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TEST – ALIENS : FIRETEAM ELITE (AFE)

Alien Fireteam Elite

Aujourd’hui, le meilleur jeu de 2021 pour moi : Aliens Fireteam Elite (AFE). Retour dans les 80’s… 

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Aliens – Fireteam Elite

Le contexte de la licence

Alien. Existe-t-il une licence de science-fiction horrifique plus légendaire ? De la créature elle-même, en passant par l’univers et sa direction artistique, aux acteurs qui en furent les têtes d’affiches… Le premier opus réalisé par l’indomptable Ridley Scott, totalement axé sur l’aspect horrifique qui voit une seule créature sortie de l’imagination folle de Hans Ruedi Giger, un artiste suisse,  décimer tout un équipage de camionneurs de l’espace dans un univers sale et usé.

Son successeur, Aliens, ou le “S” final prend toute son importance, devient moins horrifique que le premier film bien que faisant monter la pression au cours d’un long build up de plus d’une heure. Il est souvent désigné (et à raison pour moi) comme le meilleur film de la saga. Volet le plus chargé en action, James Cameron introduit des personnages qui ont marqué l’imaginaire collectif des gens qui auront vu ce film : les Marines Coloniaux.

 

De vrais bourrins, grandes gueules à souhait, avec une esthétique très particulière largement inspirée du Vietnam… ils deviendront avec le temps, eux comme leur matériel, de véritables icônes.
Entraînés à tout affronter, ils seront décimés au cours d’une seule échauffourée avec les xénomorphes. Mais, c’est trop tard. Toute l’image entourant ces Marines, combinée à l’univers dans lequel ils évoluent, suffit à fasciner les spectateurs. Si par la suite les Marines Coloniaux seront les protagonistes de certains jeux, Aliens VS Predator par exemple ou même Aliens : Colonial Marines… les jeux comme les films seront qualitativement parlant en dents de scie.

Mais que ce soit clair, ce n’est pas DU TOUT le cas de Aliens : Fireteam Elite, développé par Cold Iron Studios, filiale de Daybreak Game Company (H1Z1, Payday, Everquest, Star Wars Galaxies…) entièrement dédiée à cet opus d’Aliens, et édité par Focus Home Interactive, qui sont des français bien de chez nous (chauvinisme : check).

 

“Grouillez-vous, tas de cons !”

Vous incarnez une nouvelle recrue de l’U.A.S Endeavor, un vaisseau de réponse rapide de l’U.A.C.M, qui arrive en orbite de LV-895.

Première bonne nouvelle, le jeu dispose d’un outil de création de personnage. Certes assez sommaire, mais dont la seule présence fait énormément plaisir. En effet, on s’aperçoit rapidement que le jeu repose beaucoup sur tout ce qui tient de l’esthétique puisqu’il est le plus parfait hommage vidéoludique que la licence possède à ce jour.

Une fois cette étape finalisée, vous voilà débarqué dans votre hub : les hangars de l’Endeavor. Un vendeur, les PNJ de la campagne, clairement, ce n’est pas là que vous passerez le plus clair de votre temps.
Mais déjà, c’est l’occasion de voir une chose : l’esthétique d’un rétro-futur usé si typique d’Alien est parfaitement respectée, et vous pourrez déjà en vous baladant voir au travers des easter-eggs que le jeu a été fait par de véritables passionnés.

Dès lors, vous découvrirez les classes. Au nombre de 6, elles ont non seulement des capacités propres mais n’ont pas toutes accès aux mêmes armes. Vous pourrez les monter chacune de 8 niveaux au cours de vos pérégrinations, permettant d’organiser un système de talents qu’on ne s’attend pas à trouver dans un tel jeu.
En montant vos niveaux, vous débloquerez également des avantages généralistes utilisables sur d’autres classes, permettant ainsi en montant une classe d’éventuellement renforcer votre build sur une autre.

“Être dans les Marines, c’est comme des vacances à la ferme”

Dotée de 12 missions dans 4 environnements différent, la campagne si elle n’est pas longue, n’en demeure pas moins jouissive pour tout fan de la licence. Dès que vous poserez le pied sur la raffinerie orbitale de Katanga, dans la première mission du jeu, vous serez immédiatement plongé dans l’ambiance du premier film. Parce que chaque acte est un hommage à un film de la série.
Le premier rappel le Nostromo et Alien : Isolation, le second vient de Prometheus et Alien Covenant qui en reprend tout ce qu’on peut sauver d’un tel film : les décors, le troisième vous plonge dans un vaisseau des Ingénieurs et le quatrième vous plonge dans le nid Alien du second et du quatrième film.

Les xénomorphes, dont vous vous verrez pléthore de variantes, ne seront d’ailleurs pas le seul ennemi que vous affronterez. Les Pathogènes des Ingénieurs seront de la partie, de même que des Synthétiques au service de la Weiland-Yutani, la méga-corporation introduite dans Aliens et à laquelle appartenait le Nostromo du premier film.

Parce que si votre campagne et son scénario ne sont vraiment qu’un prétexte à moissonner des centaines d’ennemis par mission, les amateurs de lore seront servis. Parfaitement canon dans l’univers et saisissant chaque occasion jusque sur les armes de vous abreuver de lore, AFE vous place au sein d’une escouade qui va vous emmener à la découverte d’une machination de la Wei-Yu qui a mit la main à la fois sur des xénomorphes, mais également sur le Pathogène des Ingénieurs et tentent d’en faire des armes.
Bien entendu, avant que tout ça n’échappe à son contrôle et entraîne l’intervention des Marines Coloniaux.

C’est donc jusqu’à 3 joueurs que vous allez parcourir cette campagne, et je ne peux que vous dire que c’est vraiment le multijoueur et la coopération qu’il impose qui font de ce jeu un véritable bijou.
Vous pourrez agrémenter chaque mission d’une carte de défi en votre possession, un modificateur qui compliquera ou facilitera votre mission, offrant évidemment des récompenses à la mesure de ce que vous allez subir. Et croyez-moi, certaines sont simplement infâmes !

Enfin, bien entendu, la campagne possède plusieurs niveaux de difficultés. De “décontracté“, à “cauchemardesque“, où vous pourrez vous faire tuer instantanément, où vous devrez faire attention au tir allié, où la réanimation des collègues est limitée… Croyez-moi, Aliens Fireteam Elite propose un sacré défi, et la rejouabilité est encouragée au travers un système d’objectifs journaliers et hebdomadaires du nom de “Opportunités Tactiques” en plus du reste.

“Ça, c’est un M40 à capteur d’impulsion 10mm…”

Bien entendu, les armes tiennent une place prépondérante dans Aliens : Fireteam Elite. Et la première chose qui marquera les amateurs de l’univers d’Alien, c’est bien leur sound design.
Dans les années 80, James Cameron a passé des jours et rendu fou un paquet de gens en voulant perfectionner le son des armes des Marines Coloniaux. Mais aujourd’hui le son de cette arme est légendaire et connu de toute personne connaisseuse un minimum de la SF cinématographique.

Ainsi, les armes jouissent d’un soin tout particulier, qu’elles soient tirées directement des films ou bien créées de toutes pièces pour les besoins du jeu. Vous pourrez à la fois les monter au travers de 4 niveaux chacune, leur offrant des statistiques améliorées à chaque niveau passé, mais également ajouter une bouche, un magasin et un viseur à toutes les armes afin de renforcer votre gameplay.

Et bien entendu, il y a tout un volet cosmétique. Vous pourrez choisir la couleur de votre arme, ainsi que lui appliquer un sticker personnalisable en taille, orientation et emplacement.

Les accessoires et consommables que vous aurez à disposition durant vos missions, depuis le radar à mouvement au bruit si particulier et anxiogène en passant les tourelles déployables, tout bénéficie d’une esthétique et d’un son soigné afin d’offrir l’expérience Alien la plus complète possible. Et de ce côté je peux garantir, en véritable afficionado de la licence, c’est un sans faute absolu.

“Une vraie bande de crache-la-mort !”

Pour un jeu à la troisième personne, et particulièrement celui-ci, l’esthétique tient une place prépondérante.
Si on peut regretter des animations un peu rigides, le principe de vue est le même que celui du père des cover-shooter modernes : Gears of War. Une vue troisième personne désaxée sur la droite au-dessus de l’épaule, des similarités pour les déplacements, la mécanique du couvert et les roulades, les connaisseurs ne seront pas dépaysés.

Quoi qu’il en soit, si le gameplay de AFE est son principal atout tant il est absolument jouissif d’encaisser des centaines d’ennemis à l’arme automatique dans un tel univers, le look tient une place prépondérante dans le jeu. Stickers, couleurs d’armes, skins de personnages… Les objets à collecter existent par dizaines. Certaines personnalisations peuvent être achetées, d’autres seront obtenues (à l’instar de certaines pièces d’armes) dans les caisses cachées dans les missions, et enfin, d’autres seront en récompenses de vos faits d’armes pour la complétion de la campagne dans les difficultés les plus élevées.

“C’est une chasse au moustique, mon lieutenant ?”

Venons au coeur du sujet : le gameplay.

Concrètement, il ne révolutionne rien, mais contrairement à un Vermintide ou un Gears of War, ici, la nature de l’ennemi a dicté le game design même.
En effet, dans la plupart des jeux du genre horde slayer, les ennemis, parfois à l’exception de certaines unités, se déplacent uniquement au sol. Ici, les xénomorphes et les ennemis infectés par le Pathogène peuvent sortir des murs et du plafond, devant comme derrière vous.
C’est assez déstabilisant pendant les premières heures de jeu et cela demande de la précision dans les tirs, parce que vous ne pourrez pas bêtement ratisser ce qui se trouve devant vous à hauteur d’homme. Par ailleurs, et cela se vérifie d’autant plus en montant en difficulté où les ennemis deviennent de véritable sacs à PV, les munitions sont comptées surtout si vous jouez une classe comme le Démolisseur qui dépend quasi-exclusivement de son arme lourde.

Les missions, généralement linéaires, sont entrecoupées d’arènes où vous devrez fortifier et tenir une position. Le jeu vous offrira à ce moment là de quoi recharger en munition car c’est une marée d’ennemis qui vous attend à ce moment, incluant des ennemis élites particulièrement dangereux qui demanderont une coopération parfaite pour être abattus dans les plus grandes difficultés (hein le Prétorien xénomorphe ? HEIN ?!).

Bien entendu, vous aurez à votre disposition vos deux armes, vos capacités de classes ainsi que des consommables. Ces derniers peuvent être des mines, des drones qui vont affaiblir l’ennemi, des tourelles, des pièges… Et croyez-moi, vous serez bien content d’avoir tout ceci sous la main lors de certaines missions.

Le bestiaire est varié, depuis les xénomorphes et les facehuggers classiques jusqu’aux Synthétiques en armure et arme lourdes en passant par des félins caméléons infectés par le Pathogène jusqu’aux variantes explosives ou cracheuses d’acide des xénomorphes, vous allez en prendre pour votre grade, aucun doute sur ça. Embuscade, prise à revers, encerclement, l’IA, si elle manque parfois de finesse, s’avère en de multiples occasions redoutable et il faudra veiller à ne pas se faire surprendre.

“17 jours ? Hey mec on tiendra 17 heures à tout casser !”

Si le marketing un peu foireux de la part de Focus Home n’a pas aidé le jeu à se trouver des joueurs, le suivi est néanmoins assuré jusqu’à la fin de 2022 avec une roadmap déjà dévoilée et dont le contenu saisonnier sera entièrement gratuit.

À priori, pas d’extension de campagne en vue, néanmoins ce n’est pas le point fort de AFE, aussi, entre deux nouveaux modes de jeu, une nouvelle classe et de nouvelles armes… Vous aurez de quoi faire. Par ailleurs, pour platiner le jeu, il va vous falloir du temps. Beaucoup de temps. Actuellement à 30 heures de jeu, je n’ai qu’une classe niveau 8 et une niveau 5, et que quelques armes niveau 4.

 

“Game over man, GAME OVER !”

Alien : Isolation, s’il était le jeu le plus digne de Alien premier du nom et la meilleure adaptation vidéoludique de la licence jusqu’à alors, est désormais rejoint par Aliens Fireteam Elite, qui lui est un vibrant hommage qui démontre l’amour sans bornes de Cold Iron Studios pour le film de James Cameron.

Si il ne révolutionne rien, son gameplay absolument jouissif, son sound design, sa photographie, sa direction artistique, bref, son respect absolu de la licence sure TOUS les points en font non seulement un bon horde slayer, mais aussi un des meilleurs jeux Alien et même pour moi, le meilleur jeu de 2021.
On ne peut pas lui reprocher grand chose d’important ou qui nuise véritablement à l’expérience de jeu, si ce n’est un équilibrage complexe de l’armement dans les plus hautes difficultés, des animations un peu rigides et une musique parfois moins marquante que la musique de James Horner qui a travaillé avec Cameron. Pourtant, des morceaux tels que Ripley’s Rescue ou Futile Escape auraient été absolument flamboyant dans le jeu.
Libre à vous cependant de fait comme moi et de vous concocter votre propre playlist.

Quoi qu’il en soit, je vous recommande fortement Aliens Fireteam Elite si vous êtes amateur de horde slayer. Et si vous êtes amateur de l’univers de Alien, alors il n’est pas seulement fortement recommandé, mais selon moi simplement incontournable.

Les plus

+ L’ambiance
+ L’ambiance, vraiment
+ Le gameplay, simple mais efficace
+ La diversité des classes et des armes
+ La direction artistique
+ Le sound design
+ La personnalisation de l’équipement
+ La possibilité de modder le jeu

Les moins

Les hautes difficultés mal équilibrées
La musique, un peu en retrait
Des animations perfectibles
Le marketing de Focus Home Interactive

Remerciements

Je tiens à remercier les deux personnes que sont Wyll et Mjau, sans qui il aurait été difficile pour moi de découvrir Aliens Fireteam Elite en multijoueur et donc, d’y jouer de la meilleure façon qui soit. Merci à eux.
Je tiens également à remercier la personne qui m’a offert ce jeu pour mon anniversaire, le geste m’a beaucoup touchée.

A propos de Johanna

27 ans, célibataire, séduisante et disponi... quoi ? C'est pas ici pour racoler ? Bon. Et bien dommage ! Vous savez pas ce que vous loupez. Plus sérieusement, j'ai bien 27 ans. J'écris depuis mes 14 ans et Djin, l'ancien propriétaire et rédac-chef du site que je nommais affectueusement le Carlin, m'a dit "Wesh, je cherche des pigeo... des bénévoles pour le site !". Et moi j'ai dit oui. D'un caractère méchant, arrogante, prenant plaisir à exercer ses talents de personne foncièrement méchante quotidiennement, le tout avec un nappage de mauvaise foi et une cerise d'esprit de contradiction. Capacité à imiter le canard comme personne. Mentalement dérangée. Doctorat en calembour. Joignable sur Discord ici : Johanna#3616