouer à la Companion App. pour tout débloquer

Assassin's Creed Unity

Notre avis - 5.5

5.5

Moyen

Assassin’s Creed Unity propose de nombreuses évolutions qui vont dans le bon sens, des contrôles repensés, une personnalisation poussée, un mode multijoueur efficace et un terrain de jeu immense avec un Paris remarquablement reconstitué. Malheureusement les nombreux bugs et soucis techniques entachent l’immersion et le plaisir se transforme souvent en frustration. Ubisoft travaille d’arrache-pied pour régler la foultitude de bugs encore présents. D’ici là, on ne saurait trop vous conseiller de patienter avant l’achat du jeu.

User Rating: 2.75 ( 1 votes)

Assassin’s Creed Unity

Plateforme : PS4, Xbox One, PC

Développeur : Ubisoft Montréal

Genre : Action-Aventure

Éditeur : Ubisoft

Sortie : 13 novembre 2014

Test réalisé sur PS4 à partir d’une version commerciale (patch #2)

A propos de Djin

Lorsque le Djin des cavernes n’est pas en train de s’énerver sur Destiny, vous pouvez le trouver sur Reddit, il sort parfois de sa tanière pour décompresser avec le dernier event UFC. (Twitter : @Djin_Nxt)

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